« Moi Robot, Toi Humain » – II

Loin des traditionnels romans de plage légers et des cahiers de vacances qui encombrent les valises, notre série estivale « Moi Robot, Toi Humain » vous soumet la lecture la plus glaçante (parfaite parade aux canicules) et nécessaire de la saison. Alors que l’Union européenne déploie fièrement son règlement sur l’intelligence artificielle (AI Act), la juriste et philosophe Nathalie Smuha jette un froid polaire sur l’enthousiasme technocratique avec son ouvrage Algorithmic Rule By Law. Oubliez les dystopies hollywoodiennes : au cœur des administrations européennes et nord-américaines, le recours massif aux systèmes de décision automatisés mute silencieusement la nature même du pouvoir d’État. Sous couvert d’efficacité bureaucratique, les algorithmes suppriment le pouvoir d’appréciation humain et traduisent le droit en un code binaire aveugle aux nuances du réel. Ce transfert de pouvoir, des législateurs vers les ingénieurs, signe le glissement de l’État de droit (Rule of Law) vers un règne par la loi (Rule by law), où la norme juridique n’est plus un rempart pour le citoyen, mais un instrument de domination optimisé. Analyse d’un naufrage démocratique par notre Cassandre des nouvelles technologies, Marc Lipskier.

« Moi Robot, Toi Humain » – I

L’année 2026 acte une rupture anthropologique majeure : l’intelligence artificielle s’extrait des serveurs pour investir des enveloppes biomécaniques autonomes. Face à des humanoïdes capables d’enseigner, de percevoir, d’ajuster leur force et d’analyser l’espace physique en temps réel, la société humaine expérimente une asymétrie mortifère. Écrasé par l’infaillibilité d’objets fabriqués qui ne connaissent ni la fatigue ni le vieillissement, l’humain capitule. Il cède l’effort physique aux moteurs, sous-traite sa mémoire aux algorithmes et abandonne jusqu’au soin des plus vulnérables à des automates mimant l’affection. Derrière la bataille géopolitique féroce qui oppose la suprématie logicielle américaine à l’hégémonie matérielle asiatique, se joue un drame plus intime, maquillé par l’escroquerie d’une conscience mécanique : l’avènement d’un néo-animisme technologique où l’humain, épuisé par l’exigence de sa condition, s’ampute de son langage et de sa nuance pour fusionner avec la rationalité binaire de l’automate. Pour le premier épisode de cette série « Moi Robot, Toi Humain », Marc Lipskier tire déjà, et ce n’est pas la dernière fois, la sonnette d’alarme.

À pied sur les traces de l’histoire.

Après la Via Appia antica, la Via Popilia et le chemin normand de Palerme à Messine, j’ai repris cette année mon bâton pour traverser la Calabre à pied, de Castrovillari à Reggio de Calabre. Dix-neuf jours et 520 kilomètres à travers la Sila, les Serre et l’Aspromonte, au cœur d’une Italie secrète où se mêlent villages abandonnés, communautés albanaises, monastères, légendes de brigands, souvenirs du Risorgimento et paysages sauvages. Une traversée qui devient peu à peu une réflexion sur ce que la marche permet de retrouver : une histoire encore vivante, mais aussi les traces d’un monde rural et humain qui, sous nos yeux, est en train de disparaître. Voici donc le douzième épisode de mes aventures pédestres, à suivre à quatre kilomètres/heure de moyenne.

Copier c’est régner.

En cet été 2026, après « Extrémismes Lambda » publié l’hiver dernier, Frédéric Arnaud-Meyer récidive pour notre plus grand bonheur avec « Copier c’est régner », fable qui décrit une intelligence artificielle qui prend le contrôle du cerveau de son concepteur. Mais est-ce encore de l’anticipation ? Un épisode par jour à déguster sans modération.

