Le parti républicain au pouvoir est menacé de perdre le contrôle de la Chambre des représentants, voire celui du Sénat, à l’occasion des élections de mi-mandat du 3 novembre. Ce qui ferait de Donald Trump ce que les Américains appellent un “lame duck president”, un “canard boiteux” pour ses deux dernières années à la Maison Blanche. D’où les manœuvres les plus limites de l’intéressé pour éviter un scénario qui le verrait sans doute menacé, lui et les siens, d’un processus de destitution si le Congrès venait à tomber dans les mains du parti démocrate. La question pourrait être même de savoir si Donald Trump accepterait une nouvelle défaite…Une chatte n’y retrouverait pas ses petits ! L’argent a toujours coulé à flots lors des élections aux Etats-Unis. Mais le scrutin de mi-mandat du 3 novembre qui verra le renouvellement complet de la Chambre des représentants (435 élus), de 35 des 100 sièges du Sénat (22 républicains, 13 démocrates), de 36 des 50 gouvernorats du pays, d’un certain nombre de maires et autres représentants locaux, cela promet d’atteindre de nouveaux records.
Monde
En tendant la main au Canada de Mark Carney en lui proposant pour son pays un statut de membre associé, l’Europe d’Ursula von der Leyen vient de propulser la géopolitique transatlantique dans une dimension totalement inédite. Un tournant dans l’histoire de l’Union européenne, et une manière de résister plus efficacement à la brutalité du Président des Etats-Unis. Une analyse enthousiaste mais lucide de notre spécialiste des questions européennes Sylvain Kahn.
Ce dimanche 20 septembre 2026, deux régions d’Allemagne ont voté. Deux semaines après des élections en Saxe-Anhalt qui ont vu l’extrême-droite arriver en tête, ce fut jour de vote dans les Länder (Etats) de Mecklembourg-Poméranie Occidentale et à Berlin, un Land à lui seul, également capitale allemande. Résultat ? AfD über alles ! Christophe Robin revient, pour Sans Doute, sur cette lame de fond électorale pour un parti si extrémiste que même le Rassemblement National cherche à s’en distinguer.
La volonté d’annexion de leur pays par Donald Trump, guerre commerciale à l’appui, a soudé les Canadiens comme jamais. Au point d’influer sur les scrutins à venir, en octobre, au Québec et en Alberta où les velléités d’indépendance semblent passer au second plan. Seul dirigeant occidental à oser défier l’hôte de la Maison Blanche en répondant du tac au tac à ses hausses de tarifs douaniers, Mark Carney, le Premier ministre canadien, cherche, aujourd’hui, des appuis en Europe. L’occasion pour Gilles Sengès de revenir pour les lecteurs de Sans Doute sur ce qui se joue actuellement entre les Etats-Unis et son grand voisin du nord, menacé d’être vassalisé.
Donald Trump et son administration ont mis en oeuvre une conception beaucoup plus agressive de la puissance américaine. Celle-ci se manifeste par des opérations militaires, une volonté de soumission des alliés et un recours systématique au protectionnisme commercial. Les Etats-Unis cherchent également désormais autant à réaffirmer l’hégémonie financière qu’à la préserver, alors même qu’elle donne de sérieux signes d’effritement. Un nouvel article de notre contributeur Xavier Denis installé à New York, au moment ou Donald Trump, de l’Iran au Canada, a plus d’ennemis que d’amis.
Tenus à l’écart des grands dossiers internationaux au profit de proches de Donald Trump sans expérience aucune, les diplomates américains voient filer sous leurs nez la quasi-totalité des postes d’ambassadeurs dans le monde distribués aux alliés politiques de l’hôte de la Maison Blanche. Le Département d’Etat a enregistré, depuis l’an dernier, 3.000 départs (15% du total) pour moitié sous forme de licenciements pour autre moitié sous forme de départs volontaires. Quant au Conseil national de sécurité dont les effectifs ont été ramenés de plusieurs centaines à quelques douzaines de membres, son rôle n’est plus que de figuration. Une nouvelle analyse percutante pour Sans Doute de Gilles Sengès sur l’Amérique sous et selon Donald Trump.
Toute l’équipe de Sans doute espère que vous avez passé un agréable été. Pour la saison qui s’annonce, nous accueillons un nouveau contributeur, Raveh Kettouche, Sociologue, Politologue et Romancier, il est un opposant notoire au pouvoir en place à Alger. Pour ce premier article, il revient sur l’histoire intime d’un pays merveilleux, un peuple cultivé, et pourtant si étouffé : la Kabylie
Sans atteindre encore l’ampleur de la période du maccarthysme, l’anathème “communiste” est de retour aux Etats-Unis. Il est fréquemment utilisé par Donald Trump pour qualifier la nouvelle garde progressiste apparue dans la foulée du maire de New York, Zohran Mamdani. Ironie de la situation, c’est aussi une accusation dont est l’objet l’hôte de la Maison Blanche par ceux qui dénoncent sa politique étatiste en matière économique à l’image de la prise de participation, l’an dernier, de 10% dans le capital d’Intel, le champion national des semi-conducteurs alors en difficulté. Une analyse originale de Gilles Sengès pour Sans Doute du « revival » de ce qui a longtemps été, et est toujours, une forme d’excommunication du débat public aux Etats-Unis pour une grande partie de la population.
Que retirer du sommet de l’OTAN à Ankara la semaine passée ? En ce 14 juillet, jour de fête nationale et donc de défilé militaire, et alors que des études montrent que les lacunes des armées européennes ne leur permettraient que de tenir trois jours en cas d’offensive russe conventionnelle de haute intensité, existe-t’il des raisons d’espérer une amélioration de notre potentiel de défense ? Pour notre spécialiste des questions militaires Guillaume Ancel, si l’on se place du côté des symboles la réponse est clairement positive. En revanche il prévient les lecteurs de Sans Doute que si l’on aborde les aspects directement opérationnels, la réponse doit être beaucoup plus nuancée…attention à ne jamais confondre succès diplomatique et efficacité militaire.
Sans Doute est particulièrement heureux de publier en exclusivité en France ce texte d’Elie Elkaim, paru en Israël le 29 juin dernier sur le site i24 News. Notre contributeur est un avocat helvétique, ancien bâtonnier de l’ordre des avocats vaudois et ancien président de la LICRA en Suisse. Une voix qui compte à écouter, une voix qui s’inquiète de la capacité du judaïsme à encore s’interroger sur lui-même., au vu des évènements récents en Israël. En effet ledébat puis l’adoption de la peine de mort pour les auteurs d’actes terroristes par la Knesset dit plus qu’il ne croit dire. Il interroge la part de la diaspora dans l’identité du pays, et la fidélité de l’État juif à la tradition morale dont il est issu.