Politique

La présidentielle française vue de loin.

Le premier tour de la présidentielle aura lieu dans 215 jours.  Depuis plusieurs mois, elle domine l’actualité politique française.  Quelle impression peut-on ressentir de cette consultation électorale lorsqu’on l’observe de Tokyo et New York ? Un nouveau point de vue décapant de Robert Dujarric, notre contributeur, chercheur à Temple University à Tokyo.

Ukraine : quand Jordan Bardella, le président du Rassemblement National, raconte n’importe quoi 

« On ne peut pas donner de l’argent sans aucune garantie ni sans la sûreté que cet argent sera remboursé un jour. Je veux dire, les Américains ont été beaucoup plus intelligents et beaucoup plus fins que nous, comme d’habitude, parce que l’argent qu’ils ont donné à l’Ukraine est gagé sur l’exploitation des terres rares. » (Jordan Bardella au Forum Ambrosetti, sur les rives du Lac de Côme, en Italie, 5 septembre 2026). Guillaume Ancel, notre spécialiste des questions géostratégiques, s’inquiète pour Sans Doute de l’amateurisme des propos du numéro 2 du RN.

Canicule, incendies, éclipse et… gouvernement !

Qui mieux que Jean Brousse pouvait tirer les leçons de l’été hors normes que nous avons vécu, depuis son balcon corrézien ? Avec sa verve habituelle, il revient pour les lecteurs de Sans Doute sur la canicule, ses conséquences avant, comme d’autres, de se plaindre du caractère pathétique du nombre de candidats déclarés à l’élection présidentielle, plus de trente désormais. Le tout sans compter le local de l’étape, « embusqué » selon le Point, et qui ne rêve que d’une seule chose : retrouver son fauteuil élyséen, 10 ans après l’avoir quitté.

La Galerie des Glaces

Sans Doute est particulièrement heureux d’accueillir parmi ses contributeurs en cette rentrée Xavier Couture, homme de culture, de médias et de communication à la carrière prestigieuse. Il est aujourd’hui, entre autres activités, président du Théâtre de la Ville après avoir dirigé plusieurs années le Châtelet. Des responsabilités idéales pour dénoncer dans sa première chronique, en termes virulents mais bien choisis, le spectacle affligeant que donnent les candidats à l’élection présidentielle. Ceux-ci, loin d’être à la hauteur des enjeux que la gravité de la situation devrait normalement imposer, paraissent prisonniers de la dictature de l’apparence dans un univers proche de la télé-réalité. Un réquisitoire malheureusement tellement convaincant.

Présidentielle 2027 : la polarisation vaut aussi sur les réseaux sociaux.

En s’affichant sur Sud Radio, déterminé à appliquer aux « créateurs de contenus qui ont la plus grande influence (…) les mêmes règles de prudence (et) de modération » que celles auxquelles les médias audiovisuels seront soumis, le président de l’Arcom Martin Ajdari a marqué sa volonté d’en finir avec l’angle mort qui a caractérisé jusque là le numérique, en matière de traitement des élections et, plus largement, du débat politique. 

Alors qu’une majorité d’internautes indique utiliser les réseaux sociaux et les plateformes vidéo pour s’informer (54% au niveau mondial, d’après le Digital News Report 2026 du Reuters Institute), que près d’un tiers (30%) les désignent comme leur source principale, on comprend que les environnements numériques sont maintenant essentiels dans la préparation des élections. Pour le meilleur et pour le pire, avec les campagnes de désinformations qu’ont déjà subies Edouard Philippe, Raphaël Glucksmann et Gabriel Attal.

30 candidats, 158 comptes et plus de 42 millions d’abonnés : Philippe Bailly fait le point pour Sans Doute sur cette campagne qui a déjà démarré hors des médias traditionnels.

