Lycéens : ce mouvement qu’on n’a pas vu venir.

Deux lycées de région parisienne, puis en un rien de temps la France entière : pas de loi à retirer, pas d’étincelle identifiable, et pourtant un mouvement que presque personne n’a vu venir. Les images de violences saturent les écrans et brouillent la lecture trop souvent politisée à droite comme à gauche, mais elles ne sont ni l’essence ni la cause de cette colère. Classes surchargées, enseignants absents, Parcoursup : rien de nouveau dans les mots d’ordre des lycéens. Ce que dit l’étude menée auprès de plus de 3 000 jeunes l’est davantage : le premier mot qu’ils choisissent pour se décrire est « stressés ». Les adultes guettaient une fronde sur la « fin du mois ». Les lycéens ont mis la « fin du monde » à l’ordre du jour. Emmanuel Rivière, notre spécialiste des études d’opinion, appelle à les écouter, en exclusivité pour Sans Doute.

D’un scrutin à l’autre, ou comment faire entrer des ronds dans des carrés

La lecture des résultats des élections municipales a donné lieu à de multiples interprétations soulignant ainsi la difficulté de l’exercice. Entre les impressions un peu à la serpe et très pointillistes formulées dans le feu des soirées électorales et les analyses plus patientes construite sur les données exhaustives quelques semaines plus tard, on a pu observer des écarts d’analyses significatifs. Comment les transposer au prochain grand rendez-vous, la présidentielle de 2027 ? Grand spécialiste de la science électorale, Emmanuel Rivière regarde avec acuité les premiers chiffres parus dans La Tribune dimanche dernier. Déjà de quoi nourrir proposer aux lecteurs de Sans Doute une analyse originale.

N’opposons pas la volonté populaire à l’Etat de droit 

La peine d’inéligibilité prononcée en première instance contre Marine le Pen dans l’affaire des assistants parlementaires domine le débat politique de ce début du mois d’avril, et l’un des aspects de ce débat consiste à interroger le principe de l’inéligibilité et de son exécution provisoire comme attentatoires à la souveraineté populaire en restreignant la liberté de choix des électeurs.

Gouverne-t-on autour des sentiments ?

Un vieil adage dit que l’on ne fait pas de bonne politique avec de bons sentiments. Doit-on pour autant faire de la politique, et plus encore gouverner, avec des sentiments négatifs, ou des sentiments tout court ? Le Premier ministre a provoqué de fortes réactions en évoquant sur LCI, à propos de l’immigration, un « sentiment de submersion ». Puisqu’ici ce sont beaucoup les mots qui font débat, il importe d’en restituer la teneur exacte.

Quelques petites erreurs à ne pas commettre dans l’interprétation de la victoire de Donald Trump

Comme le pire n’est jamais sûr, il nous fallait terminer cette série « Spéciale élections USA » par la conviction que notre destin n’appartient pas aux autres. Spécialiste de l’opinion publique, enseignant à Paris 1 Sorbonne et à Sciences Po. Emmanuel Rivière voit, au bout du compte, plusieurs enseignements. Le plus essentiel étant de terminer ce que Trump « number one » a commencé sans même s’en rendre compte : provoquer une réelle unification de l’Union Européenne. Souhaitons que, de la part de nos gouvernants, ce ne soit pas qu’un vœu pieux.

Dette et déficit : avant tout un problème de crédit 

Les déclarations du Premier ministre visant à déciller les yeux des Français ont porté leurs fruits… pour l’instant ! Car le plus dur commence. Les « gaulois réfractaires » sommeillent toujours sous l’apparence d’une acceptation pourtant fragile. Comme à chaque fois revient l’idée que les efforts sont à faire chez le voisin. Dans sa contribution, Emmanuel Rivière nous donne des clés de compréhensions nécessaires à cet imbroglio.

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