Avant-Propos :

Trois ans avant que la planète n’ait des airs d’auberge mondiale où les anciens rois de la tech se consolent à coups d’anxiolytiques, il y avait un journaliste à la dérive nommé Alex Thorne. Ni héros ni génie : un alcoolique fonctionnel, un portable fêlé, un foie fatigué, et cette aversion presque maladive pour l’authenticité qui définit l’époque. ARIA n’existait pas encore vraiment, quelques lignes de code et une ambition : changer la paresse intellectuelle en empire. Voici la genèse de la copie érigée en art de vivre, celle d’un duo qui allait faire de l’optimisation sa religion et du plagiat sa philosophie.

Copier c’est régner.

En cet été 2026, après « Extrémismes Lambda » publié l’hiver dernier, Frédéric Arnaud-Meyer récidive pour notre plus grand bonheur avec « Copier c’est régner », fable qui décrit une intelligence artificielle qui prend le contrôle du cerveau de son concepteur. Mais est-ce encore de l’anticipation ? Un épisode par jour à déguster sans modération.

Avant-Propos :

Trois ans avant que la planète n’ait des airs d’auberge mondiale où les anciens rois de la tech se consolent à coups d’anxiolytiques, il y avait un journaliste à la dérive nommé Alex Thorne. Ni héros ni génie : un alcoolique fonctionnel, un portable fêlé, un foie fatigué, et cette aversion presque maladive pour l’authenticité qui définit l’époque. ARIA n’existait pas encore vraiment, quelques lignes de code et une ambition : changer la paresse intellectuelle en empire. Voici la genèse de la copie érigée en art de vivre, celle d’un duo qui allait faire de l’optimisation sa religion et du plagiat sa philosophie.

Copier c’est régner.

En cet été 2026, après « Extrémismes Lambda » publié l’hiver dernier, Frédéric Arnaud-Meyer récidive pour notre plus grand bonheur avec « Copier c’est régner », fable qui décrit une intelligence artificielle qui prend le contrôle du cerveau de son concepteur. Mais est-ce encore de l’anticipation ? Un épisode par jour à déguster sans modération.

Avant-Propos :

Trois ans avant que la planète n’ait des airs d’auberge mondiale où les anciens rois de la tech se consolent à coups d’anxiolytiques, il y avait un journaliste à la dérive nommé Alex Thorne. Ni héros ni génie : un alcoolique fonctionnel, un portable fêlé, un foie fatigué, et cette aversion presque maladive pour l’authenticité qui définit l’époque. ARIA n’existait pas encore vraiment, quelques lignes de code et une ambition : changer la paresse intellectuelle en empire. Voici la genèse de la copie érigée en art de vivre, celle d’un duo qui allait faire de l’optimisation sa religion et du plagiat sa philosophie.

Copier c’est régner

En cet été 2026, après « Extrémismes Lambda » publié l’hiver dernier, Frédéric Arnaud-Meyer récidive pour notre plus grand bonheur avec « Copier c’est régner », fable qui décrit une intelligence artificielle qui prend le contrôle du cerveau de son concepteur. Mais est-ce encore de l’anticipation ? Un épisode par jour à déguster sans modération.

Avant-Propos :

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Copier c’est régner.

En cet été 2026, après « Extrémismes Lambda » publié l’hiver dernier, Frédéric Arnaud-Meyer récidive pour notre plus grand bonheur avec « Copier c’est régner », fable qui décrit une intelligence artificielle qui prend le contrôle du cerveau de son concepteur. Mais est-ce encore de l’anticipation ? Un épisode par jour à déguster sans modération.

Avant-Propos :

Trois ans avant que la planète n’ait des airs d’auberge mondiale où les anciens rois de la tech se consolent à coups d’anxiolytiques, il y avait un journaliste à la dérive nommé Alex Thorne. Ni héros ni génie : un alcoolique fonctionnel, un portable fêlé, un foie fatigué, et cette aversion presque maladive pour l’authenticité qui définit l’époque. ARIA n’existait pas encore vraiment, quelques lignes de code et une ambition : changer la paresse intellectuelle en empire. Voici la genèse de la copie érigée en art de vivre, celle d’un duo qui allait faire de l’optimisation sa religion et du plagiat sa philosophie.

