Et si le malaise devenait une arme politique ? Depuis quelques semaines, Raphaël Glucksmann est la cible d’un qualificatif en vogue chez les jeunes internautes : « cringe ». Il faut comprendre gênant, embarrassant, le genre de comportement qui vous donne envie de regarder ailleurs, tant celui qui s’y livre semble ne pas mesurer l’effet qu’il produit. À force de susciter les moqueries sur les réseaux sociaux, le candidat social-démocrate serait-il en train de transformer son manque d’incarnation en atout électoral ? À l’heure où le buzz vaut parfois programme et l’autodérision capital politique, le pseudo-ridicule n’est plus un handicap. Et si, en politique aussi, le meilleur moyen de désamorcer la gêne était de la revendiquer ? Une analyse inédite et orginale d’Alban Saint-Joigny, notre spécialiste des tendances sur les réseaux sociaux.
À chaque période pré-présidentielle s’ouvre ce que les commentateurs ont pris l’habitude d’appeler « la course des petits chevaux », façon de décrire, et de moquer, les ambitions de ces trop nombreuses écuries, arbitrées in fine par les sondages. Mais en ce mois de septembre 2026, le nombre ridicule de candidats déclarés ou putatifs le dispute au déni pathétique de leurs discours face au décrochage de notre pays : décrochage économique, financier, éducatif, technologique, démographique, commercial. Et pourtant la sondagite aiguë n’a jamais été aussi haute, comme si de rien n’était, occupée à fabriquer sa propre actualité. L’occasion, pour notre spécialiste des études politiques, de rappeler aux lecteurs de Sans Doute qu’il ne faut pourtant jamais croire un sondage huit mois avant une présidentielle.
Le 7 juillet 2026 est entouré en rouge dans tous les agendas politiques, et pas seulement dans celui du Rassemblement National. Rarement une décision de justice aura suscité tant d’attente. Car d’elle peut dépendre le choix du prochain Président de la République. Qui de Jordan Bardella ou de Marine Le Pen sera le candidat du parti à la flamme ? Pour Sans doute, Alban Saint-Joigny nous donne quelques pistes dans cette affaire où se joue potentiellement une grande partie de la prochaine élection présidentielle.
Nouveau contributeur pour Sans doute, Alban Saint-Joigny, expert en communication stratégique et affaires publiques, revient sur le sentiment européen en France, un des plus faibles de toute l’Union européenne si on en croit le dernier Eurobaromètre. Nos concitoyens, habitants d’un pays de cocagne et refuge envié, n’en restent pas moins très fortement attachés à l’idée de construction européenne et à l’euro. Comme un désintérêt pour les institutions europénnes et la bureaucratie associée, et une adhésion au destin collectif du continent.