Matthieu Pigasse, ou l’insoumis du grand capital : anatomie d’une contradiction

On a parfois voulu faire de Matthieu Pigasse un « Bolloré de gauche ». La formule est commode, mais elle rate sa cible. Vincent Bolloré a bâti, à partir de l’entreprise familiale, un empire industriel devenu machine d’influence ultra-conservatrice. Matthieu Pigasse, lui, appartient à une autre espèce du capitalisme hexagonal : celle des hauts fonctionnaires passés par l’État, enrichis dans la banque d’affaires, puis revenus dans le débat public par les médias, la culture et la politique. Il n’a ni la masse financière d’Arnault, ni la profondeur industrielle de Bolloré. Mais contrairement au patron de LVMH, qui préfère l’ombre portée de son empire à la lumière des plateaux, Matthieu Pigasse semble chercher depuis quelque temps l’exposition maximale : interventions publiques, confidences politiques, groupe de presse mobilisé, ambition présidentielle à demi avouée. Son pouvoir tient moins à la possession d’un empire qu’à sa capacité à circuler entre les guichets de l’État, les dettes souveraines, les rédactions, les festivals et les ambitions présidentielles. C’est précisément ce qui le rend plus intéressant que Bolloré : non parce qu’il serait plus puissant, mais parce que sa trajectoire dit quelque chose de plus intime sur le capitalisme français.

Jordan Bardella versus Marine Le Pen : qui est le candidat préféré des Français ?

Le 7 juillet 2026 est entouré en rouge dans tous les agendas politiques, et pas seulement dans celui du Rassemblement National. Rarement une décision de justice aura suscité tant d’attente. Car d’elle peut dépendre le choix du prochain Président de la République.  Qui de Jordan Bardella ou de Marine Le Pen sera le candidat du parti à la flamme ? Pour Sans doute, Alban Saint-Joigny nous donne quelques pistes dans cette affaire où se joue potentiellement une grande partie de la prochaine élection présidentielle.

Avion de combat franco-allemand – Autopsie d’un crash. 

L’abandon du projet franco-allemand d’avion de combat est-il un échec pour l’Europe ? Et qui porte la responsabilité de la fin du projet européen le plus emblématique en termes de Défense ? Echec insurmontable ou opportunité de rebond pour construire l’Europe de la Défense de demain ? Trois questions cruciales auxquels Christophe Robin, grand spécialiste de l’Aéronautique, civil et de combat donne, pour Sans doute, les clés d’une alliance mal née.

D’un scrutin à l’autre, ou comment faire entrer des ronds dans des carrés

La lecture des résultats des élections municipales a donné lieu à de multiples interprétations soulignant ainsi la difficulté de l’exercice. Entre les impressions un peu à la serpe et très pointillistes formulées dans le feu des soirées électorales et les analyses plus patientes construite sur les données exhaustives quelques semaines plus tard, on a pu observer des écarts d’analyses significatifs. Comment les transposer au prochain grand rendez-vous, la présidentielle de 2027 ? Grand spécialiste de la science électorale, Emmanuel Rivière regarde avec acuité les premiers chiffres parus dans La Tribune dimanche dernier. Déjà de quoi nourrir proposer aux lecteurs de Sans Doute une analyse originale.

« EXTREMISMES LAMBDA »-CINQUIEME ET DERNIERE PARTIE

Un mardi soir de novembre 2025, dans une librairie déserte du 20ème. Victor et Sophia se rencontrent lors d’un débat raté. De la collision de leurs cynismes naît une idée folle : créer deux faux mouvement politiques aux extrêmes opposés pour révéler l’absurdité du système. Le « pacte des extrêmes lambda » est signé en état d’ivresse lucide. Marc est témoin.

Voici donc la cinquième et dernière partie de de la fable de Frédéric Arnaud-Meyer, comme un récit d’anticipation de la prochaine élection présidentielle, dans une France malade de sa classe politique, obsédée par les réseaux sociaux et perdue devant les potentialités de l’intelligence artificielle… Un texte publié en exclusivité pour les lecteurs de Sans Doute, qui nous l’espérons vous aura fait sourire, réfléchir et méditer sur l’état de notre démocratie,et plus largement de notre société, sur la valeur de la parole politique et surtout sur ce qui nous unit plus que ce qui nous divise.

NEWSLETTER

Inscrivez-vous !