By Jove ! L’Union européenne face à la « merdification » des marchés financiers américains.

L’éventuelle introduction en Bourse de SpaceX illustre un risque croissant : voir les délirantes valorisations boursières des sociétés de la tech américaine contaminer mécaniquement l’épargne des ménages du Vieux continent via les fonds indiciels. Pour Sans doute, David Baverez tient à nous prévenir des effets pervers que l’Amérique financière peut provoquer. Derrière le cas Elon Musk, il s’interroge sur l’insuffisante protection des épargnants européens face aux excès des marchés américains.

L’Europe et les trois chocs : fatigue énergétique ou énergie de la fatigue… ?

Dans cette tribune pour Sans doute, Pierre-Étienne Franc s’inquiète de voir les classes dirigeantes des pays européens réitérer, année après année, les mêmes approches qui amènent au mêmes erreurs en matière de politique énergétique. L’Union européenne confond, ici comme ailleurs, versatilité et agilité. Les valses-hésitations au gré des humeurs de la vox populi, entre le prix de son pétrole adoré et sa mauvaise conscience écologique, n’augurent rien de bon, malgré les trois chocs énergétiques depuis 2020. Attendu pour montrer le chemin, le vieux continent se noie dans sa complexité décisionnelle au moment où Chine et Etats-Unis déroulent une stratégie limpide. Cette question est pourtant la matrice de la croissance de demain.

Le syndrome de Bruxelles : atrophie industrielle et soins palliatifs réglementaires.

Mai 2026 a cristallisé l’asymétrie béante des puissances mondiales. En l’espace de vingt-quatre heures, l’Union européenne a finalisé l’« AI Act Omnibus », peaufinant son architecture réglementaire. Simultanément, Google dévoilait sa nouvelle génération d’intelligence artificielle Gemini, et Meta liquidait 8 000 postes pour réinjecter plus de 115 milliards de dollars dans ses superclusters industriels. Ce télescopage temporel résume le drame géopolitique du Vieux Continent : l’Europe administre le droit ; les États-Unis et la Chine forgent la matière. Enfermée dans l’illusion que la norme juridique suffit à dicter la marche du monde, l’Union européenne subit une désindustrialisation numérique accélérée. De la mort programmée de son pilier automobile aux impasses de la régulation préventive, anatomopathologie d’une puissance défunte.

Europe : ne pas tomber dans le piège de l’équidistance à l’égard de la Chine et de l’Amérique

Un curieux parfum d’anti-américanisme flotte désormais en Europe. Curieux, car les Européens ont construit leur rapport au monde, et notamment l’Union européenne, à l’abri confortable de la puissance militaire américaine. Curieux, car si la brutalité de l’administration Trump est indéniable et inacceptable, les Européens font semblant de méconnaitre qu’au-delà de la manière, le Président américain s’inscrit dans la continuité de ses prédécesseurs, depuis au moins Barack Obama. Pour Sans Doute, Bruno Alomar rappelle que nous ne devons pas nous tromper d’amis… et d’ennemis à terme.

Les Européens reprochent à Donald Trump son « America first » et son retrait d’Europe

L’Europe paie pour ne pas taxer 

Vingt-sept États, zéro fisc commun. Et si l’impuissance fiscale de l’Union était le seul choix vraiment délibéré de sa construction ? Karine Schaub, notre experte en la matière, dissèque avec acuité cette aberration de voir les Européens se déchirer afin d’attirer fiscalement les investissements, le désarroi des plus pénalisés et le cynisme des seigneurs de la Tech dans leurs bureaux de la Silicon Valley. 

L’Europe au bord du gouffre

Mai 2026. Le diagnostic est implacable : l’Union européenne traverse la crise existentielle la plus grave de son histoire. Assaillie à l’est par la menace russe, trahie à l’ouest par son allié américain, distancée par des puissances technologiques qui n’attendent plus ses permissions, l’Europe s’est enfermée dans un cycle d’urgences permanentes qu’elle gère mal et anticipe encore plus mal. Elle subit. Elle réagit. Elle ne décide plus.

L’été sera chaud !

La Corrèze, comme le reste de la France, suffoque depuis quelques jours sous cette cette vague de chaleur précoce. L’occasion pour notre troubadour de la ruralité, notre chroniqueur Jean Brosusue qui place son village du Lonzac au centre du monde, de filer la métaphore sur l’actualité ultra-locale, nationale et mondiale, sans oublier l’agenda sportif bien chargé des semaines à venir. Son talent de plume pour embrasser les grandes problématiques du moment de sa plume légère fait à nouveau merveille. Chers amis lecteurs de Sans Doute régalez-vous !