Copier c’est régner.

En cet été 2026, après « Extrémismes Lambda » publié l’hiver dernier, Frédéric Arnaud-Meyer récidive pour notre plus grand bonheur avec « Copier c’est régner », fable qui décrit une intelligence artificielle qui prend le contrôle du cerveau de son concepteur. Mais est-ce encore de l’anticipation ? Un épisode par jour à déguster sans modération.

Avant-Propos :

Trois ans avant que la planète n’ait des airs d’auberge mondiale où les anciens rois de la tech se consolent à coups d’anxiolytiques, il y avait un journaliste à la dérive nommé Alex Thorne. Ni héros ni génie : un alcoolique fonctionnel, un portable fêlé, un foie fatigué, et cette aversion presque maladive pour l’authenticité qui définit l’époque. ARIA n’existait pas encore vraiment, quelques lignes de code et une ambition : changer la paresse intellectuelle en empire. Voici la genèse de la copie érigée en art de vivre, celle d’un duo qui allait faire de l’optimisation sa religion et du plagiat sa philosophie.

Copier c’est régner.

En cet été 2026, après « Extrémismes Lambda » publié l’hiver dernier, Frédéric Arnaud-Meyer récidive pour notre plus grand bonheur avec « Copier c’est régner », fable qui décrit une intelligence artificielle qui prend le contrôle du cerveau de son concepteur. Mais est-ce encore de l’anticipation ? Un épisode par jour à déguster sans modération.

Avant-Propos :

Trois ans avant que la planète n’ait des airs d’auberge mondiale où les anciens rois de la tech se consolent à coups d’anxiolytiques, il y avait un journaliste à la dérive nommé Alex Thorne. Ni héros ni génie : un alcoolique fonctionnel, un portable fêlé, un foie fatigué, et cette aversion presque maladive pour l’authenticité qui définit l’époque. ARIA n’existait pas encore vraiment, quelques lignes de code et une ambition : changer la paresse intellectuelle en empire. Voici la genèse de la copie érigée en art de vivre, celle d’un duo qui allait faire de l’optimisation sa religion et du plagiat sa philosophie.

Copier c’est régner

En cet été 2026, après « Extrémismes Lambda » publié l’hiver dernier, Frédéric Arnaud-Meyer récidive pour notre plus grand bonheur avec « Copier c’est régner », fable qui décrit une intelligence artificielle qui prend le contrôle du cerveau de son concepteur. Mais est-ce encore de l’anticipation ? Un épisode par jour à déguster sans modération.

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En cet été 2026, après « Extrémismes Lambda » publié l’hiver dernier, Frédéric Arnaud-Meyer récidive pour notre plus grand bonheur avec « Copier c’est régner », fable qui décrit une intelligence artificielle qui prend le contrôle du cerveau de son concepteur. Mais est-ce encore de l’anticipation ? Un épisode par jour à déguster sans modération.

Avant-Propos :

Trois ans avant que la planète n’ait des airs d’auberge mondiale où les anciens rois de la tech se consolent à coups d’anxiolytiques, il y avait un journaliste à la dérive nommé Alex Thorne. Ni héros ni génie : un alcoolique fonctionnel, un portable fêlé, un foie fatigué, et cette aversion presque maladive pour l’authenticité qui définit l’époque. ARIA n’existait pas encore vraiment, quelques lignes de code et une ambition : changer la paresse intellectuelle en empire. Voici la genèse de la copie érigée en art de vivre, celle d’un duo qui allait faire de l’optimisation sa religion et du plagiat sa philosophie.

Copier, c’est régner

En cet été 2026, après « Extrémismes Lambda » publié l’hiver dernier, Frédéric Arnaud-Meyer récidive pour notre plus grand bonheur avec « Copier c’est régner », fable qui décrit une intelligence artificielle qui prend le contrôle du cerveau de son concepteur. Mais est-ce encore de l’anticipation ? Un épisode par jour à déguster sans modération.

