« Let’s enjoy the ride », dit Elon Musk. C’est à The Economist qu’il a confié cette formule, à propos d’une intelligence artificielle que, précise-t-il, même lui ne pourrait plus arrêter. Quand l’homme qui construit la machine recommande d’apprécier le paysage, l’idée mérite qu’on s’y attarde. Pour Sans doute, Sylvain Lévy nous propose une autre approche de la « Théorie du chaos » chère au physicien, mathématicien et philosophe Henri Poincaré. Une excellente manière de terminer la saison, fidèle à notre esprit de curiosité et de refus des vérités révélées, avant de démarrer dès demain nos séries d’été.
Michel Foucault avait imaginé un monde où les discours circuleraient sans auteurs. L’intelligence artificielle ne l’a pas seulement rendu possible. Elle l’a industrialisé. Mais ce monde sous perfusion d’IA nous oblige à redécouvrir pourquoi une société a besoin de signatures afin de la rendre habitable : une parole doit être reliée à unes responsabilité, un pouvoir à un visage. Une nouvelle réflexion brillante de Sylvain Lévy sur un nouvel aspect de relation entre l’homme et la machine à l’ère de l’IA. L’occasion de souligner combien Sans Doute est fier d’être devenu l’un des principaux lieux du débat en France sur les ruptures anthropologiques induites par l’intelligence artificielle et de remercier tous nos contributeurs qui écrivent avec passion sur ce sujet.
En Chine, une génération s’est inventé un pays de repli : les années 2000. L’État s’en inquiète mais ne peut rien démolir. Le marché, lui, absorbe déjà. Pour Sans Doute, Sylvain Lévy revient sur ce phénomène dont vous n’avez jamais entendu parler : le « Chinese dreamcore ». Une manière pour la jeunesse chinoise de la génération Z de s’échapper de son présent, et potentiellement de son futur. Le symbole même que l’imaginaire ne s’enferme jamais, y compris et surtout en l’absence de libertés.
À Changsha et Shenzhen, des entreprises entraînent des humanoïdes à partir des gestes humains. Mais que reste-t-il d’un savoir-faire lorsque la main devient donnée — et que la transmission se confond avec l’enregistrement ? Après le football hier grâce à Marc Lipskier, Sans Doute explore aujourd’hui grâce à Sylvain Lévy cette obsession à vouloir tenter de donner aux robots humanoïdes tout le savoir-faire de l’homme, comme pour mieux préparer notre disparition. Est-ce vraiment cela que nous voulons ? Un nouveau texte essentiel pour réfléchir à l’avenir de notre civilisation.
Sylvain Lévy a choisi pour les lecteurs de Sans Doute de tordre le cou à la dernière idée reçue à la mode : malgré une profusion de nouveaux moyens mis à leur disposition, les artistes de ce XXIème siècle n’auraient rien produit de notable, de remarquable, voire simplement d’inédit. Fadaises pour notre contributeur qui voit dans ce jugement à l’emporte-pièce, la paresse des élites culturelles inquiètes de perdre leur monopole, comme autrefois les scribes…un texte au ciseau du sculpteur !
Après David Baverez il y a quelques jours, Sylvain Lévy revient pour Sans Doute sur la folie qui s’est emparée des marchés financiers aux Etats-Unis à l’occasion de l’introduction en Bourse de Space X. Non pas cette fois-ci pour mettre en garde l’épargnant européen contre cette bulle, encore que, mais pour interroger sur ce que dit cette opération de notre rapport à l’avenir et de sa confrontation au réel que personne ne vient jamais auditer. Une lettre persane de 2026 à la matière de Montesquieu pour s’étonner avec Usbek et Rica.
C’est le débat majeur autour de la généralisation de l’intelligence artificielle dans le milieu professionnel : quel est l’impact pour l’emploi, à quel rythme et pour quelles populations de salariés spécifiques de la pénétration si rapide de ChatGPT, Claude, Copilot et tant d’autres ? La question déchire les économistes, mais Sylvain Lévy l’aborde pour Sans Doute sous un angle particulier, celui des jeunes diplômés. Même issus des meilleures écoles, ceux-ci se voient généralement confier en début de carrière des tâches d’exécution que n’importe quel agent IA fait mieux gratuitement aujourd’hui. Si la porte des entreprises est fermée à court terme aux débutants dans la vie professionnelle, il y a fort à parier que ceux qui s’en sortiront seront ceux qui bénéficient d’un capital de réseau et d’entre soi, à mille lieux de la méritocratie républicaine. Une enjeu essentiel de plus à traiter urgemment pour une société française déjà bien mal en point.
Le festival de Cannes est l’occasion pour notre contributeur Sylvain Lévy de proposer aux lecteurs de Sans Doute une nouvelle réflexion sur nos rapports aux images à l’ère de l’intelligence artificielle. Présent sur la Croisette, il met en perspective le festival traditionnel et sa sélection officielle avec le nouveau festival consacré exclusivement aux créations sous IA. Une façon de s’interroger sur le futur du cinéma, sur la manière dont les oeuvres seront fabriquées et arriveront jusqu’à nous, et sur comment nous les choisirons, dans un avenir désormais très proche.
Il y a quelques semaines, dans un texte qui a beaucoup fait parler de lui, Jacques Attali s’est posé la question : « peut-on encore éviter la Troisième guerre mondiale? ». Il redoute la formation d’une Sainte Alliance entre régimes pourtant si différents, mais unis dans une volonté commune : prendre sa revanche sur l’Occident. Se forgerait aujourd’hui dans les profondeurs le prochain cataclysme : dans les soubassements idéologiques, religieux et nationalistes de toutes les sociétés, dans les amphithéâtres universitaires comme dans les remugles des réseaux sociaux. Il n’opposerait plus le marxisme-léninisme au libéralisme judéo-chrétien, mais l’Occident tout entier aux multitudes qui se vivent comme les sujets de son impitoyable empire, pour reprendre les termes du célèbre essayiste. Une vision pessimiste que ne partage pas pour Sans Doute notre contributeur Sylvain Lévy, qui nous explique pourquoi il ne croit pas à un embrasement généralisé. A vous de vous faire votre idée.
Quelle place reste-t’il à l’homme pour exprimer son intelligence à l’heure de l’IA ? Peut on encore être un expert ? Transmettre quelque chose ? Et si au fond la seule chose que la machine ne nous volera jamais c’était le pouvoir de douter et de dire non ? Sans Doute est très fier d’être à la pointe de la réflexion sur ce monde envahi par l’Intelligence Artificielle et les conséquences sur le fonctionnement de nos sociétés, grâce aux analyses de nos brillants contributeurs parmi lesquels Sylvain Lévy. Celui-ci nous propose de réfléchir aujourd’hui à ce monde où la machine ne doute pas. Si elle interpole, complète, s’ajuste, elle n’a jamais pourtant d’angle mort parce qu’elle n’a pas de point de vue. Et un monde qui ne doute pas est un monde éminemment dangereux. Un article en forme de plaidoyer pour les véritables experts, humains, forcément humains.