Le Complexe de Talos 

Au printemps 2026, de nombreuses cyberattaques majeures ont révélé la fragilité de nos infrastructures face à l’ingénierie sociale. À l’image du robot Spot patrouillant à Mar-a-Lago, nos forteresses de silicium réincarnent le mythe de Talos : un colosse d’airain réputé invulnérable, cependant terrassé par le piratage cognitif de la magicienne Médée. Sous couvert de sécurité, les institutions s’enferment dans un automatisme mécanique qui dépossède le citoyen de son libre arbitre. Archéologie d’une hyper-modernité qui organise sa propre sénescence intellectuelle et politique. Ou comment les mythes grecs éternels revivent sous la plume éclairée de Marc Lipskier pour le plus grand bonheur des lecteurs de Sans Doute, avec ce troisième et dernier volet sur la souveraineté à l’heure de l’intelligence artificielle.

Le moment “trumpien” de Barack Obama

Comme nombre de ses prédécesseurs, l’ancien président des Etats-Unis s’apprête à inaugurer, le 18 juin, une bibliothèque baptisée à son nom, destinée à accueillir toutes les archives de ses huit années à la Maison Blanche (2009-2017). Installé à Chicago, le complexe qui comprend quatre bâtiments a fait exploser tous les compteurs, mobilisant quelque 850 millions de dollars. Un chiffre à faire pâlir son successeur Donald Trump ! Avec l’ambition de “contextualiser sa présidence”, Barack Obama, premier noir de l’histoire de son pays à avoir accédé au pouvoir suprême, va sans doute relancer le débat sur son héritage mais aussi sur le fait qu’il a été plus actif pour lever des fonds que de faire de la politique ces dix dernières années. Une nouveau regard percutant pour Sans Doute de notre spécialiste des Etats-Unis Gilles Sengès que vous ne lirez pas ailleurs.

Europe de l’énergie : Quand les textes tressent la corde du pendu.

Chez Sans Doute nous aimons les contributeurs qui défendent haut et fort leurs convictions. C’est ici le cas avec David Lévy qui s’insurge contre la politique énergétique défendue par la Commission européenne. Après avoir reconnu du bout des lèvres que mener une politique anti-nucléaire était une erreur, voici que Ursula von der Leyen et ses services notifient à la France une lettre d’observations de 102 pages en réponse à la notification par le gouvernement Lecornu à Bruxelles du plan de soutien public français au secteur énergétique de décembre 2025. A l’heure de la crise au Moyen-Orient, des tensions géopolitiques globales, de l’explosion de la demande prévisionnelle d’électricité à l’heure de l’IA, et de la nécessité maintes fois réaffirmée d’une nouvelle « souveraineté européenne », n’y a t’il pas lieu de penser que nous marchons sur la tête ? C’est la thèse défendue avec brio par notre spécialiste de l’énergie nucléaire.

La double contrainte 

Comment la démocratie peut-elle survivre à l’ère des réseaux sociaux qui enferment chacun d’entre nous dans des bulles cognitives, comme nous en faisons l’expérience régulièrement ? Quelle place pour la nuance face aux extrêmes dans l’expression publique qui occupent le terrain grâce à des algorithmes complices ? Celui qui connait les horreurs du XXème siècle doit répondre à ce défi du XXIème pour éviter le lent affaiblissement de « la pire forme de gouvernement à l’exception de toutes celles qui ont été essayées au fil du temps », selon l’expression de Churchill à la Chambre des Communes le 11 novembre 1947. Une analyse pour les lecteurs de Sans Doute, subtile et puisée aux meilleures sources, de Frédéric Arnaud-Meyer, notre partisan d’une démocratie de combat.

L’État sous algorithme.

