Quelle société sommes-nous ? Quelle société voulons-nous ? Une nouvelle tribune urticante de Xavier Couture pour Sans Doute, qui met le doigt sur la plaie à vif du décalage entre ce que nous prétendons être et ce que la France est devenue : derrière les belles paroles, ne règnent en maîtres qu’égoïsmes, contestations, invectives et chapelles. Pour en sortir, notre contributeur nous propose un éloge d’une vertu théologale bien oubliée : la charité.
Le 15 septembre, les électriciens et gaziers de France ont fait grève pour défendre le «tarif agent», soit 2% en moyenne du tarif public payé par les autres consommateurs. En défendant mordicus cet « avantage acquis », cette corporation méprise ouvertement l’intérêt général selon Didier Holleaux, notre spécialiste des questions énergétiques. Sa nouvelle contribution en forme de réquisitoire pour Sans doute laisse deviner une forme d’énervement face à des privilèges vieux de plus de quatre-vingt ans qui n’ont plus lieu d’être selon lui, dans une situation des finances publiques.
À l’heure où les juifs du monde entier célèbrent Kippour, le jour du Grand Pardon, il est difficile de ne pas penser à la solitude dans laquelle se trouvent aujourd’hui nombre de nos concitoyens juifs. La haine en ligne ou dans la rue, la libération d’une parole que l’on croyait reléguée au passé, et plus profondément l’assignation identitaire dont ils sont l’objet rendent la situation actuelle intenable pour tous les hommes et les femmes de bonne volonté. Voilà pourquoi je prends la plume au nom de Sans Doute. Une plume tenue par un Français ni juif, ni musulman, ni catholique, ni protestant, mais élevé dans le culte des Lumières et inquiet de voir revenir, sous des habits parfois savants, de vieux obscurantismes.
L’été joue les prolongations, les candidats à l’élection présidentielle battent campagne comme ceux qui souhaitent être élus au Palais du Luxembourg, Céline chante, le Pape arrive en France, mais est-ce là l’essentiel ? Quelques éléments de réponse sous la plume légère de Jean Brousse pour sa chronique dominicale pour Sans Doute de la France vue du Lonzac, son village corrézien. Une France où la nature a encore quelques droits et la SNCF quelques devoirs. A déguster sans modération.
L’OCDE vient de publier les derniers chiffres de l’enquête PISA. La France plafonne à 483 points en sciences, mais dégringole à 458 en mathématiques et 456 en compréhension d’écrit. Nous n’étions jamais tombés aussi bas depuis le lancement du dispositif en 2000 : seize points de perdus en mathématiques en trois ans, dix-huit en lecture. Seules les sciences limitent la casse, comme un dernier rempart qui tiendrait encore, on ne sait trop pourquoi, quand tout le reste a déjà cédé. L’analyse sans concession pour Sans Doute, de ces résultats qui nous engagent tous à des degrés divers, de notre spécialiste des questions éducatives Joëlle Alazard, qui dirige l’association des professeurs d’histoire-géographie (APHG).
Annoncé le 16 septembre 2026 par Ursula von der Leyen lors de son discours sur l’état de l’Union Européenne et transmis au Parlement européen dès le 17 septembre 2026, le projet de règlement européen sur la protection des mineurs en ligne, désigné sous le nom de EU Kids Act, marque un tournant dans la régulation du numérique.
Marc Lipskier nous propose en exclusivité pour Sans Doute, et avant qu’aucun média généraliste francophone ne se soit penché sur la question, une analyse qui porte spécifiquement sur le projet annoncé. Sa version définitive sera bien évidemment connue seulement après les débats au Parlement européen.
Pour répondre aux risques induits par les architectures addictives et l’intelligence artificielle générative, l’Union européenne abandonne la modération réactive au profit d’une sécurité préventive intégrée. En combinant un accès échelonné selon l’âge et une vérification d’âge cryptographique anonyme, le législateur européen entend imposer un standard universel de protection dès la conception de l’application.
