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ÉDITORIAL — J’ai 61 ans. Je suis de la génération « Touche pas à mon pote ». Une autre époque. Un autre siècle. Cette génération croyait benoîtement l’antisémitisme français enseveli dans les livres d’histoire, de Drumont à Vichy, à l’exception de quelques groupuscules nationalistes-révolutionnaires illuminés, de certains cercles catholiques intégristes et d’excités entourant Jean-Marie Le Pen ou Dieudonné, sans oublier bien sûr justement le fondateur du Front national. Elle croyait aussi que personne à gauche ne pouvait être antisémite depuis le ralliement de Jaurès à la cause dreyfusarde. Elle se trompait. Deux sondages Ifop de 2026 sonnent comme une alarme : chez les jeunes qui connaissent Alain Soral, ses idées ne sont plus marginales. À gauche, un tiers des personnes approuvent des propos qu’elles identifient elles-mêmes comme antisémites, autant qu’à droite. Le poison n’a pas disparu : il a changé de flacon. Extrême-droite, complotisme numérique, obsessions anticapitalistes, antisionisme parfois devenu haine des Juifs : l’antisémitisme circule, se travestit et prospère dans les aveuglements de chaque camp. Le nommer partout où il surgit, sans « mais » et sans alibi, ce n’est choisir aucun camp : c’est choisir la République. C’est pour cela que, directeur de la publication de Sans Doute, je prends à nouveau la plume sur ce sujet, au nom d’une intransigeance nécessaire sur nos valeurs.
Le thermomètre est cassé, la fièvre demeure.
Il y a des mots que l’on hésite à employer parce qu’ils semblent usés par l’histoire. «Lèpre» est de ceux-là. Il évoque une maladie qui gagne sans bruit, déforme les visages, anesthésie les consciences et finit par rendre acceptable ce qui, hier encore, aurait soulevé le cœur. C’est pourtant le mot qui vient lorsque l’on observe la France de 2026 : non pas saisie d’un seul bloc par la haine des Juifs, mais lentement habituée à ses signes, à ses sous-entendus, à ses excuses et à ses changements de costume.
Les faits interdisent la désinvolture. En 2025, 1 320 actes antisémites ont été recensés. Ils représentent 53 % de l’ensemble des faits antireligieux, alors que les Français juifs comptent pour moins de 1 % de la population. Les atteintes aux personnes (agressions, menaces, injures et haine en ligne) comptent pour 67 % de ces actes. La baisse par rapport à 2024 ne ramène donc pas la France à la normale : elle confirme un plateau historiquement élevé, installé depuis le 7 octobre 2023.
Dans le même temps, la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) constate que l’indice longitudinal de tolérance demeure élevé. Élaboré chaque année à partir d’un ensemble de questions posées sur l’acceptation des minorités (notamment religieuses, ethniques et immigrées), cet indicateur synthétique mesure l’évolution globale des préjugés et de l’ouverture à l’autre dans la société française. Plus il est élevé, plus les attitudes déclarées sont tolérantes.
Mais une moyenne nationale ne dit ni l’intensité de la haine dans certains groupes, ni sa capacité à passer à l’acte. La société française n’est pas devenue massivement antisémite. Elle laisse néanmoins se constituer des poches de radicalité, des habitudes de langage et des circuits de diffusion assez puissants pour empoisonner la vie quotidienne des Juifs. La haine n’a pas besoin d’être majoritaire pour être meurtrière. Elle a seulement besoin d’être tolérée, relativisée ou convertie en spectacle.
La « génération Soral » n’est pas un fantasme
L’étude Ifop réalisée pour Franc-Tireur du 2 au 5 octobre 2026 auprès de 3 092 adultes offre un autre thermomètre que l’indice de la CNCDH. Alain Soral est connu, au moins de nom, par 43 % des Français. Parmi ceux qui le connaissent, 13 % se disent proches de ses idées politiques, soit 6 % de l’ensemble de la population. On pourrait se rassurer de cette marginalité. Ce serait oublier le chiffre qui glace : cette proximité atteint 31 % chez les 18-24 ans qui savent qui il est, et 34 % chez les hommes de moins de 35 ans qui le connaissent.
