Monde

Poutine en Floride, de DisneyWorld au Goulag

Si Vladimir Poutine débarque à Miami, Donald Trump lui déroulera le tapis rouge. Pire qu’un crime, une faute, rappelle Robert Dujarric pour les lecteurs de Sans Doute, d’après Boulay de la Meurthe. Le crime est connu : un ancien du KGB qui pleure l’URSS et cherche à la ressusciter. La faute, c’est de lui laisser croire que l’Occident n’a pas les moyens de l’arrêter. Or l’Ukraine, sa technologie et son savoir-faire militaire, valent mieux qu’une aumône : c’est un investissement. Reste à retrouver l’audace chère à Danton. Un texte de notre contributeur qui témoigne de fortes convictions et de sa maîtrise de l’Histoire, des qualités qui semblent légèrement absentes chez nos gouvernants ou ceux qui aspirent à le devenir.

Les Européens vont-ils accepter une défaite stratégique en Ukraine par peur de Poutine et de Trump ?

Sur le terrain, Poutine ne gagne plus. À Washington, Trump lui offre ce que ses armées n’obtiennent pas. Alors que la guerre en Ukraine entre dans son cinquième hiver et que Moscou multiplie les frappes sur les installations énergétiques pour plonger les Ukrainiens dans le froid et l’obscurité, Guillaume Ancel explique aux lecteurs de Sans Doute que l’Europe n’est pas condamnée à la défaite stratégique : elle n’a besoin ni de l’unanimité ni des États-Unis, seulement de sa propre volonté de résister. Un test pour nous tous sur ce que nous voulons vraiment pour notre continent.

Pourquoi nous n’en aurons pas fini avec Donald Trump

Même s’il a transformé les élections de mi-mandat de ce 3 novembre en un référendum sur sa personne, l’hôte de la Maison Blanche n’a aucunement l’intention d’en tirer les conclusions si le résultat s’avère négatif pour le parti républicain, comme tous les sondages le laissent entrevoir. Dans ce cas, il pourrait contester sa défaite et ne pas tenir compte du prochain Congrès où, même majoritaires, les démocrates auraient peu de chance de pouvoir provoquer sa destitution, faute de disposer des voix nécessaires. Contraint sur le plan intérieur, le président américain devrait malheureusement investir, dans les deux sens du terme, plus encore sur la scène internationale. Une nouvelle analyse au cordeau pour Sans Doute de la situation politique aux Etats-Unis par notre spécialiste Gilles Sengès.

Élections américaines : what’s the duck ?

Le parti républicain au pouvoir est menacé de perdre le contrôle de la Chambre des représentants, voire celui du Sénat, à l’occasion des élections de mi-mandat du 3 novembre. Ce qui ferait de Donald Trump ce que les Américains appellent un “lame duck president”, un “canard boiteux” pour ses deux dernières années à la Maison Blanche. D’où les manœuvres les plus limites de l’intéressé pour éviter un scénario qui le verrait sans doute menacé, lui et les siens, d’un processus de destitution si le Congrès venait à tomber dans les mains du parti démocrate. La question pourrait être même de savoir si Donald Trump accepterait une nouvelle défaite…Une chatte n’y retrouverait pas ses petits ! L’argent a toujours coulé à flots lors des élections aux Etats-Unis. Mais le scrutin de mi-mandat du 3 novembre qui verra le renouvellement complet de la Chambre des représentants (435 élus), de 35 des 100 sièges du Sénat (22 républicains, 13 démocrates), de 36 des 50 gouvernorats du pays, d’un certain nombre de maires et autres représentants locaux, cela promet d’atteindre de nouveaux records.

Le pari d’une formule politique

En tendant la main au Canada de Mark Carney en lui proposant pour son pays un statut de membre associé, l’Europe d’Ursula von der Leyen vient de propulser la géopolitique transatlantique dans une dimension totalement inédite. Un tournant dans l’histoire de l’Union européenne, et une manière de résister plus efficacement à la brutalité du Président des Etats-Unis. Une analyse enthousiaste mais lucide de notre spécialiste des questions européennes Sylvain Kahn.

En Allemagne, un « grand remplacement » par les urnes.

Ce dimanche 20 septembre 2026, deux régions d’Allemagne ont voté. Deux semaines après des élections en Saxe-Anhalt qui ont vu l’extrême-droite arriver en tête, ce fut jour de vote dans les Länder (Etats) de Mecklembourg-Poméranie Occidentale et à Berlin, un Land à lui seul, également capitale allemande. Résultat ? AfD über alles ! Christophe Robin revient, pour Sans Doute, sur cette lame de fond électorale pour un parti si extrémiste que même le Rassemblement National cherche à s’en distinguer.

Le Canada peut (presque) dire merci à Trump.

La volonté d’annexion de leur pays par Donald Trump, guerre commerciale à l’appui, a soudé les Canadiens comme jamais. Au point d’influer sur les scrutins à venir, en octobre, au Québec et en Alberta où les velléités d’indépendance semblent passer au second plan. Seul dirigeant occidental à oser défier l’hôte de la Maison Blanche en répondant du tac au tac à ses hausses de tarifs douaniers, Mark Carney, le Premier ministre canadien, cherche, aujourd’hui, des appuis en Europe. L’occasion pour Gilles Sengès de revenir pour les lecteurs de Sans Doute sur ce qui se joue actuellement entre les Etats-Unis et son grand voisin du nord, menacé d’être vassalisé.

Préserver l’hégémonie du dollar.

Donald Trump et son administration ont mis en oeuvre une conception beaucoup plus agressive de la puissance américaine. Celle-ci se manifeste par des opérations militaires, une volonté de soumission des alliés et un recours systématique au protectionnisme commercial. Les Etats-Unis cherchent également désormais autant à réaffirmer l’hégémonie financière qu’à la préserver, alors même qu’elle donne de sérieux signes d’effritement. Un nouvel article de notre contributeur Xavier Denis installé à New York, au moment ou Donald Trump, de l’Iran au Canada, a plus d’ennemis que d’amis.

La grande déprime des diplomates américains

Tenus à l’écart des grands dossiers internationaux au profit de proches de Donald Trump sans expérience aucune, les diplomates américains voient filer sous leurs nez la quasi-totalité des postes d’ambassadeurs dans le monde distribués aux alliés politiques de l’hôte de la Maison Blanche. Le Département d’Etat a enregistré, depuis l’an dernier, 3.000 départs (15% du total) pour moitié sous forme de licenciements pour autre moitié sous forme de départs volontaires. Quant au Conseil national de sécurité dont les effectifs ont été ramenés de plusieurs centaines à quelques douzaines de membres, son rôle n’est plus que de figuration. Une nouvelle analyse percutante pour Sans Doute de Gilles Sengès sur l’Amérique sous et selon Donald Trump.

Moi, enfant de l’illusion et de la dépossession.

Toute l’équipe de Sans doute espère que vous avez passé un agréable été. Pour la saison qui s’annonce, nous accueillons un nouveau contributeur, Raveh Kettouche, Sociologue, Politologue et Romancier, il est un opposant notoire au pouvoir en place à Alger. Pour ce premier article, il revient sur l’histoire intime d’un pays merveilleux, un peuple cultivé, et pourtant si étouffé : la Kabylie

NEWSLETTER

Inscrivez-vous !