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Le premier tour de la présidentielle aura lieu dans 215 jours. Depuis plusieurs mois, elle domine l'actualité politique française. Quelle impression peut-on ressentir de cette consultation électorale lorsqu'on l'observe de Tokyo et New York ? Un nouveau point de vue décapant de Robert Dujarric, notre contributeur, chercheur à Temple University à Tokyo.
Fondamentalement, il n'y a rien d'exceptionnel en France. En Occident, à quelques exceptions près, l'extrême-droite est au pouvoir (Etats-Unis, Italie, République Tchèque), formellement ou informellement dans la coalition gouvernementale (Suède, Finlande, jusqu'à récemment Pays-Bas) ou était aux commandes il y a seulement quelques mois ou années (Brésil, Hongrie, Pologne, etc).
Dans d'autres, sa puissance électorale est passée de presque zéro à des scores qui étaient inimaginables (Royaume-Uni, Allemagne, Espagne). La France est donc dans ce qui est, malheureusement, une situation normale.
La puissance de l'extrême-gauche française est, elle, un phénomène relativement rare. Certains penseront aux Democratic Socialists of America (DSA, par exemple Bernie Sanders, Zoran Mamdani, Alexandria Ocasio-Cortez).
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