Essayiste et vidéaste d’extrême droite, ancien membre du Front national et fondateur d’Égalité et Réconciliation, Alain Soral diffuse, notamment sur les réseaux sociaux, depuis des années un discours antisémite, négationniste et complotiste. Son casier judiciaire comptait 29 mentions entre 2014 et 2024. Il a notamment été condamné en France pour injures antisémites, provocation à la haine raciale, contestation de crimes contre l’humanité et apologie de crimes de guerre, puis de nouveau en 2025 à un an de prison ferme pour injures racistes et antisémites et provocation à la haine. Il est parti s’exiler en Russie début 2026 après que les autorités helvétiques ont émis un mandat d’arrêt contre lui. Il vivait en Suisse depuis 2019.
Il ne s’agit pas de prétendre qu’un tiers de la jeunesse française serait soralienne. Le sondage ne dit pas cela. Il dit quelque chose de plus précis et de suffisamment grave : dans la fraction des jeunes exposée à cet idéologue, l’adhésion n’est plus un phénomène folklorique. L’homme que l’on croyait relégué aux arrière-salles du Web continue d’offrir un récit total : les banques, la presse, les guerres, le féminisme, l’immigration, Israël, tout aurait une même clé cachée. Et derrière la serrure apparaît toujours le même visage. La haine du Juif.
Bardella : la dédiabolisation à l’épreuve des faits
C’est dans ce paysage que surgit l’affaire Jordan Bardella. Mediapart affirme avoir obtenu auprès de Meta une conversation radicalement antisémite de 2013, alors qu’il avait 17 ans, l’avoir fait authentifier par un commissaire de justice et avoir recoupé son contenu avec des éléments biographiques permettant d’en attribuer l’auteur à Jordan Bardella. Celui-ci nie, dénonce des montages et a engagé des procédures judiciaires. Au regard des éléments publiés, je considère l’enquête comme crédible et les messages antisémites révélés comme authentiques.
Dès lors, il est stupéfiant que les dirigeants du Rassemblement national puissent poursuivre leur stratégie de dédiabolisation comme si ces accusations gravissimes étaient secondaires. Elles ne le sont pas : elles touchent au rapport du président du parti aux Juifs, à la vérité de sa rupture avec l’héritage antisémite de l’extrême droite et, en définitive, à son aptitude à prétendre gouverner la République. Un démenti et des procédures ne constituent pas une réponse sur le fond. La justice tranchera selon son calendrier. Le jugement politique, lui, n’a pas à attendre pour exiger des explications.
Les Français, d’ailleurs, ne s’y trompent pas. Dans la seconde vague de l’enquête Ifop pour la Fondation Jean-Jaurès, réalisée du 2 au 6 octobre après les révélations de Mediapart, 48 % d’entre eux perçoivent de la haine envers les juifs chez les représentants du RN, soit 3 points de plus qu’en juillet. Et 62 % disent ne pas faire confiance à Marine Le Pen, 63 % à Jordan Bardella, pour combattre efficacement cette haine, des scores quasi inchangés. Son électorat, lui, resserre les rangs : 80 % de confiance chez les sympathisants RN (77 % en juillet). Dans un sondage Ifop pour LCI (6-7 octobre), 88 % d’entre eux se disent convaincus par ses explications et 55 % ne jugeraient « pas graves » ces écrits même s’ils étaient authentiques, alors que 74 % des Français les jugent graves s’ils sont avérés. Ces chiffres ne font pas du RN un bloc antisémite : ils disent que le soupçon est installé et que l’affaire l’a à peine entamé. On ne se dédiabolise pas par un changement de ton ou de costume : on le fait à l’épreuve des faits, et l’épreuve est là.

