Émeutes des 17 et 18 octobre : derrière l’embrasement, quatre crises qui convergent. Financière, sociale, générationnelle, démocratique : Xavier Denis dresse pour Sans Doute le bilan d’un double quinquennat qui a méprisé les corps intermédiaires, laissé filer les comptes publics et perdu la jeunesse en chemin. Un réquisitoire sans concession, qui s’ouvre sur Gramsci et se clôt sur la perspective d’une crise institutionnelle, au moment où la CGT appelle à la grève générale pour début novembre et où les extrêmes, de Mélenchon à Le Pen, n’ont plus qu’à récolter. Comment éviter le pire dans ces circonstances…
La France n’est pas la Grèce, mais elle en reprend la mélodie. L’écart de taux avec l’Allemagne s’envole, le rendement des obligations à dix ans a dépassé le 21 octobre les 5 %, et la crise budgétaire que l’on voyait venir est là. Aucun candidat à la présidentielle de 2027 ne pourra plus l’éluder, ni promettre qu’il échappera à la purge qui attend le pays dès le printemps. Xavier Denis a l’originalité de mettre la situation française en regard de celle des États-Unis. Même spirale, ou presque : un déficit proche de 6 % du PIB et une dette de 101 %, qui pourrait atteindre 175 % dans trente ans à politique inchangée. Mais là où Washington a le temps, grâce au privilège du dollar et à une marge de manœuvre fiscale que Paris n’a pas, la France est déjà sous pression. Elle ne maîtrise pas sa monnaie. Quant à l’instrument de protection de la transmission (TPI), ce filet de sécurité de la BCE, Christine Lagarde en a écarté l’usage, renvoyant Paris à ses propres responsabilités. Reste donc un dilemme, et il est posé sans fard : prendre nous-mêmes, souverainement et démocratiquement, les mesures nécessaires, ou les subir sous le regard de la troïka. Le temps n’est pas épuisé, mais il est compté, et 2027 sera décisive.
Donald Trump et son administration ont mis en oeuvre une conception beaucoup plus agressive de la puissance américaine. Celle-ci se manifeste par des opérations militaires, une volonté de soumission des alliés et un recours systématique au protectionnisme commercial. Les Etats-Unis cherchent également désormais autant à réaffirmer l’hégémonie financière qu’à la préserver, alors même qu’elle donne de sérieux signes d’effritement. Un nouvel article de notre contributeur Xavier Denis installé à New York, au moment ou Donald Trump, de l’Iran au Canada, a plus d’ennemis que d’amis.
Au moment où la Cour des Comptes lance une nouvelle alerte sur la situation des finances publiques françaises, teintée d’une urgence plus marquée qu’à l’accoutumée, la campagne présidentielle est déjà lancée. Les marchés financiers pourraient contraindre – enfin ! – les candidats à l’élection suprêmà embrasser à bras le corps ce sujet avec le retour probable de tensions illustrées par le « spread », c’est-à-dire l’écart de taux d’intérêt sur la dette entre la France et l’Allemagne. Une analyse sans concession de Xavier Denis pour Sans Doute.
Fin mai, l’archevêque de Buenos Aires a lancé un avertissement sans ambages à son gouvernement : la société argentine est confrontée à un risque de rupture, alors que les mesures d’austérité provoquent le chômage, la hausse de la pauvreté et une polarisation accrue de la société. Javier Milei, le chantre d’une thérapie de choc, est désormais confronté à un dilemme : ses coupes budgétaires massives ont certes permis de revenir à un excédent budgétaire et de réduire l’inflation, mais le coût social et politique pourrait lui faire perdre la main et in fine les élections présidentielles d’octobre 2027. Une analyse sans a-priori de notre contributeur Xavier Denis, spécialiste des affaires financières internationales installé à New York, qui revient d’un voyage en Argentine.
Le conflit avec l’Iran provoqué par l’aventurisme américain a déjà des conséquences majeures aujourd’hui économiques et demain stratégiques. Si les États-Unis pourraient être relativement épargnés en raison de leur statut de d’exportateur net d’énergie, il n’en est pas de même pour l’Asie et l’Europe, qui sont des importateurs nets. Mais c’est bien sur le plan stratégique que les États-Unis risquent d’en payer les conséquences. Une analyse à 360 degrés de notre contributeur Xavier Denis, installé à New York et qui suit l’actualité économique américaine pour les lecteurs de Sans Doute.
Depuis plus de vingt ans, les États-Unis traversent une succession de crises économiques, sociales et politiques qui débouchent désormais sur une crise morale. Comme toute crise multidimensionnelle, les causes sont diverses et imbriquées. Les actions de l’administration Trump alimentent cette crise, dont la résolution semble improbable à court terme, même si la démocratie américaine a ses antidotes. Une analyse percutante pour Sans Doute de notre contributeur Xavier Denis, installé à New York depuis plusieurs mois.
Il n’est pas un domaine dans lequel Donald Trump n’essaye pas de bousculer les conventions pour servir les intérêts des Etats-Unis mais aussi servir les siens propres ou ceux de ses obligés. En l’occurrence, la promotion des stablecoins – ces monnaies numériques adossées au dollar – en sont une nouvelle démonstration que décrypte notre spécialiste de l’économie américaine Xavier Denis
Communiste, radical, islamiste, antisémite, diviseur… Zohran Mamdani n’a pas été épargné par la critique et la calomnie, tant aux États-Unis qu’à l’étranger. Loin des procès d’intention, il est plus judicieux de comprendre les raisons de son succès et son incidence possible sur la politique aux Etats-Unis.
Contre toute attente, un candidat démocrate et socialiste, Zohran Mandani, est en mesure de remporter la mairie de New York. Son profil atypique traduit l’aspiration au renouvellement des élites politiques mais aussi l’attente d’une prise en compte des besoins du quotidien. Son succès dans les urnes, mais aussi à la tête de la ville, pourraient influencer les orientations futures du Parti démocrate.