Impéritie, amateurisme complet, politique de Gribouille, naïveté… : les mots finissent par manquer pour qualifier la conduite des politiques extérieure et énergétique américaines par Donald Trump, perdu face à ses injonctions contradictoires. Il réussit néanmoins l’exploit d’atteindre pour ses électeurs l’exact contraire de ce qu’il leur avait promis. Ceux-ci doivent faire face à la hausse de l’essence, des prix en général et des taux d’intérêt. Tout ceci ne prêterait qu’à rire si les principales victimes des errements américains n’étaient les consommateurs européens, entreprises comme particuliers, qui doivent encaisser les différents chocs énergétiques sans perspective d’amélioration particulière. Et comme le souligne Didier Holleaux dans sa tribune pour Sans Doute, la situation pourrait même empirer si Trump mettait à exécution ses menaces d’embargo à l’exportation pour le gazole américain.
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Il pleut enfin, et l’automne s’installe avec ses désordres habituels. Du bar du Lonzac, son village corrézien, Jean Brousse observe cette rentrée où les averses réveillent les campagnes comme les nouvelles du monde réveillent les inquiétudes : les guerres qui grondent, la France qui s’agite et le pape qui la rassemble. Grèves, budget introuvable, pré-campagne présidentielle, Poutine et Trump : rien n’échappe à sa plume légère, pas même les débuts de Zizou chez les Bleus ni les secrets de la chasse aux champignons. Une chronique dominicale de notre troubadour de la ruralité, où l’on s’inquiète du monde en regardant tomber la pluie, à déguster sans modération mais au sec.
En tendant la main au Canada de Mark Carney en lui proposant pour son pays un statut de membre associé, l’Europe d’Ursula von der Leyen vient de propulser la géopolitique transatlantique dans une dimension totalement inédite. Un tournant dans l’histoire de l’Union européenne, et une manière de résister plus efficacement à la brutalité du Président des Etats-Unis. Une analyse enthousiaste mais lucide de notre spécialiste des questions européennes Sylvain Kahn.
La volonté d’annexion de leur pays par Donald Trump, guerre commerciale à l’appui, a soudé les Canadiens comme jamais. Au point d’influer sur les scrutins à venir, en octobre, au Québec et en Alberta où les velléités d’indépendance semblent passer au second plan. Seul dirigeant occidental à oser défier l’hôte de la Maison Blanche en répondant du tac au tac à ses hausses de tarifs douaniers, Mark Carney, le Premier ministre canadien, cherche, aujourd’hui, des appuis en Europe. L’occasion pour Gilles Sengès de revenir pour les lecteurs de Sans Doute sur ce qui se joue actuellement entre les Etats-Unis et son grand voisin du nord, menacé d’être vassalisé.
Le premier tour de la présidentielle aura lieu dans 215 jours. Depuis plusieurs mois, elle domine l’actualité politique française. Quelle impression peut-on ressentir de cette consultation électorale lorsqu’on l’observe de Tokyo et New York ? Un nouveau point de vue décapant de Robert Dujarric, notre contributeur, chercheur à Temple University à Tokyo.
« On ne peut pas donner de l’argent sans aucune garantie ni sans la sûreté que cet argent sera remboursé un jour. Je veux dire, les Américains ont été beaucoup plus intelligents et beaucoup plus fins que nous, comme d’habitude, parce que l’argent qu’ils ont donné à l’Ukraine est gagé sur l’exploitation des terres rares. » (Jordan Bardella au Forum Ambrosetti, sur les rives du Lac de Côme, en Italie, 5 septembre 2026). Guillaume Ancel, notre spécialiste des questions géostratégiques, s’inquiète pour Sans Doute de l’amateurisme des propos du numéro 2 du RN.
Donald Trump et son administration ont mis en oeuvre une conception beaucoup plus agressive de la puissance américaine. Celle-ci se manifeste par des opérations militaires, une volonté de soumission des alliés et un recours systématique au protectionnisme commercial. Les Etats-Unis cherchent également désormais autant à réaffirmer l’hégémonie financière qu’à la préserver, alors même qu’elle donne de sérieux signes d’effritement. Un nouvel article de notre contributeur Xavier Denis installé à New York, au moment ou Donald Trump, de l’Iran au Canada, a plus d’ennemis que d’amis.
Tenus à l’écart des grands dossiers internationaux au profit de proches de Donald Trump sans expérience aucune, les diplomates américains voient filer sous leurs nez la quasi-totalité des postes d’ambassadeurs dans le monde distribués aux alliés politiques de l’hôte de la Maison Blanche. Le Département d’Etat a enregistré, depuis l’an dernier, 3.000 départs (15% du total) pour moitié sous forme de licenciements pour autre moitié sous forme de départs volontaires. Quant au Conseil national de sécurité dont les effectifs ont été ramenés de plusieurs centaines à quelques douzaines de membres, son rôle n’est plus que de figuration. Une nouvelle analyse percutante pour Sans Doute de Gilles Sengès sur l’Amérique sous et selon Donald Trump.
Sans atteindre encore l’ampleur de la période du maccarthysme, l’anathème “communiste” est de retour aux Etats-Unis. Il est fréquemment utilisé par Donald Trump pour qualifier la nouvelle garde progressiste apparue dans la foulée du maire de New York, Zohran Mamdani. Ironie de la situation, c’est aussi une accusation dont est l’objet l’hôte de la Maison Blanche par ceux qui dénoncent sa politique étatiste en matière économique à l’image de la prise de participation, l’an dernier, de 10% dans le capital d’Intel, le champion national des semi-conducteurs alors en difficulté. Une analyse originale de Gilles Sengès pour Sans Doute du « revival » de ce qui a longtemps été, et est toujours, une forme d’excommunication du débat public aux Etats-Unis pour une grande partie de la population.
Que retirer du sommet de l’OTAN à Ankara la semaine passée ? En ce 14 juillet, jour de fête nationale et donc de défilé militaire, et alors que des études montrent que les lacunes des armées européennes ne leur permettraient que de tenir trois jours en cas d’offensive russe conventionnelle de haute intensité, existe-t’il des raisons d’espérer une amélioration de notre potentiel de défense ? Pour notre spécialiste des questions militaires Guillaume Ancel, si l’on se place du côté des symboles la réponse est clairement positive. En revanche il prévient les lecteurs de Sans Doute que si l’on aborde les aspects directement opérationnels, la réponse doit être beaucoup plus nuancée…attention à ne jamais confondre succès diplomatique et efficacité militaire.