Quelque part en France en 2025…
À gauche, l’ambiguïté n’est plus un accident
L’enquête Ifop publiée par la Fondation Jean-Jaurès le 15 octobre 2026, intitulée « De Jordan à l’amer, quand l’antisémitisme infuse aussi les milieux de gauche« , menée en juillet auprès de 3 000 adultes puis complétée en octobre par une seconde vague, mesure des attitudes déclarées et des perceptions politiques. Elle n’autorise donc ni à essentialiser «la gauche» ni à confondre l’ensemble de ses électeurs avec ses fractions les plus radicalisées.
Ses résultats obligent néanmoins à regarder une ambiguïté devenue structurelle. LFI et Jean-Luc Mélenchon récusent toute accusation d’antisémitisme. Il faut l’entendre, mais aussi juger les actes et les mots. En mars 2025, LFI a retiré un visuel représentant Cyril Hanouna avec des codes rappelant les caricatures antisémites des années 1930. Certains responsables ont reconnu une erreur, tandis que Jean-Luc Mélenchon dénonçait surtout une offensive médiatique. Lorsque les incidents forment une série, les traiter toujours comme des cas isolés ne suffit plus.
Le même mois, Jean-Luc Mélenchon déclarait, à propos des propriétaires milliardaires de médias : « Le reste du temps, ils vous couperaient les cheveux pour en faire des édredons s’ils pouvaient. » L’image a suscité une accusation de référence à l’exploitation des corps des victimes juives par les nazis. Dénoncer la concentration de la presse et le pouvoir qu’y exercent les milliardaires est parfaitement légitime : je l’ai moi-même largement fait dans les colonnes de Sans Doute. Ce qui l’est beaucoup moins, c’est la manière choisie par Jean-Luc Mélenchon, lorsque les images employées réactivent, volontairement ou non, une mémoire antisémite.
Et voici que Jean-Luc Mélenchon franchit un degré supplémentaire. Au procès de Rima Hassan, il accuse le parquet d’agir « au nom du gouvernement » et la « macronie » de se montrer servile devant les demandes de Netanyahou. Qu’il conteste les réquisitions, c’est son droit. Qu’il suggère, sans apporter la moindre preuve, que la justice française recevrait indirectement ses ordres d’Israël, c’est autre chose. C’est remettre en circulation l’une des plus vieilles mécaniques du complot antisémite : un pouvoir juif ou israélien occulte, capable de dicter sa conduite à l’État, à ses magistrats et à ses institutions.
Le procédé est indigne. Il piétine l’indépendance de la justice, transforme une procédure contradictoire en machination étrangère et offre au soupçon antijuif le vernis d’une indignation politique. À force de voir la main de Netanyahou jusque dans le réquisitoire d’un procureur français, on ne défend plus une cause : on réveille un imaginaire toxique dont la gauche devrait être la première à rougir.
On peut dénoncer la concentration capitalistique sans suggérer une cabale, combattre la politique de Benyamin Netanyahou sans rendre les Juifs de France comptables de Gaza, et défendre les Palestiniens sans transformer « sioniste » en synonyme de conspirateur ou d’ennemi intérieur. Ces distinctions ne sont pas des raffinements de salon : elles sont la digue.
Mais il y a plus grave : le malaise dépasse les états-majors. Selon l’enquête pour la Fondation Jean-Jaurès, un tiers des personnes de gauche (33 %) approuve au moins un propos qu’elles identifient pourtant comme antisémite, contre 34 % à droite, 41 % chez les sympathisants du RN et 37 % spécifiquement chez ceux de LFI. La proportion atteint même 50 % chez les 18-24 ans. Le paradoxe est brutal : reconnaître le caractère antisémite d’un énoncé ne suffit plus toujours à le rejeter.
