Extrême-droite

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Une situation pré-révolutionnaire en France

Émeutes des 17 et 18 octobre : derrière l’embrasement, quatre crises qui convergent. Financière, sociale, générationnelle, démocratique : Xavier Denis dresse pour Sans Doute le bilan d’un double quinquennat qui a méprisé les corps intermédiaires, laissé filer les comptes publics et perdu la jeunesse en chemin. Un réquisitoire sans concession, qui s’ouvre sur Gramsci et se clôt sur la perspective d’une crise institutionnelle, au moment où la CGT appelle à la grève générale pour début novembre et où les extrêmes, de Mélenchon à Le Pen, n’ont plus qu’à récolter. Comment éviter le pire dans ces circonstances…

La lèpre antisémite ne revient pas : elle n’est jamais partie

J’ai 61 ans. Je suis de la génération « Touche pas à mon pote ». Une autre époque. Un autre siècle. Cette génération croyait benoîtement l’antisémitisme français enseveli dans les livres d’histoire, de Drumont à Vichy, à l’exception de quelques nationalistes-révolutionnaires illuminés, de certains cercles catholiques intégristes et d’excités entourant Jean-Marie Le Pen ou Dieudonné, sans oublier bien sûr justement le fondateur du Front national. Elle croyait aussi que personne à gauche ne pouvait être antisémite depuis le ralliement de Jaurès à la cause dreyfusarde. Elle se trompait. Deux sondages Ifop de 2026 sonnent comme une alarme : chez les jeunes qui connaissent Alain Soral, ses idées ne sont plus marginales. À gauche, un tiers des personnes approuvent des propos qu’elles identifient elles-mêmes comme antisémites, autant qu’à droite. Le poison n’a pas disparu : il a changé de flacon. Extrême-droite, complotisme numérique, obsessions anticapitalistes, antisionisme parfois devenu haine des Juifs : l’antisémitisme circule, se travestit et prospère dans les aveuglements de chaque camp. Le nommer partout où il surgit, sans « mais » et sans alibi, ce n’est choisir aucun camp : c’est choisir la République. C’est pour cela que, directeur de la publication de Sans Doute, je prends à nouveau la plume sur ce sujet, au nom d’une intransigeance nécessaire sur nos valeurs.

La présidentielle française vue de loin.

Le premier tour de la présidentielle aura lieu dans 215 jours.  Depuis plusieurs mois, elle domine l’actualité politique française.  Quelle impression peut-on ressentir de cette consultation électorale lorsqu’on l’observe de Tokyo et New York ? Un nouveau point de vue décapant de Robert Dujarric, notre contributeur, chercheur à Temple University à Tokyo.

La Suisse, si différente et si semblable.

Le 14 juin, les électeurs helvétiques étaient appelés aux urnes pour répondre par oui ou par non à une « initiative populaire » intitulée « Pas de Suisse à 10 millions ! (Initiative pour la durabilité) ». Promue par l’UDC, le parti populiste, elle avait pour objet de plafonner sous certaines conditions la population du pays à 10 millions d’habitants. Le peuple a voté contre. On est là au cœur de la démocratie semi-directe, à laquelle la Suisse est très attachée et qui ne manque pas d’intriguer à l’étranger. Dans cette tribune pour Sans Doute, notre contributeur Fabrice Baumgartner, lui-même franco-suisse, sonde les véritables particularismes institutionnels suisses et la complexité de la relation helvétique avec l’Union Européenne sous pression permanente de l’UDC.

Trump et la présidentielle française

Qui ou quoi pour empêcher le Rassemblement National d’accéder au pouvoir en France en 2027 ? A 14 mois de la prochaine élection présidentielle, Robert Dujarric passe en revue pour Sans Doute les différents facteurs susceptibles d’enrayer la marche vers le pouvoir du parti d’extrême-droite. Il en arrive à la conclusion que Donald Trump est probablement le pire soutien que Jordan Bardella ou Marine Le Pen puissent espérer pour l’emporter…

L’antisémitisme recyclé

En ce début d’année 2026, en exclusivité pour Sans Doute, Dominique Schnapper partage son inquiétude sur les ravages d’un antisémitisme toujours plus présent et qui prend désormais à peine le soin de se cacher. Sous couvert d’ un « antisionisme » bien commode et d’autres oripeaux modernisés qui ne trompent personne, la vieille haine millénaire du juif progresse à nouveau. Il est temps de sonner le signal d’alarme et de se souvenir de la formule si juste de Frantz Fanon, « quand vous entendez dire du mal des juifs, dressez l’oreille, on parle de vous ».

L’Italie, base avancée du trumpisme en Europe ?

Dans sa campagne de ralliement de la droite radicale européenne, menée en 2018, Steve Bannon, le théoricien du mouvement Make America Great Again (MAGA), avait misé sur Matteo Salvini, le leader de la puissante Ligue du Nord, mais aussi sur Giorgia Meloni, dont le poids politique était alors très marginal sur la scène italienne. Pari payant car cette dernière est, aujourd’hui, au pouvoir.

Politique intérieure, extérieure et l’Ukraine !

La guerre russo-ukrainienne est un danger de première catégorie pour l’Europe.  Elle remet en cause l’ordre établi suite à la chute du mur de Berlin et de la libération de l’Europe centrale. Ce qui affermit les structures bâties dans les années qui suivirent la défaite du IIIe Reich en 1945. 

Mécontentement et méfiance sociale expliquent-ils le populisme ?

Dans une contribution pour le World Happiness Report 2025 ( World Happiness Report , chapitre 7 ), réalisée en collaboration avec Yann Algan (HEC, Cepremap), et Corin Blanc (Cepremap, Université Paris-Nanterre), nous expliquons comment le déclin du bonheur et de la confiance sociale, en Europe comme aux États-Unis, engendre une grande part de l’augmentation de la polarisation politique et des votes anti-système.

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