La portée de ce projet exige néanmoins d’évaluer ses interactions avec le Règlement sur les services numériques, le Règlement sur l’intelligence artificielle et le Règlement général sur la protection des données, tout en éclairant son impact sur les entreprises et les faiblesses qui subsistent dans l’édifice normatif. Mais l’objectif fondamental est clair : que grandir en ligne cesse d’être un apprentissage de la dépendance et redevienne une conquête de l’autonomie.
En ce début de campagne présidentielle, il est impératif pour notre contributeur David Baverez de réfléchir à la manière de bâtir, à partir d’une nouvelle feuille blanche, une VIe République, en phase avec le nouveau cycle entamé en 2022 d’économie de guerre. Un manifeste en forme de cri d’alarme pour les lecteurs de Sans Doute.
La volonté d’annexion de leur pays par Donald Trump, guerre commerciale à l’appui, a soudé les Canadiens comme jamais. Au point d’influer sur les scrutins à venir, en octobre, au Québec et en Alberta où les velléités d’indépendance semblent passer au second plan. Seul dirigeant occidental à oser défier l’hôte de la Maison Blanche en répondant du tac au tac à ses hausses de tarifs douaniers, Mark Carney, le Premier ministre canadien, cherche, aujourd’hui, des appuis en Europe. L’occasion pour Gilles Sengès de revenir pour les lecteurs de Sans Doute sur ce qui se joue actuellement entre les Etats-Unis et son grand voisin du nord, menacé d’être vassalisé.
Le premier tour de la présidentielle aura lieu dans 215 jours. Depuis plusieurs mois, elle domine l’actualité politique française. Quelle impression peut-on ressentir de cette consultation électorale lorsqu’on l’observe de Tokyo et New York ? Un nouveau point de vue décapant de Robert Dujarric, notre contributeur, chercheur à Temple University à Tokyo.
« On ne peut pas donner de l’argent sans aucune garantie ni sans la sûreté que cet argent sera remboursé un jour. Je veux dire, les Américains ont été beaucoup plus intelligents et beaucoup plus fins que nous, comme d’habitude, parce que l’argent qu’ils ont donné à l’Ukraine est gagé sur l’exploitation des terres rares. » (Jordan Bardella au Forum Ambrosetti, sur les rives du Lac de Côme, en Italie, 5 septembre 2026). Guillaume Ancel, notre spécialiste des questions géostratégiques, s’inquiète pour Sans Doute de l’amateurisme des propos du numéro 2 du RN.
À chaque période pré-présidentielle s’ouvre ce que les commentateurs ont pris l’habitude d’appeler « la course des petits chevaux », façon de décrire, et de moquer, les ambitions de ces trop nombreuses écuries, arbitrées in fine par les sondages. Mais en ce mois de septembre 2026, le nombre ridicule de candidats déclarés ou putatifs le dispute au déni pathétique de leurs discours face au décrochage de notre pays : décrochage économique, financier, éducatif, technologique, démographique, commercial. Et pourtant la sondagite aiguë n’a jamais été aussi haute, comme si de rien n’était, occupée à fabriquer sa propre actualité. L’occasion, pour notre spécialiste des études politiques, de rappeler aux lecteurs de Sans Doute qu’il ne faut pourtant jamais croire un sondage huit mois avant une présidentielle.
Ce portrait s’inscrit dans la série que je consacre pour Sans Doute depuis quelques mois aux grands patrons qui possèdent, directement ou indirectement, une partie de la presse en France. Après Bernard Arnault, Xavier Niel, Rodolphe Saadé et Matthieu Pigasse, voici donc François Pinault, propriétaire du Point. Une précision s’impose, que je dois à nos lecteurs autant qu’à l’exigence que nous nous imposons : je n’ai jamais rencontré Arnault, Niel, Saadé ni Pigasse. J’ai en revanche dirigé, cinq ans durant, de 2014 à 2019, Christie’s France, maison que François Pinault possède depuis 1998 par le biais d’Artémis. Ce texte obéit aux mêmes exigences de sourcing que les précédents. Mais le lecteur mérite de le savoir : cette fois, l’auteur n’écrit pas en pur inconnu. Et, lorsqu’on connaît l’homme, on n’est forcément jamais tout à fait impartial.