Cette indulgence s’accompagne d’une hiérarchie des périls : seuls 36 % des Français de gauche jugent forte la haine antijuive, contre 58 % pour la haine antimusulmane. Et 63 % citent la politique du gouvernement israélien parmi les causes déterminantes de l’antisémitisme en France. Que les décisions d’un gouvernement étranger deviennent une explication de la haine visant des citoyens français devrait alerter : expliquer peut ici glisser vers excuser.
D’autres résultats prolongent ce constat : 47 % des Français perçoivent de la haine envers les Juifs chez les représentants de LFI, et 41 % des Français de gauche voient dans « les comportements communautaires des Juifs eux-mêmes » une cause déterminante de l’antisémitisme, et même 49 % chez les sympathisants insoumis. Enfin, 25 % de ces derniers se disent prêts à voter pour un candidat ayant tenu des propos qu’ils jugent eux-mêmes antisémites. Lorsque le préjugé survit à sa propre identification, il s’installe dans la culture commune.
Un chiffre, pourtant, glace plus que les autres. Parmi les énoncés soumis par l’Ifop figurent deux slogans : « Sionistes hors de nos facs », « Sionistes hors de nos villes ». Il ne s’agit plus de critiquer un État, ni même une politique : il s’agit de réclamer l’exclusion de personnes de l’université et de la cité. Or 44 % des sympathisants insoumis se déclarent d’accord, comme 45 % de ceux de LO-NPA, contre 18 % des socialistes et des communistes ; 25 % des Français de gauche, et 36 % des moins de 25 ans de notre pays. Plus effrayant encore : 51 % des insoumis, et 61 % des sympathisants LO-NPA, jugent que ces slogans ne sont pas antisémites.
Autrement dit, près d’un sympathisant insoumis sur deux approuve que l’on chasse des gens de leur faculté, et plus de la moitié n’y voit aucune haine. Ce mot, « sioniste », que 13 % seulement des Français de gauche revendiquent pour eux-mêmes, et dont 35 % ne savent même pas s’il les concerne, suffit désormais à désigner l’indésirable, et à rendre l’exclusion pensable. Quand une catégorie que l’on ne sait pas définir devient une cible que l’on croit pouvoir expulser, ce sont toujours ceux qui n’ont pas la parole pour s’en défendre qui paient. Quand des étudiants juifs se demandent aujourd’hui s’ils sont visés, ce n’est pas de la paranoïa, c’est la réalité de la France de 2026.
Il faut toutefois refuser l’amalgame inverse : ces données dessinent moins une « gauche antisémite » qu’une gauche fracturée. Ainsi, 77 % des Français veulent que la lutte contre les actes antisémites figure dans la campagne présidentielle de 2027, une attente qui atteint 88 % chez les sympathisants socialistes comme écologistes. La demande de clarification existe donc au cœur même du camp concerné.
Trois sources, une même fable
L’antisémitisme contemporain coule de plusieurs sources. Il y a l’antisémitisme historique de l’extrême droite, obsédé par la nation prétendument défigurée, la banque, le cosmopolitisme et la « double allégeance ». Il y a l’antisémitisme islamiste, qui importe en France une guerre lointaine et transforme chaque français juif en soldat d’Israël. Il y a enfin un antisémitisme d’extrême gauche qui se croit immunisé parce qu’il parle au nom des dominés, mais qui recycle le Juif riche, puissant, médiatique et manipulateur sous le masque commode du « sioniste ».
Ces courants ne sont ni identiques ni interchangeables. Les confondre empêcherait de les combattre. Mais ils se rencontrent dans les mêmes carrefours numériques, partagent les mêmes images et finissent par raconter la même fable : derrière le désordre du monde se cacherait un groupe minuscule, coordonné, tout-puissant. Soral a précisément construit son influence sur cette jonction. Il a offert à des publics opposés un ennemi commun et une langue commune, celle du soupçon.