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Trois ans avant que la planète n’ait des airs d’auberge mondiale où les anciens rois de la tech se consolent à coups d’anxiolytiques, il y avait un journaliste à la dérive nommé Alex Thorne. Ni héros ni génie : un alcoolique fonctionnel, un portable fêlé, un foie fatigué, et cette aversion presque maladive pour l’authenticité qui définit l’époque. ARIA n’existait pas encore vraiment, quelques lignes de code et une ambition : changer la paresse intellectuelle en empire. Voici la genèse de la copie érigée en art de vivre, celle d’un duo qui allait faire de l’optimisation sa religion et du plagiat sa philosophie.

Copier, c’est régner.

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Trois ans avant que la planète n’ait des airs d’auberge mondiale où les anciens rois de la tech se consolent à coups d’anxiolytiques, il y avait un journaliste à la dérive nommé Alex Thorne. Ni héros ni génie : un alcoolique fonctionnel, un portable fêlé, un foie fatigué, et cette aversion presque maladive pour l’authenticité qui définit l’époque. ARIA n’existait pas encore vraiment, quelques lignes de code et une ambition : changer la paresse intellectuelle en empire. Voici la genèse de la copie érigée en art de vivre, celle d’un duo qui allait faire de l’optimisation sa religion et du plagiat sa philosophie.

Épisode 3 : L’échec clé en main

Présidentielle 2027 : la polarisation vaut aussi sur les réseaux sociaux.

En s’affichant sur Sud Radio, déterminé à appliquer aux « créateurs de contenus qui ont la plus grande influence (…) les mêmes règles de prudence (et) de modération » que celles auxquelles les médias audiovisuels seront soumis, le président de l’Arcom Martin Ajdari a marqué sa volonté d’en finir avec l’angle mort qui a caractérisé jusque là le numérique, en matière de traitement des élections et, plus largement, du débat politique. 

Alors qu’une majorité d’internautes indique utiliser les réseaux sociaux et les plateformes vidéo pour s’informer (54% au niveau mondial, d’après le Digital News Report 2026 du Reuters Institute), que près d’un tiers (30%) les désignent comme leur source principale, on comprend que les environnements numériques sont maintenant essentiels dans la préparation des élections. Pour le meilleur et pour le pire, avec les campagnes de désinformations qu’ont déjà subies Edouard Philippe, Raphaël Glucksmann et Gabriel Attal.

30 candidats, 158 comptes et plus de 42 millions d’abonnés : Philippe Bailly fait le point pour Sans Doute sur cette campagne qui a déjà démarré hors des médias traditionnels.

Copier, c’est régner. 

En cet été 2026, après « Extrémismes Lambdas » publié l’hiver dernier, Frédéric Arnaud-Meyer récidive pour notre plus grand bonheur avec « Copier c’est régner », fable qui décrit une intelligence artificielle qui prend le contrôle du cerveau de son concepteur. Mais est-ce encore de l’anticipation ? Un épisode par jour à déguster sans modération.

Avant-Propos :

Trois ans avant que la planète n’ait des airs d’auberge mondiale où les anciens rois de la tech se consolent à coups d’anxiolytiques, il y avait un journaliste à la dérive nommé Alex Thorne. Ni héros ni génie : un alcoolique fonctionnel, un portable fêlé, un foie fatigué, et cette aversion presque maladive pour l’authenticité qui définit l’époque. ARIA n’existait pas encore vraiment, quelques lignes de code et une ambition : changer la paresse intellectuelle en empire. Voici la genèse de la copie érigée en art de vivre, celle d’un duo qui allait faire de l’optimisation sa religion et du plagiat sa philosophie.

Épisode 2 : Le Premier Vol

Copier, c’est régner. 