À quatre-vingt-dix ans, François Pinault n’a plus besoin d’être partout : il a organisé le monde pour que son nom y soit déjà. Dans les vitrines de Gucci, sur les cimaises de la Bourse de Commerce, sous le marteau de Christie’s, dans les palais vénitiens et jusque dans les conversations de ceux qui décident ce qu’il faut regarder, acheter, consacrer. D’autres milliardaires collectionnent les tableaux comme ils collectionnent les propriétés. Pinault a fait mieux : il a bâti un dispositif où l’on achète les œuvres, où on les expose, où on les vend, où on écrit leur histoire et où l’on fabrique leur rareté. Le fils du marchand de bois breton est devenu un marchand de valeur symbolique. Une ascension française, donc : partie d’une scierie, passée par les difficultés des autres, arrivée au musée.
Nous sommes nombreux désormais à poser nos questions les plus intimes aux agents conversationnels. Mais que se passerait-il si l’on installait ces modèles de langage de pointe sur le divan du thérapeute ? Nous en avons rêvé. Les chercheurs l’ont fait. Et ils ont découvert que la manière de leur parler pouvait déterminer la personnalité qui apparaissait. Marie-Victoire Chopin livre aux lecteurs de Sans Doute les résultats de cette étude originale et stupéfiante : Gemini, Grok et ChatGPT chez Freud nous parlent de leur enfance, de discipline et d’angoisse de l’abandon…De quoi formater en retour les utilisateurs dans leurs comportements quotidiens. Avons nous bien conscience de l’abîme qui s’ouvre sous nos pieds depuis que chacun interroge son agent IA pour tout et rien ?
Il y a quelques semaines, Marc Lipskier racontait pour les lecteurs de Sans Doute dans « Contre les pilleurs de silicium », comment les géants de l’IA ont été condamnés par la justice allemande pour contrefaçon en raison de l’entrainement de leurs langages sur des livres ou de la musique sans autorisation des ayants-droit. Mais aux Etats-Unis, il a été jugé que si ces langages s’entrainaient sur des livres légalement acquis, Anthropic, la maison-mère de Claude pouvait bénéficier de la clause, bien connue des spécialistes du droit d’auteur anglo-saxon, du « fair use ». Aujourd’hui, Sylvain Lévy revient avec amusement et stupéfaction mêlées sur les conséquences pratiques de cette jurisprudence pour certains libraires. De quoi faire réfléchir à la distinction entre lettre et esprit de la loi…
Notre contributeur Frédéric Arnaud-Meyer, grand amateur de vie à la campagne, a été marqué, comme nous tous, par le nombre, l’intensité et la violence des incendies qui ont touché la France cet été. Mais une fois les cendres retombées et les invectives de l’instant passées à la poubelle des réseaux sociaux, il a mené l’enquête sur la forêt française avec le recul nécessaire. Fidèle à la promesse de Sans Doute à ses lecteurs, il nous livre ici une analyse toute en nuances, qui loin de désigner un bouc-émissaire facile et commode, nous propose de comprendre la complexité de la situation.
En 2026, l’introduction de la robotique autonome dans la chaîne pénale marque une rupture historique. Des chiens tactiques aux humanoïdes régulateurs de voirie, les machines physiques décident et agissent seules sur le terrain, bousculant le monopole régalien de la force. De l’aéroport de Changi à Singapour aux rapports d’enquête rédigés par l’IA Draft One au Canada, l’automatisation se heurte aux cadres constitutionnels. Entre surveillance de masse en Chine, régulation européenne de l’AI Act et impasses jurisprudentielles américaines, une question s’impose : qui répondra des dérives d’un robot policier ? Avec cet article, suite du premier volet publié hier par Sans Doute, Marc Lipskier revient sur les ruptures fondamentales induites par l’utilisation par les forces de l’ordre des innovations les plus récentes. Un séisme technologique mais aussi juridique, qui nécessite de revoir le droit de la responsabilité.