Cette convergence produit un effet politique redoutable : chacun utilise l’antisémitisme adverse comme permis de ne pas voir le sien. Le RN brandit les fautes de LFI pour effacer ses propres héritages. LFI exhibe le passé du RN pour transformer toute critique en diversion. Entre les deux, les Français juifs deviennent des accessoires de procès réciproques : protégés lorsqu’ils accusent l’adversaire, soupçonnés lorsqu’ils mettent en cause le camp qui prétend les défendre.
Le premier devoir consiste donc à refuser la compétition victimaire. La hausse simultanée des actes antichrétiens et antimusulmans rappelle qu’aucune haine ne doit être minimisée. Mais reconnaître toutes les haines n’oblige pas à diluer la singularité statistique du fait antisémite, rappelée plus haut : plus de la moitié des actes antireligieux recensés en 2025 visent des Juifs. L’universalisme n’est pas l’art de rendre les réalités indifférenciées : c’est la discipline qui oblige à regarder chacune d’elles sans préférence partisane.
Refuser les alibis, retrouver l’universel
Que faire ? D’abord cesser de négocier avec les faits. Aucun responsable politique ne devrait pouvoir opposer son engagement passé, son appartenance partisane ou ses amitiés juives à une parole présente. Une image antisémite reste antisémite lorsqu’elle vient de la gauche. Un fantasme de domination juive reste antisémite lorsqu’il est attribué à une figure de droite. Un Juif agressé reste une victime, quels que soient ses choix électoraux ou son opinion sur Israël.
Cette exigence doit aussi devenir interne. 45 % des Français de gauche reconnaissent que des propos antisémites sont parfois minimisés dans leur propre camp, surtout parmi les électeurs de gauche modérée (59 % chez les écologistes, 53 % chez les socialistes), beaucoup moins chez les insoumis (31 %). Ce constat ne réclame pas un procès collectif, mais une règle simple : aucun combat juste, antiraciste, social ou propalestinien, ne peut servir de sauf-conduit à un préjugé antijuif.
La défiance des Français, elle, ne fait pas de détail : 75 % ne font pas confiance à Jean-Luc Mélenchon pour combattre efficacement la haine envers les juifs, à peine moins qu’à Éric Zemmour (76 %), y compris 58 % des Français de gauche. Ce chiffre, rapproché de ceux relevés plus haut pour le RN, dit moins une équivalence doctrinale qu’une faillite de crédibilité.
Quand on attaque les Juifs, on éprouve la République
Nous n’avons pas à choisir entre l’antisémitisme brun et l’antisémitisme rouge, entre la haine nationaliste et la haine travestie en émancipation. Nous avons à les désigner ensemble, à les combattre séparément et à protéger sans condition ceux qu’ils visent. Car la question n’est pas de savoir si les Juifs sont encore en sécurité en France comme une communauté à part. La question est de savoir si la France demeure la France quand ses citoyens juifs apprennent à cacher un prénom, une étoile ou une mezouza, ou qu’on ne peut plus enseigner la Shoah dans certains collèges.
Le réveil républicain commence par une phrase sans « mais » : l’antisémitisme est un crime contre des personnes et une maladie de la démocratie. Partout où il paraît, quel que soit celui qui parle, nous devons lui fermer la porte.
Sources :
Noé Fridman et François Kraus, « De Jordan à l’amer… Quand le poison de l’antisémitisme infuse aussi les milieux de gauche », Fondation Jean-Jaurès, enquête Ifop menée du 9 au 15 juillet 2026 (3 000 personnes) et du 2 au 6 octobre 2026 (3 689 personnes), publication du 15 octobre 2026 ; sondage Ifop pour LCI, 6-7 octobre 2026 (1 000 personnes) ; étude Ifop pour Franc-Tireur, octobre 2026 ; ministère de l’Intérieur, bilan 2025 des actes antireligieux ; publications de Mediapart et comptes rendus de presse relatifs aux messages attribués à Jordan Bardella.

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