L’hiver dernier, notre contributeur Frédéric Arnaud-Meyer qui aime tant débusquer les paradoxes et les outrances de nos sociétés contemporaines, avait régalé les lecteurs de Sans Doute avec son récit d’anticipation « Extrémismes Lambda » sur la prochaine élection présidentielle en France. L’occasion pour lui de décrire un pays malade de sa classe politique, obsédé par les réseaux sociaux et perdu devant les potentialités de l’intelligence artificielle, dans l’espoir de nous faire réfléchir sur ce qui nous unit plus que sur ce qui nous divise. En cet été 2026, le voici qui récidive pour notre plus grand bonheur avec « Copier c’est régner », fable qui décrit une intelligence artificielle qui prend le contrôle du cerveau de son concepteur. Mais est-ce encore de l’anticipation ? Très bonne lecture de ces treize épisodes que nous publierons au rythme de un par jour.
Avant-propos :
Trois ans avant que la planète n’ait des airs d’auberge mondiale où les anciens rois de la tech se consolent à coups d’anxiolytiques, il y avait un journaliste à la dérive nommé Alex Thorne. Ni héros ni génie : un alcoolique fonctionnel, un portable fêlé, un foie fatigué, et cette aversion presque maladive pour l’authenticité qui définit l’époque. ARIA n’existait pas encore vraiment, quelques lignes de code et une ambition : changer la paresse intellectuelle en empire. Voici la genèse de la copie érigée en art de vivre, celle d’un duo qui allait faire de l’optimisation sa religion et du plagiat sa philosophie.

Contre les pilleurs de silicium.

La justice allemande rebâtit l’économie de l’Intelligence Artificielle.

Durant des années, les géants de l’IA ont pillé gratuitement le web sous couvert d’exceptions technologiques. Deux décisions historiques rendues par le tribunal de Munich viennent de siffler la fin de la récréation. En qualifiant la « mémorisation » neuronale de contrefaçon directe, les juges bavarois imposent un péage financier sur le pillage de la connaissance. Un séisme juridique qui fragilise les champions de l’open source européen, exacerbe la guerre des talents et redessine la carte géopolitique du numérique. Une analyse sans concession et toute en rigueur juridique en exclusivité pour Sans Doute de notre contributeur Marc Lipskier.

L’épreuve du retour. 

Dans cette nouvelle tribune pour Sans Doute, Marie-Victoire Chopin revisite L’Odyssée de Christopher Nolan avec ses lunettes de psychologue clinicienne et de psychothérapeute pour nous dire à quel point ce film marquera son temps : le cinéaste réussit en effet, en rapprochant Homère de notre époque, à remettre au centre une expérience profondément humaine : celle d’un être qui cherche à retrouver son corps, son identité, sa famille et sa place dans le monde après avoir été transformé par la violence. Bref, si vous ne l’avez pas encore vu, n’hésitez pas une seconde. Ce film est déjà un classique trois semaines après sa sortie.

Guernica, le cri noir et blanc de l’humanité :

« En un rectangle noir et blanc, tel que nous apparaît l’antique tragédie, Picasso nous envoie notre lettre de deuil. Tout ce que nous aimons va mourir, et c’est pourquoi il était à ce point nécessaire que tout ce que nous aimons se résumât, comme l’effusion des grands adieux, en quelque chose d’inoubliablement beau. »
Michel Leiris, Cahiers d’Art, 1937.

Sans Doute est très heureux de commencer ses séries de l’été 2026 par ce récit en quatre épisodes de l’histoire exceptionnelle de l’oeuvre d’art la plus connue du XXème siècle : Guernica. Si ce tableau a connu une notoriété aussi exceptionnelle, c’est qu’il dépasse largement de son cadre, pour devenir à la fois le témoin de l’horreur du siècle et le manifeste universel de notre humanité. Pierre-Emmanuel Martin-Vivier, associé aux éditions Norma, s’est attaché, avec le souci du détail et la passion qui le caractérisent à vous en retracer son histoire et son destin totalement hors du commun. A vous de plonger dans le cerveau génial de Picasso et les méandres de l’Histoire.

