Partager cet article
À chaque période pré-présidentielle s'ouvre ce que les commentateurs ont pris l'habitude d'appeler « la course des petits chevaux », façon de décrire, et de moquer, les ambitions de ces trop nombreuses écuries, arbitrées in fine par les sondages. Mais en ce mois de septembre 2026, le nombre ridicule de candidats déclarés ou putatifs le dispute au déni pathétique de leurs discours face au décrochage de notre pays : décrochage économique, financier, éducatif, technologique, démographique, commercial. Et pourtant la "sondagite" aiguë n'a jamais été aussi haute, comme si de rien n'était, occupée à fabriquer sa propre actualité. L'occasion, pour notre spécialiste des études politiques, de rappeler aux lecteurs de Sans Doute qu'il ne faut pourtant jamais croire un sondage huit mois avant une présidentielle.
Cette semaine, c’est pour Le Point et Le Figaro. La semaine d’avant, c’était pour Le Parisien et Le Journal du Dimanche. En cette rentrée éminemment politique, à 8 mois de l’élection présidentielle, tous les instituts de sondage sont sur le front. Ipsos, Ifop, Elabe, OpinionWay, Odoxa, Cluster17, Harris Interactive. La palme, peut-être, à Cluster17, particulièrement actif en ce début de séquence et se distinguant par sa méthode de mesure par cluster. Chaque jour charrie son lot de nouveaux sondages et de nouveaux candidats. De tests et de nouvelles configurations.
Jusqu’à présent, un consensus se dégage : celui de Marine Le Pen, qui domine largement chacune des études présentées. À ce stade-là, ce n’est plus vraiment ce qui intéresse les QG de campagne des différents candidats en lice, car il fait peu de doute que la candidate du Rassemblement National se hissera au second tour ; c’est davantage qui d’Édouard Philippe ou de Jean-Luc Mélenchon, au coude à coude selon les sondages, et les jours, ou Edouard Phillipe de Gabriel Attal, réussiront à se positionner favorablement. Un autre peut-être, nul ne le sait.
Mais pourquoi accorder autant d’importance aux sondages à 8 mois de l’échéance ? Peut-on vraiment s’en détacher et faire campagne sans ? Et est-ce la seule mesure ?
Article réservé aux abonnés
Abonnez-vous gratuitement pendant 1 mois
Profitez d'un accès illimité à l'ensemble de nos contenus en ligne et toutes nos newsletters.
Bénéficiez de votre abonnement gratuit