Pourquoi nous n’en aurons pas fini avec Donald Trump

Même s’il a transformé les élections de mi-mandat de ce 3 novembre en un référendum sur sa personne, l’hôte de la Maison Blanche n’a aucunement l’intention d’en tirer les conclusions si le résultat s’avère négatif pour le parti républicain, comme tous les sondages le laissent entrevoir. Dans ce cas, il pourrait contester sa défaite et ne pas tenir compte du prochain Congrès où, même majoritaires, les démocrates auraient peu de chance de pouvoir provoquer sa destitution, faute de disposer des voix nécessaires. Contraint sur le plan intérieur, le président américain devrait malheureusement investir, dans les deux sens du terme, plus encore sur la scène internationale. Une nouvelle analyse au cordeau pour Sans Doute de la situation politique aux Etats-Unis par notre spécialiste Gilles Sengès.

Élections américaines : what’s the duck ?

Le parti républicain au pouvoir est menacé de perdre le contrôle de la Chambre des représentants, voire celui du Sénat, à l’occasion des élections de mi-mandat du 3 novembre. Ce qui ferait de Donald Trump ce que les Américains appellent un “lame duck president”, un “canard boiteux” pour ses deux dernières années à la Maison Blanche. D’où les manœuvres les plus limites de l’intéressé pour éviter un scénario qui le verrait sans doute menacé, lui et les siens, d’un processus de destitution si le Congrès venait à tomber dans les mains du parti démocrate. La question pourrait être même de savoir si Donald Trump accepterait une nouvelle défaite…Une chatte n’y retrouverait pas ses petits ! L’argent a toujours coulé à flots lors des élections aux Etats-Unis. Mais le scrutin de mi-mandat du 3 novembre qui verra le renouvellement complet de la Chambre des représentants (435 élus), de 35 des 100 sièges du Sénat (22 républicains, 13 démocrates), de 36 des 50 gouvernorats du pays, d’un certain nombre de maires et autres représentants locaux, cela promet d’atteindre de nouveaux records.

Le Canada peut (presque) dire merci à Trump.

La volonté d’annexion de leur pays par Donald Trump, guerre commerciale à l’appui, a soudé les Canadiens comme jamais. Au point d’influer sur les scrutins à venir, en octobre, au Québec et en Alberta où les velléités d’indépendance semblent passer au second plan. Seul dirigeant occidental à oser défier l’hôte de la Maison Blanche en répondant du tac au tac à ses hausses de tarifs douaniers, Mark Carney, le Premier ministre canadien, cherche, aujourd’hui, des appuis en Europe. L’occasion pour Gilles Sengès de revenir pour les lecteurs de Sans Doute sur ce qui se joue actuellement entre les Etats-Unis et son grand voisin du nord, menacé d’être vassalisé.

La grande déprime des diplomates américains

Tenus à l’écart des grands dossiers internationaux au profit de proches de Donald Trump sans expérience aucune, les diplomates américains voient filer sous leurs nez la quasi-totalité des postes d’ambassadeurs dans le monde distribués aux alliés politiques de l’hôte de la Maison Blanche. Le Département d’Etat a enregistré, depuis l’an dernier, 3.000 départs (15% du total) pour moitié sous forme de licenciements pour autre moitié sous forme de départs volontaires. Quant au Conseil national de sécurité dont les effectifs ont été ramenés de plusieurs centaines à quelques douzaines de membres, son rôle n’est plus que de figuration. Une nouvelle analyse percutante pour Sans Doute de Gilles Sengès sur l’Amérique sous et selon Donald Trump.

« Communism is hip again »

Sans atteindre encore l’ampleur de la période du maccarthysme, l’anathème “communiste” est de retour aux Etats-Unis. Il est fréquemment utilisé par Donald Trump pour qualifier la nouvelle garde progressiste apparue dans la foulée du maire de New York, Zohran Mamdani. Ironie de la situation, c’est aussi une accusation dont est l’objet l’hôte de la Maison Blanche par ceux qui dénoncent sa politique étatiste en matière économique à l’image de la prise de participation, l’an dernier, de 10% dans le capital d’Intel, le champion national des semi-conducteurs alors en difficulté. Une analyse originale de Gilles Sengès pour Sans Doute du « revival » de ce qui a longtemps été, et est toujours, une forme d’excommunication du débat public aux Etats-Unis pour une grande partie de la population.