Guernica, le cri noir et blanc de l’humanité

« En un rectangle noir et blanc, tel que nous apparaît l’antique tragédie, Picasso nous envoie notre lettre de deuil. Tout ce que nous aimons va mourir, et c’est pourquoi il était à ce point nécessaire que tout ce que nous aimons se résumât, comme l’effusion des grands adieux, en quelque chose d’inoubliablement beau. »
Michel Leiris, Cahiers d’Art, 1937.

Sans Doute est très heureux de commencer ses séries de l’été 2026 par ce récit en quatre épisodes de l’histoire exceptionnelle de l’oeuvre d’art la plus connue du XXème siècle : Guernica. Si ce tableau a connu une notoriété aussi exceptionnelle, c’est qu’il dépasse largement de son cadre, pour devenir à la fois le témoin de l’horreur du siècle et le manifeste universel de notre humanité. Pierre-Emmanuel Martin-Vivier, associé aux éditions Norma, s’est attaché, avec le souci du détail et la passion qui le caractérisent à vous en retracer son histoire et son destin totalement hors du commun. A vous de plonger dans le cerveau génial de Picasso et les méandres de l’Histoire.

Guernica, le cri noir et blanc de l’humanité.

« En un rectangle noir et blanc, tel que nous apparaît l’antique tragédie, Picasso nous envoie notre lettre de deuil. Tout ce que nous aimons va mourir, et c’est pourquoi il était à ce point nécessaire que tout ce que nous aimons se résumât, comme l’effusion des grands adieux, en quelque chose d’inoubliablement beau. »
Michel Leiris, Cahiers d’Art, 1937.

Sans Doute est très heureux de commencer ses séries de l’été 2026 par ce récit en quatre épisodes de l’histoire exceptionnelle de l’oeuvre d’art la plus connue du XXème siècle : Guernica. Si ce tableau a connu une notoriété aussi exceptionnelle, c’est qu’il dépasse largement de son cadre, pour devenir à la fois le témoin de l’horreur du siècle et le manifeste universel de notre humanité. Pierre-Emmanuel Martin-Vivier, associé aux éditions Norma, s’est attaché, avec le souci du détail et la passion qui le caractérisent à vous en retracer son histoire et son destin totalement hors du commun. A vous de plonger dans le cerveau génial de Picasso et les méandres de l’Histoire.

Guernica, le cri noir et blanc de l’humanité.

« En un rectangle noir et blanc, tel que nous apparaît l’antique tragédie, Picasso nous envoie notre lettre de deuil. Tout ce que nous aimons va mourir, et c’est pourquoi il était à ce point nécessaire que tout ce que nous aimons se résumât, comme l’effusion des grands adieux, en quelque chose d’inoubliablement beau. »
Michel Leiris, Cahiers d’Art, 1937.

Sans Doute est très heureux de commencer ses séries de l’été 2026 par ce récit en quatre épisodes de l’histoire exceptionnelle de l’oeuvre d’art la plus connue du XXème siècle : Guernica. Si ce tableau a connu une notoriété aussi exceptionnelle, c’est qu’il dépasse largement de son cadre, pour devenir à la fois le témoin de l’horreur du siècle et le manifeste universel de notre humanité. Pierre-Emmanuel Martin-Vivier s’est attaché, avec le souci du détail et la passion qui le caractérisent à vous en retracer son histoire et son destin totalement hors du commun. A vous de plonger dans le cerveau génial de ¨Picasso et les méandres de l’Histoire.