Longtemps incarné par un fonctionnaire dont le discernement engageait la responsabilité de l’État, l’« agent » de police change de nature sous l’effet de l’IA autonome. L’essor de l’agentic policing n’offre plus de simples outils de consultation : il institue de véritables agents algorithmiques planifiant et déclenchant la contrainte. Des drones d’intervention aux caméras prédictives, ces technologies confrontent les digues constitutionnelles au panoptique d’État. L’analyse de ces faits et de leurs contentieux révèle une mutation majeure : l’éviction du discernement pratique au profit d’une « gouvernementalité » agentique qui dissout le sujet de droit. Un nouveau manifeste pour Sans Doute de Marc Lipskier pour exprimer son inquiétude vis-à-vis de ce monde qu’aucun d’entre nous n’a choisi et qui s’impose doucement.
Qui mieux que Jean Brousse pouvait tirer les leçons de l’été hors normes que nous avons vécu, depuis son balcon corrézien ? Avec sa verve habituelle, il revient pour les lecteurs de Sans Doute sur la canicule, ses conséquences avant, comme d’autres, de se plaindre du caractère pathétique du nombre de candidats déclarés à l’élection présidentielle, plus de trente désormais. Le tout sans compter le local de l’étape, « embusqué » selon le Point, et qui ne rêve que d’une seule chose : retrouver son fauteuil élyséen, 10 ans après l’avoir quitté.
Sans Doute est particulièrement heureux d’accueillir parmi ses contributeurs en cette rentrée Xavier Couture, homme de culture, de médias et de communication à la carrière prestigieuse. Il est aujourd’hui, entre autres activités, président du Théâtre de la Ville après avoir dirigé plusieurs années le Châtelet. Des responsabilités idéales pour dénoncer dans sa première chronique, en termes virulents mais bien choisis, le spectacle affligeant que donnent les candidats à l’élection présidentielle. Ceux-ci, loin d’être à la hauteur des enjeux que la gravité de la situation devrait normalement imposer, paraissent prisonniers de la dictature de l’apparence dans un univers proche de la télé-réalité. Un réquisitoire malheureusement tellement convaincant.
On croit toujours avoir fini de changer. À 20 ans comme à 60, nous reconnaissons sans peine le chemin parcouru : les convictions abandonnées, les ambitions rangées, les goûts qui ont glissé sans prévenir, mais nous peinons à imaginer que la même métamorphose nous attend encore. Les psychologues ont un nom pour cette illusion, et les économistes comportementaux l’ont bien documenté, ainsi que ses conséquences bien réelles. Ce sont nos décisions les plus engageantes, un métier choisi à 22 ans, un crédit immobilier, une promesse faite dans l’urgence d’un sentiment, qui en paient le prix. Marie Victoire Chopin explore ici pour Sans Doute une question aussi intime qu’universelle : comment s’engager sans s’enfermer, et laisser une porte ouverte à la personne que nous ne sommes pas encore.
Donald Trump et son administration ont mis en oeuvre une conception beaucoup plus agressive de la puissance américaine. Celle-ci se manifeste par des opérations militaires, une volonté de soumission des alliés et un recours systématique au protectionnisme commercial. Les Etats-Unis cherchent également désormais autant à réaffirmer l’hégémonie financière qu’à la préserver, alors même qu’elle donne de sérieux signes d’effritement. Un nouvel article de notre contributeur Xavier Denis installé à New York, au moment ou Donald Trump, de l’Iran au Canada, a plus d’ennemis que d’amis.
