Dans cette nouvelle tribune pour Sans Doute, Marie-Victoire Chopin revisite L’Odyssée de Christopher Nolan avec ses lunettes de psychologue clinicienne et de psychothérapeute pour nous dire à quel point ce film marquera son temps : le cinéaste réussit en effet, en rapprochant Homère de notre époque, à remettre au centre une expérience profondément humaine : celle d’un être qui cherche à retrouver son corps, son identité, sa famille et sa place dans le monde après avoir été transformé par la violence. Bref, si vous ne l’avez pas encore vu, n’hésitez pas une seconde. Ce film est déjà un classique trois semaines après sa sortie.
Avez vous entendu parler de l' »Effet Diderot » ? Pour Sans Doute, Marie-Victoire Chopin comble cette lacune aujourd’hui. Et la prochaine fois que vous embellirez votre garde-robe ou votre intérieur, vous y repenserez. Mais attention : l’effet Diderot ne nous dit pas que tout changement est bon, ni que tout désir mérite d’être suivi. Il nous rappelle plutôt qu’aucun détail n’est tout à fait isolé. Ce que nous introduisons dans notre existence — un objet, une habitude, une manière de nous parler — tend à chercher sa place dans un ensemble, puis à modifier cet ensemble pour le rendre cohérent avec lui. A méditer pendant les vacances lorsque on fait le bilan de l’année écoulée.
À chaque époque, à chaque génération, ses codes et ses attentes. Mais reste éternel ce sentiment que les vacances en famille fabriquent des souvenirs pour la vie, autant pour les parents que pour les enfants. Pour Sans Doute, Marie-Victoire Chopin nous plonge dans ce monde à part du départ en vacances, mais nous met en garde également contre la nostalgie d’un temps qui passe comme un nuage dans un ciel d’été et la crainte de voir nos enfants grandir trop rapidement. Un texte pour toutes les générations à lire en faisant ses valises.
L’une des missions de la psychanalyse n’est-elle pas de nous faire grandir ?… C’est le sentiment premier qui vient à l’esprit à lire le nouveau texte de Marie-Victoire Chopin pour Sans Doute. Un texte qui cherche à nous libérer de nos peurs quand on cherche le changement et accepter l’inconfort d’être, par moment, dans un certain vide. Le prix à payer quand on veut changer, car nous sommes les enfants du paradoxe, oui : avides de liberté et amoureux de nos cages, épuisés par le contrôle et terrifiés par l’abandon. Mais mieux vaut lire ce texte magnifique pour comprendre qui nous sommes vraiment, au prisme de la pensée complexe défendue par Edgar Morin.
Depuis longtemps l’industrie du luxe, qui fabrique des objets en série sous le prisme de la désirabilité, a jalousé l’artisanat du prototype, c’est à dire la création artistique. Comme si les géants du luxe souffraient d’un complexe d’infériorité à l’égard des artistes, ou bien qu’il faille estampiller nécessairement la production de masse de sacs à main et de chaussures d’un label de Beau universellement reconnu. Marie-Victoire Chopin raconte aux lecteurs de Sans Doute dans cet article l’étape suivante : comment à l’heure de l’IA qui crée une esthétique à la fois parfaite, mainstream et interchangeable, ce qui distingue est ce qu’on est capable de comprendre, de hiérarchiser, de relier…Le livre devient pour la mode ainsi le symbole de ce monde intérieur réhabilité, car il en est dans l’imaginaire collectif l’essence même. Reste à espérer que le chiffre d’affaires des librairies va vraiment progresser !
Jeune mineur à l’époque des faits, en 2023, l’assassin d’Agnès Lassalle a été jugé coupable le 24 avril par la Cour d’assises des mineurs des Pyrénées-Atlantiques, qui l’a condamné à quinze ans de réclusion. Arguant d’une possible altération de l’accusé, les jurés ont réduit d’un an la demande de l’avocat général. Un verdict que le prévenu n’a pas souhaité contester. Reste l’ambivalence d’un jugement que la minorité, l’altération ou un problème médicamenteux ne suffisent pas à expliquer. La tribune que propose notre spécialiste Marie-Victoire Chopin pour Sans doute, s’attache à faire le point le plus exhaustif possible sur les violences adolescentes et les conditions du passage à l’acte. Une manière de se demander à quel moment la vulnérabilité d’un ado devient un danger pour autrui.
Au petit matin, un message s’affiche : un hôpital propose un créneau de dernière minute pour un proche dépendant. L’accepter, ou attendre trois semaines. Avant même la fin de la matinée, les réunions ont été annulées, les priorités réorganisées, les enfants gérés, et une journée minutieusement planifiée s’est
dissoute au profit d’une contrainte aussi impérieuse qu’imprévisible. Le soir venu, les courriels sont partis, les dossiers ont avancé, les urgences ont été traitées. Le travail, en apparence, a été accompli. Mais quelque chose de moins visible s’est défait : la continuité de la journée, la possibilité d’être présente au bon endroit, au bon moment. Ces ajustements si fréquents, qui ne figurent pourtant dans aucune base de données RH, n’en façonnent pas moins les trajectoires professionnelles de tant de femmes. Un nouveau regard de notre contributrice Marie-Victoire Chopin sur les véritables conditions de l’égalité salariale femme/homme dans la vie professionnelle.
Une première lecture de la nouvelle tribune que propose Marie-Victoire Chopin pour Sans doute, peut déconcerter un lecteur distrait. Entre un texte sur une énième foucade de Trump et une analyse très pointue sur la transition écologique, nous nous sommes demandé si nos abonnés pourraient être sensibles au problème qu’elle évoque, car nous savions que nos abonnées le seraient. Raison de plus pour les hommes de relire ce texte plusieurs fois, hymne au respect et à la véritable égalité femme/homme.
Depuis quelques années, les gouvernements parlent des adolescents et des réseaux sociaux avec les mots autrefois réservés au tabac ou à l’amiante : addiction, toxicité, dommages irréversibles. En Australie, l’accès aux plateformes sociales est désormais interdit avant seize ans. En France, le législateur s’oriente vers une interdiction pour les moins de quinze ans. Ailleurs en Europe, des seuils similaires sont à l’étude, parfois assortis d’un consentement parental ou de dispositifs techniques de contrôle.Pour Sans Doute, Marie-Victoire Chopin nous livre son analyse, et nous prévient : attention aux solutions miracles. Ce dont les enfants et les adolescents auront toujours besoin en réalité, c’est de parents présents et la loi ne pourra rien y faire.
« Charge mentale ». Que le premier qui n’a jamais utilisé cette expression lève le doigt ! A force de dilution, de généralisation et de réappropriation par des groupes sociaux qui n’ont rien à voir avec la cause des femmes, la notion a perdu en pertinence en apparence. Pour Sans Doute, Marie-Victoire Chopin répare cette injustice pour nous expliquer combien cette charge mentale qui touche toutes les femmes est facilement mesurable, combien l’émergence des réseaux sociaux en a aggravé le poids et à quel point elle dit quelque chose de nous tous en tant que société.