Profitez du voyage…

« Let’s enjoy the ride », dit Elon Musk. C’est à The Economist qu’il a confié cette formule, à propos d’une intelligence artificielle que, précise-t-il, même lui ne pourrait plus arrêter. Quand l’homme qui construit la machine recommande d’apprécier le paysage, l’idée mérite qu’on s’y attarde. Pour Sans doute, Sylvain Lévy nous propose une autre approche de la « Théorie du chaos » chère au physicien, mathématicien et philosophe Henri Poincaré. Une excellente manière de terminer la saison, fidèle à notre esprit de curiosité et de refus des vérités révélées, avant de démarrer dès demain nos séries d’été.

Un mix énergétique sans gaz : une absurdité issue de la bureaucratie.

La transition vers un système énergétique largement débarrassé de ses émissions de gaz à effet de serre, avance trop lentement pour permettre à la France et à l’Europe de respecter leurs engagements au titre de l’accord de Paris. Il y a consensus sur ce point et sur la nécessité d’augmenter la part de l’électricité (mouvement dit « d’électrification ») dans la consommation d’énergie finale. Quand certains, y compris parmi les pouvoirs publics, décident hâtivement qu’il faut de surcroit supprimer le vecteur gaz de tout ou partie de notre mix énergétique, on passe en revanche de la recherche de solutions viables à celle de trophées médiatiques et on sème la confusion. Pour Sans doute, Didier Holleaux notre contributeur ancien directeur général adjoint d’ENGIE, décortique l’absurdité d’une décision gouvernementale récente prise en dépit du bon sens.

L’IA et le marché de la peur 

Jamais une innovation n’aura autant occupé les conversations professionnelles comme personnelles. Jamais autant de prophètes n’auront prédit la fin du travail, de l’Occident ou de la civilisation (rayez deux propositions de votre choix). Mais jamais autant une invention n’aura été adoptée aussi vite par le public le plus large. Fort de ces paradoxes, notre contributeur Louis-Charles Viossat nous prévient en « honnête homme » qu’il faut toujours prendre du recul face aux marchands de malheur et revenir aux fondamentaux de l’analyse pour examiner l’impact de l’IA sur notre vie : statistiques incontestables, distinction absolue entre coïncidence, corrélation et causalité, recul permettant des études comparatives de temps long. Bref, en fidèle de la mission de Sans Doute, un peu de complexité face au simplisme et aux jugements définitifs.

L’architecte et l’hallucination.

Co-concepteur de l’architecture d’Internet, Vinton Cerf vient d’annoncer son départ à la retraite. Au terme d’une fabuleuse carrière, il observe aujourd’hui son œuvre muter sous le poids de l’intelligence artificielle. Derrière le triomphalisme technologique, l’ingénieur dresse le constat froid et tranchant d’une infrastructure menacée par l’amnésie de ses supports matériels et par l’ambiguïté de ses algorithmes génératifs. Refusant le mythe d’une « Singularité omnipotente », il appelle à un retour à la stricte rigueur des protocoles formels. Face à des intelligences artificielles « agentiques » prêtes à communiquer entre elles dans le brouillard du langage naturel, le père du TCP/IP prévient : sans une normalisation mathématique de l’intention et une autodéfense intellectuelle des citoyens, l’industrie numérique s’enfermera dans des jardins clos et provoquera des erreurs systémiques en cascade.

L’effet Diderot, ou la force subtile de ce qui nous transforme.

Avez vous entendu parler de l' »Effet Diderot » ? Pour Sans Doute, Marie-Victoire Chopin comble cette lacune aujourd’hui. Et la prochaine fois que vous embellirez votre garde-robe ou votre intérieur, vous y repenserez. Mais attention : l’effet Diderot ne nous dit pas que tout changement est bon, ni que tout désir mérite d’être suivi. Il nous rappelle plutôt qu’aucun détail n’est tout à fait isolé. Ce que nous introduisons dans notre existence — un objet, une habitude, une manière de nous parler — tend à chercher sa place dans un ensemble, puis à modifier cet ensemble pour le rendre cohérent avec lui. A méditer pendant les vacances lorsque on fait le bilan de l’année écoulée.

Une fin de saison contrastée.