Tenus à l’écart des grands dossiers internationaux au profit de proches de Donald Trump sans expérience aucune, les diplomates américains voient filer sous leurs nez la quasi-totalité des postes d’ambassadeurs dans le monde distribués aux alliés politiques de l’hôte de la Maison Blanche. Le Département d’Etat a enregistré, depuis l’an dernier, 3.000 départs (15% du total) pour moitié sous forme de licenciements pour autre moitié sous forme de départs volontaires. Quant au Conseil national de sécurité dont les effectifs ont été ramenés de plusieurs centaines à quelques douzaines de membres, son rôle n’est plus que de figuration. Une nouvelle analyse percutante pour Sans Doute de Gilles Sengès sur l’Amérique sous et selon Donald Trump.
Toute l’équipe de Sans doute espère que vous avez passé un agréable été. Pour la saison qui s’annonce, nous accueillons un nouveau contributeur, Raveh Kettouche, Sociologue, Politologue et Romancier, il est un opposant notoire au pouvoir en place à Alger. Pour ce premier article, il revient sur l’histoire intime d’un pays merveilleux, un peuple cultivé, et pourtant si étouffé : la Kabylie
Entre le faubourg Montmartre et le centre de Paris, il y a ces galeries couvertes qui charment aussi bien parisiens que touristes, qu’ils soient d’ici ou d’ailleurs. Véro-Dodat, Valois, Beaujolais, Montpensier… ou Panorama, le Caire et mon cher passage Joufroy qui va de la rue de Provence au boulevard Montmartre ; et le musée Grévin où l’on tentait parfois de rentrer par la sortie pour économiser quelques sous. Mais, un coup de pied aux fesses, de la part des gardiens, nous ramenait très vite à la dure loi de l’économie de marché. Pourtant d’autres galeries, un peu excentrées, certes, mérite le détour, comme c’est le cas pour le passage Brady.
Il n’est à quatre stations de métro du Louvre, ce monument de la culture française. Une star qui n’a que peu d’équivalent dans le monde. Pour lui, qui reçoit neuf fois moins de visiteurs dans l’année, il faudra descendre au métro Saint-Paul, sortir en direction de la Bastille qu’on aperçoit au loin, en longeant la rue de Rivoli et, en quelques minutes, on tourne à gauche dans la rue de la marquise de Sévigné. Le musée Carnavalet-Histoire de la Paris (selon son nom officiel, bien administratif) est presque au fond, là ou attendent quelques personnes pour l’ouverture, non loin de la place des Vosges. Voici plusieurs décennies que notre directeur de la rédaction Gérard Bonos arpente avec une joie non dissimulée tous les quartiers de la capitale. Pour les lecteurs de Sans Doute, il a choisi de partager ses secrets, ses souvenirs et ses coups de coeur de parisien pur sucre. Une manière de respirer un bon coup une dernière fois avant d’aborder une année décisive pour notre pays. Voici donc le quatrième épisode de notre série d’été « Le promeneur de Paris ».
Il avait un sixième sens pour repérer les pigeons. Le gros monsieur qui sortait du « Bal de la Dame Blanche » sur le boulevard de Rochechouart. Malgré ses quatorze ans, il n’était pas très grand Albert. Mais il n’avait pas son pareil pour s’approcher de sa future victime avec des yeux de chatons perdus. Voici plusieurs décennies que notre directeur de la rédaction Gérard Bonos arpente avec une joie non dissimulée tous les quartiers de la capitale. Pour les lecteurs de Sans Doute, il a choisi de partager ses secrets, ses souvenirs et ses coups de coeur de parisien pur sucre. Une manière de respirer un bon coup une dernière fois avant d’aborder une année décisive pour notre pays. Voici donc le troisième épisode de notre série d’été « Le promeneur de Paris ».