L’Amérique, éparpillée façon puzzle.

Deux cent cinquante ans après la déclaration d’indépendance des Etats-Unis, célébrée ce 4 juillet, le rêve n’est plus au menu des Américains. Pessimistes sur l’avenir de leur pays, ils sont également très divisés, comme en témoigne une récente étude sociologique du pays qui recense neuf types de familles politiques différentes au sein de la population. Avec de fortes poussées aux extrêmes, à droite comme à gauche, et une remise en cause de fait du bipartisme. Une nouvelle donne que décrypte pour Sans Doute, notre spécialiste des Etats-Unis, Gilles Sengès.

Le moment “trumpien” de Barack Obama

Comme nombre de ses prédécesseurs, l’ancien président des Etats-Unis s’apprête à inaugurer, le 18 juin, une bibliothèque baptisée à son nom, destinée à accueillir toutes les archives de ses huit années à la Maison Blanche (2009-2017). Installé à Chicago, le complexe qui comprend quatre bâtiments a fait exploser tous les compteurs, mobilisant quelque 850 millions de dollars. Un chiffre à faire pâlir son successeur Donald Trump ! Avec l’ambition de “contextualiser sa présidence”, Barack Obama, premier noir de l’histoire de son pays à avoir accédé au pouvoir suprême, va sans doute relancer le débat sur son héritage mais aussi sur le fait qu’il a été plus actif pour lever des fonds que de faire de la politique ces dix dernières années. Une nouveau regard percutant pour Sans Doute de notre spécialiste des Etats-Unis Gilles Sengès que vous ne lirez pas ailleurs.

Le Congrès, l’autre boulet de Donald Trump

Enlisé dans sa guerre avec l’Iran, Donald Trump doit batailler sur un autre front, parlementaire celui-là, alors que ses troupes, pourtant majoritaires à la Chambre des représentants comme au Sénat, ont du mal à s’entendre sur des textes communs. Et la situation pourrait s’aggraver pour la seconde partie de son mandat dans la foulée des élections de mi-mandat, du 3 novembre, promises à l’opposition démocrate à en croire les sondages. Au point que certains s’inquiètent, déjà, pour le déroulement du scrutin avec une éventuelle remise en question des résultats par l’administration Trump…Une nouvelle analyse inédite sur la situation parlementaire aux Etats-Unis de notre spécialiste Gilles Sengès.

États-Unis : le bal des gouverneurs

Ragaillardis par les résultats des élections partielles quasiment toutes perdues par les républicains et des sondages très favorables en vue du renouvellement du Congrès en novembre prochain, nombre de prétendants démocrates se préparent déjà en vue de la présidentielle de 2028. C’est notamment le cas de plusieurs gouverneurs qui mettent en avant leur expérience à la tête de leurs États pour tourner la page Donald Trump. Si ce dernier accepte une éventuelle sortie honorable…

Le Quatrième pouvoir dans l’œil du cyclone Trump.

Si le premier mandat de Donald Trump s’était avéré profitable en termes d’audience, le secteur de la presse, de l’audiovisuel et de l’édition aux Etats-Unis, vit dans les turbulences depuis le retour au pouvoir de l’homme d’affaires. Cibles du courroux de l’occupant de la Maison Blanche qui va jusqu’à les poursuivre en justice en réclamant des dédommagements astronomiques. Nombres de médias américains, sont dès lors, contraints à de drastiques restructurations. Pour Sans Doute, notre spécialiste Gilles Sengès revient sur la crise sans précédent que vit le secteur de l’information outre-atlantique. Un exemple à méditer pour tous ceux qui oublient que les médias ont besoin de recettes stables et pérennes pour proposer une information fiable, sourcée et pluraliste à leurs lecteurs, auditeurs et télespectateurs. Comme le rappelle le fameux professeur de Yale, Timothy Snyder, face à une tyrannie déterminée à saper les fondements de la liberté, rien ne doit être considéré comme acquis, y compris aux Etats-Unis.

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