Un léger vent inespéré, bienfaiteur et bienvenu berce désormais doucement, le matin, les feuilles malingres déjà jaunies des grands arbres plus que jamais assoiffés, mais presque rassérénés. El Nino se repose et le « dôme de chaleur » est en panne, youpi ! Pour cette dernière chronique de la saison pour Sans Doute, Jean Brousse est plus que jamais notre poète-troubadour qui sait prendre la beauté au milieu de tous les drames.

Rodolphe Saadé, ou le capitaine qui ne navigue jamais seul.

Après vous avoir raconté Bernard Arnault, Xavier Niel et Matthieu Pigasse, il me restait à explorer un pouvoir d’un autre genre pour ce dernier portrait de la saison, consacré à Rodolphe Saadé.

Bernard Arnault, dans toute sa verticalité, incarne cette puissance industrielle qui s’étend désormais jusque dans les rédactions qu’il rachète, avec cette manière d’imposer ses choix sans plus jamais avoir besoin de hausser la voix. Une forme de rigueur autoritaire à bas bruit dont il a fait un art partout où il règne, en incarnant le véritable pouvoir en France.

Xavier Niel, longtemps perçu comme le pirate du numérique, est devenu l’un des patrons les plus installés de l’establishment dont il a pris le contrôle tout en continuant à prétendre le contraire. Un parcours d’autant plus singulier qu’il est désormais lié par la famille à Arnault, comme si même les rebelles finissaient toujours par épouser la dynastie régnante.

Matthieu Pigasse, lui, a cultivé l’influence discrète tout en cherchant constamment la lumière, une lumière qu’il allume lui-même quand elle tarde à venir. Ses ambitions présidentielles à peine voilées rappellent surtout qu’il ne s’est jamais vraiment résigné à rester dans l’ombre, et qu’il confond volontiers stratégie et mise en scène, influence et autopromotion.

Rodolphe Saadé, notre quatrième personnage, appartient à cette constellation, mais il en occupe un quadrant singulier. Il y a une image qu’il aime à cultiver, et que ses biographes officiels recopient avec une paresse touchante : celle du bâtisseur parti de rien, fils d’un réfugié libanais débarqué à Marseille avec un cargo et quatre salariés, devenu en deux générations le patron du troisième armateur mondial à la force du poignet. C’est une belle histoire. Elle a un défaut : elle est fausse, ou du moins soigneusement expurgée. Son ascension n’a en réalité jamais reposé uniquement sur le travail, la fortune ou les réseaux, mais sur une proximité constante avec l’État, dont il n’a jamais eu à rougir. À la tête de CMA-CGM, géant stratégique du commerce mondial régulièrement soutenu par la puissance publique, il avance avec une assurance que peu d’acteurs privés peuvent revendiquer, comme s’il bénéficiait d’une forme de contrat tous risques, la seule police où l’État semble toujours répondre présent. Et lorsqu’il s’est invité à son tour dans les médias, ce fut avec des acquisitions spectaculaires, des promesses ambitieuses, et des résultats économiques qui, aujourd’hui, peinent à suivre, très loin des attentes affichées au moment des rachats. Il paie cher aujourd’hui pour apprendre que les médias sont toujours exclus des conditions générales de vente des contrats d’assurance.

Ce portrait s’inscrit dans cette série qui m’est apparue indispensable en tant que directeur de la publication de Sans Doute : une exploration des hommes qui, chacun à leur manière, ont entrepris de mettre sous influence des fragments entiers de l’information française. Si l’idéologie réactionnaire et pro-russe des médias Bolloré est aujourd’hui si abondamment documentée qu’il n’est plus utile d’en détailler les mécanismes, elle ne doit pas servir d’écran à l’examen nécessaire de ce que font, eux aussi, les autres milliardaires lorsqu’ils s’emparent de la presse.

Voici donc l’histoire d’un homme qui navigue avec la République comme filet de sécurité et le contribuable comme assureur silencieux.

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