Elections présidentielles

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Croissance potentielle : l’appauvrissement inéluctable des Français ? 

Ils promettent la baisse du chômage, la hausse du pouvoir d’achat, des martingales à chaque coin de meeting. Un seul chiffre manque à leurs programmes : 1 %, la croissance potentielle de la France. Un chiffre peu flatteur, que personne n’ose prononcer, et qui pèse pourtant plus lourd que toutes leurs promesses réunies. Car à 1 % contre 2 % outre-Atlantique, les intérêts composés font le reste : un décrochage de 34 % en vingt-cinq ans, et des Français qui renonceront un jour à des soins que d’autres pourront s’offrir. Bruno Alomar explique aux lecteurs de Sans Doute pourquoi la seule question qui vaille, travailler plus et mieux, est aussi celle qui rapporte le moins de voix.

Veillée d’armes, de tombes, de ceps et de châtaignes…

Alors que la concordance des luttes nous promets l’apocalypse dans une climat de violence qui paraît inextinguible, peut-on aller fleurir les tombes dont nous restons la seule mémoire ? Cette fois-ci, le florilège que propose nottre troubadour corrézien Jean Brousse deux fois par mois pour Sans doute, ressemble bien plus à un poème de Nerval ou de Lautréamont. À la douce nostalgie qu’il nous propose en général se substitut un regard plus sombre mais oh combien ressenti par une majorité de Français. Mais, le pire n’étant jamais sûr, des moments plus heureux reviendront vite.

Le pouvoir du « cringe »

Et si le malaise devenait une arme politique ? Depuis quelques semaines, Raphaël Glucksmann est la cible d’un qualificatif en vogue chez les jeunes internautes : « cringe ». Il faut comprendre gênant, embarrassant, le genre de comportement qui vous donne envie de regarder ailleurs, tant celui qui s’y livre semble ne pas mesurer l’effet qu’il produit. À force de susciter les moqueries sur les réseaux sociaux, le candidat social-démocrate serait-il en train de transformer son manque d’incarnation en atout électoral ? À l’heure où le buzz vaut parfois programme et l’autodérision capital politique, le pseudo-ridicule n’est plus un handicap. Et si, en politique aussi, le meilleur moyen de désamorcer la gêne était de la revendiquer ? Une analyse inédite et orginale d’Alban Saint-Joigny, notre spécialiste des tendances sur les réseaux sociaux.

60 ans après Barthes, le récit (de campagne) toujours sous analyse

C’est un texte majeur dont nous fêtons cette année les 60 ans. En 1966, avec son Introduction à l’analyse structurale des récits, publié dans le numéro 8 de la revue Communications, Roland Barthes contribue à poser les fondations d’une discipline que Tzvetan Todorov baptisera bientôt la narratologie. Alors que commence la campagne présidentielle, la grille d’analyse de Barthes reste si utile. Elle aide à comprendre comment un récit peut organiser notre lecture du réel, et même parfois la précéder. Un hommage percutant et bienvenu de Catherine Malaval pour les lecteurs de Sans Doute, à cet intellectuel qui avait si bien compris notre monde et ses travers.

Drôle de rentrée ?

L’été joue les prolongations, les candidats à l’élection présidentielle battent campagne comme ceux qui souhaitent être élus au Palais du Luxembourg, Céline chante, le Pape arrive en France, mais est-ce là l’essentiel ? Quelques éléments de réponse sous la plume légère de Jean Brousse pour sa chronique dominicale pour Sans Doute de la France vue du Lonzac, son village corrézien. Une France où la nature a encore quelques droits et la SNCF quelques devoirs. A déguster sans modération.

Le suicide de la Ve République.

En ce début de campagne présidentielle, il est impératif pour notre contributeur David Baverez de réfléchir à la manière de bâtir, à partir d’une nouvelle feuille blanche, une VIe République, en phase avec le nouveau cycle entamé en 2022 d’économie de guerre. Un manifeste en forme de cri d’alarme pour les lecteurs de Sans Doute.

La présidentielle française vue de loin.

Le premier tour de la présidentielle aura lieu dans 215 jours.  Depuis plusieurs mois, elle domine l’actualité politique française.  Quelle impression peut-on ressentir de cette consultation électorale lorsqu’on l’observe de Tokyo et New York ? Un nouveau point de vue décapant de Robert Dujarric, notre contributeur, chercheur à Temple University à Tokyo.

Les sondages, comme nouvelle Pythonisse

À chaque période pré-présidentielle s’ouvre ce que les commentateurs ont pris l’habitude d’appeler « la course des petits chevaux », façon de décrire, et de moquer, les ambitions de ces trop nombreuses écuries, arbitrées in fine par les sondages. Mais en ce mois de septembre 2026, le nombre ridicule de candidats déclarés ou putatifs le dispute au déni pathétique de leurs discours face au décrochage de notre pays : décrochage économique, financier, éducatif, technologique, démographique, commercial. Et pourtant la sondagite aiguë n’a jamais été aussi haute, comme si de rien n’était, occupée à fabriquer sa propre actualité. L’occasion, pour notre spécialiste des études politiques, de rappeler aux lecteurs de Sans Doute qu’il ne faut pourtant jamais croire un sondage huit mois avant une présidentielle.

Canicule, incendies, éclipse et… gouvernement !

Qui mieux que Jean Brousse pouvait tirer les leçons de l’été hors normes que nous avons vécu, depuis son balcon corrézien ? Avec sa verve habituelle, il revient pour les lecteurs de Sans Doute sur la canicule, ses conséquences avant, comme d’autres, de se plaindre du caractère pathétique du nombre de candidats déclarés à l’élection présidentielle, plus de trente désormais. Le tout sans compter le local de l’étape, « embusqué » selon le Point, et qui ne rêve que d’une seule chose : retrouver son fauteuil élyséen, 10 ans après l’avoir quitté.

La Galerie des Glaces

Sans Doute est particulièrement heureux d’accueillir parmi ses contributeurs en cette rentrée Xavier Couture, homme de culture, de médias et de communication à la carrière prestigieuse. Il est aujourd’hui, entre autres activités, président du Théâtre de la Ville après avoir dirigé plusieurs années le Châtelet. Des responsabilités idéales pour dénoncer dans sa première chronique, en termes virulents mais bien choisis, le spectacle affligeant que donnent les candidats à l’élection présidentielle. Ceux-ci, loin d’être à la hauteur des enjeux que la gravité de la situation devrait normalement imposer, paraissent prisonniers de la dictature de l’apparence dans un univers proche de la télé-réalité. Un réquisitoire malheureusement tellement convaincant.

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