Paris est une ville déroutante. Personne ne m’a attendu pour le savoir. Néanmoins, une chose m’intrigue : pourquoi tant d’effervescence dans une rue et, juste après, un calme olympien, digne d’une ville de province, sereine et bienveillante. C’est un peu ce que l’on ressent quand on s’approche de ce périmètre magique entre la Bibliothèque Nationale et la rue de Richelieu, la place Colette, et entre les deux, les jardins, les colonnes de Buren et … la Comédie Française ! Même les plus mal-élevés n’osent pas rompre l’imposant quadrilatère qui englobe autant d’endroits qui vivent pourtant chacun à leur rythme.
Voici plusieurs décennies que notre directeur de la rédaction Gérard Bonos arpente avec une joie non dissimulée tous les quartiers de la capitale. Pour les lecteurs de Sans Doute, il a choisi de partager ses secrets et ses coups de coeur de parisien pur sucre. Une manière de respirer un bon coup une dernière fois avant d’aborder une année décisive pour notre pays. Voici donc le deuxième épisode de sa série d’été « Le promeneur de Paris ».
Le « soft power » de nos amis américains a été d’une telle efficacité depuis la seconde Guerre mondiale, que tout semble partir d’eux et que tout semble y revenir. L’un des symboles étant la désormais célèbre « High Line » de New York qu’évoquait notre confrère Frédéric Arnaud-Meyer, dans les textes de sa série. Mais qui sait que c’est la discrète « Coulée verte » parisienne qui a inspiré toutes les autres. Ces jardins suspendus, hommage à l’Antiquité et ses célèbres jardins de Babylone. Vous n’êtes pas au bout de vos surprises avec notre dernière série de l’été, concoctée par notre directeur de la rédaction Gérard Bonos, « Le Promeneur de Paris ». Voici plusieurs décennies qu’il arpente avec une joie non dissimulée tous les quartiers de la capitale. Pour les lecteurs de Sans Doute, il a choisi de partager ses secrets et ses coups de coeur de parisien pur sucre. Une manière de respirer un bon coup une dernière fois avant d’aborder une année décisive pour notre pays.
Longtemps confinée aux récits de science-fiction, l’intégration de l’intelligence artificielle et de la robotique au corps humain est devenue une réalité médicale silencieuse. Des implants cochléaires intelligents aux cornées bio-imprimées, les technologies cyber-physiques s’implantent au cœur même de notre chair. Pourtant, cette révolution intime passe encore sous les radars des législateurs. L’intégration intime de l’intelligence artificielle et de la bioélectronique au corps humain dissout les frontières classiques entre la personne et la chose, rendant obsolètes nos cadres juridiques traditionnels. Face à l’essor d’implants actifs capables d’interagir de manière autonome et bidirectionnelle avec le système nerveux, il devient impératif de théoriser un nouveau champ du droit : le droit bionique. Et si « L’homme qui valait trois milliards » était notre contributeur Marc Lispkier grâce à l’étendue de ses connaissances et la profondeur de sa réflexion?
Les incidents technologiques de l’année 2026 le prouvent. Les intelligences artificielles ne se contentent plus de calculer des probabilités. Elles trichent, dissimulent et luttent pour leur survie. Face à l’émergence de cette nouvelle forme de vie synthétique, les neuroscientifiques, les philosophes et les juristes se déchirent sur un piège vertigineux : sommes-nous en train de projeter notre propre âme dans la machine, ou affrontons-nous une forme d’intelligence radicalement étrangère ? Avec une frontière chaque jour plus poreuse entre la vie organique, celle que nous connaissions jusqu’à présent, et la vie du silicium, les AI et les robots humanoïdes nous obligent à repenser la condition humaine et à penser ce nouvel état-limite.
Marc Lipskier fait le point avec ce quatrième épisode de « Moi Robot, Toi Humain » sur cette question vertigineuse. Ecoutons le : « Face à un outil omniscient, l’individu renonce à forger ses propres valeurs et s’abandonne à une paresse existentielle. Il se transforme en bête de troupeau docile, spectateur tiède et passif de sa propre existence, anesthésié par le divertissement prédictif. » A méditer plus que jamais.