Ragaillardis par les résultats des élections partielles quasiment toutes perdues par les républicains et des sondages très favorables en vue du renouvellement du Congrès en novembre prochain, nombre de prétendants démocrates se préparent déjà en vue de la présidentielle de 2028. C’est notamment le cas de plusieurs gouverneurs qui mettent en avant leur expérience à la tête de leurs États pour tourner la page Donald Trump. Si ce dernier accepte une éventuelle sortie honorable…
Si le premier mandat de Donald Trump s’était avéré profitable en termes d’audience, le secteur de la presse, de l’audiovisuel et de l’édition aux Etats-Unis, vit dans les turbulences depuis le retour au pouvoir de l’homme d’affaires. Cibles du courroux de l’occupant de la Maison Blanche qui va jusqu’à les poursuivre en justice en réclamant des dédommagements astronomiques. Nombres de médias américains, sont dès lors, contraints à de drastiques restructurations. Pour Sans Doute, notre spécialiste Gilles Sengès revient sur la crise sans précédent que vit le secteur de l’information outre-atlantique. Un exemple à méditer pour tous ceux qui oublient que les médias ont besoin de recettes stables et pérennes pour proposer une information fiable, sourcée et pluraliste à leurs lecteurs, auditeurs et télespectateurs. Comme le rappelle le fameux professeur de Yale, Timothy Snyder, face à une tyrannie déterminée à saper les fondements de la liberté, rien ne doit être considéré comme acquis, y compris aux Etats-Unis.
Leitmotiv depuis le retour au pouvoir de Donald Trump, il y a plus d’un an, pour expliquer tout ce qui va mal aux Etats-Unis, le “it’s Joe Biden’s fault” commence à être évoqué pour justifier la guerre avec l’Iran et les difficultés de l’armée américaine à en finir rapidement avec ce conflit. Gilles Sengès revient pour Sans Doute sur cette détestable manie du Président américain de charger la barque de son prédécesseur plutôt que de faire face à ses responsabilités.
La guerre avec l’Iran ? “Si je n’avais pas mis fin à l’horrible accord nucléaire, l’Iran aurait eu l’arme
En dépit du tableau idyllique dressé par Donald Trump à longueur de temps -comme attendu encore, ce 24 février, dans son discours sur l’état de l’Union devant le Congrès- les Américains sont loin de partager son optimisme sur la situation des Etats-Unis. Alors que les élections de mi-mandat s’annoncent difficiles au vu des sondages, le Président et les siens envisagent toutes les options pour se maintenir au pouvoir. Il flotte même une inquiétante petite musique autour de la tenue du scrutin. Pour Sans Doute, notre spécialiste des Etats-Unis Gilles Sengès sur la situation politique à Washington avec sa pertinence habituelle.
Sous le regard bienveillant de la Maison Blanche, l’aile droite la plus radicale du mouvement Maga (Make America Great Again) qui bénéficie d’un solide soutien financier de certains milliardaires de la Silicon Valley prépare l’après Donald Trump en plaçant ses hommes aux postes clés avec JD Vance, l’actuel vice-président, en tête de gondole. Pour Sans Doute, Gilles Sengès fait le point sur cette dérive inquiétante.
Sans aller jusqu’à faire aussi peur que la Russie de Vladimir Poutine, les Etats-Unis de Donald Trump sont désormais considérés par une bonne partie des Français comme une menace militaire presque aussi importante que celle de la Chine de Xi Jinping, selon un récent sondage de l’Ifop qu’analyse pour nous Gilles Sengès
L’intervention militaire des Etats-Unis au Venezuela s’inscrit dans la politique de reprise en main du sous-continent américain par Donald Trump qui a successivement rebaptisé le golfe du Mexique en golfe de l’Amérique, remis la main sur le canal de Panama et interféré dans l’élection présidentielle du Honduras en imposant son candidat. Pour notre contributeur spécialiste des Etats-Unis Gilles Sengès, les autres pays de la région peuvent d’autant plus s’inquiéter sur leur sort que l’objectif visé est certes de stopper la vague migratoire et de mettre fin au trafic de drogue mais aussi de s’approprier leurs matières premières et de bloquer la pénétration chinoise en Amérique du sud.
Traités comme des godillots par Donald Trump quand ils ne sont pas menacés verbalement, un nombre record de représentants et sénateurs dont un fort contingent de républicains a décidé de ne pas se représenter aux élections de mi-mandat de novembre 2026. Le renouvellement promet d’être d’autant plus vaste dans les années à venir que les Etats-Unis sont devenus une gérontocratie comme nous le rappelle Gilles Sengès
Si elles ne résolvent pas les problèmes de l’opposition démocrate, plus divisée que jamais entre progressistes et centristes, les élections partielles qui se sont déroulées, ce 4 novembre, à New York, dans le New Jersey et en Virginie représentent un sérieux avertissement pour Donald Trump. Qui va tout faire pour garder le contrôle du Congrès lors du scrutin de mi-mandat de novembre 2026.