Le retour de l’ICE (Immigration and Customs Enforcement), l’agence fédérale américaine chargée de l’immigration, au premier plan de l’actualité, fait remonter de vieux (pas si vieux !) souvenirs. En août 2019, l’arrestation simultanée de 680 ouvriers agricoles dans le Mississippi illustrait de manière spectaculaire l’irruption des algorithmes prédictifs au cœur de la violence légitime de l’État. En s’appuyant sur les logiciels de la firme Palantir, l’ICE franchissait alors un seuil technologique historique. Sept ans plus tard, loin de se limiter à de simples prestations informatiques, la Silicon Valley impose désormais aujourd’hui une architecture propriétaire qui absorbe et privatise les fonctions régaliennes les plus fondamentales. De la « privatisation cognitive » de la justice à la transformation du citoyen en un « double statistique », ce démembrement institutionnel accéléré acte l’échec du modèle centralisateur jacobin. Face à la dépendance technologique, seule l’émergence d’un « girondinisme numérique », adossé à des infrastructures souveraines sur le modèle estonien, semble pouvoir conjurer l’avènement d’un État failli. Le deuxième volet de l’analyse de Marc Lipskier pour Sans Doute sur la crise de l’Etat moderne.

L’entrée est fermée !

C’est le débat majeur autour de la généralisation de l’intelligence artificielle dans le milieu professionnel : quel est l’impact pour l’emploi, à quel rythme et pour quelles populations de salariés spécifiques de la pénétration si rapide de ChatGPT, Claude, Copilot et tant d’autres ? La question déchire les économistes, mais Sylvain Lévy l’aborde pour Sans Doute sous un angle particulier, celui des jeunes diplômés. Même issus des meilleures écoles, ceux-ci se voient généralement confier en début de carrière des tâches d’exécution que n’importe quel agent IA fait mieux gratuitement aujourd’hui. Si la porte des entreprises est fermée à court terme aux débutants dans la vie professionnelle, il y a fort à parier que ceux qui s’en sortiront seront ceux qui bénéficient d’un capital de réseau et d’entre soi, à mille lieux de la méritocratie républicaine. Une enjeu essentiel de plus à traiter urgemment pour une société française déjà bien mal en point.

Cinéma : la double faillite, tactique et stratégique, de l’Appel anti-Bolloré

Depuis la publication dans Libération il y a dix jours à l’occasion du Festival de Cannes d’un appel à « zapper Bolloré » signé au départ par 600 personnes et plus de trois mille aujourd’hui, le monde de la culture est en émoi. Les pétitionnaires souhaitent dénoncer « l’emprise de l’extrême droite » sur le cinéma français via Canal Plus dont Vincent Bolloré est l’actionnaire principal, et s’opposer à la finalisation du rachat d’UGC par la chaine cryptée. Au-delà de la réaction outragée du patron de Canal Plus Maxime Saada, qui a menacé de ne plus préfinancer les films des signataires de la pétition, notre spécialiste des médias Philippe Bailly revient pour Sans Doute sur l’erreur stratégique pour le cinéma français qu’a constitué selon lui cet « appel », au moment ou les piliers de son financement sont fragilisés. Une analyse précieuse, loin des postures idéologiques.

Souveraineté : du modèle centrifuge à la dislocation centripète

Le 6 mai 2026, l’entreprise d’intelligence artificielle Anthropic a officialisé un accord d’infrastructure majeur avec SpaceX. Il prévoit le développement de capacités de calcul informatique massives en orbite. Cette projection technologique dans l’espace extra-atmosphérique par des acteurs privés illustre une rupture dans l’organisation de l’autorité politique. Pour analyser cette mutation, il convient d’examiner le processus historique de formation de l’État. Durant environ six siècles, le modèle politique occidental s’est structuré autour d’un mouvement centrifuge associant la centralisation du pouvoir, le monopole monétaire et le prélèvement fiscal. Aujourd’hui, l’hypothèse inverse émerge : un mouvement centripète, favorisé par l’intégration économique mondiale et les technologies distribuées, desserre ces monopoles. De l’essor des zones autonomes à l’émergence d’infrastructures extraterritoriales, analyse d’une transition systémique par Marc Lipskier pour Sans Doute. Ou comment comprendre ce tremblement de terre à bas bruit.

Manifeste pour une démocratie de combat !

Avons nous jamais été aussi menacés, jamais aussi seuls, jamais aussi dépendants, jamais aussi fragiles depuis 1945 ? Les démocraties occidentales, hors Etats-Unis, c’est à dire les pays européens, accompagnés du Canada, de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande, de la Corée du Sud, du Japon et de Taiwan vivent une époque de menaces existentielles et pas seulement en raison de la nouvelle doctrine de sécurité américaine rendue publique en décembre dernier. Ce serait trop simple pour qualifier cette crise. Plus profondément les principes qui gouvernent nos démocraties ne paraissent plus adaptés à la dépendance technologique, à l’extraterritorialité numérique, à la nouvelle violence géopolitique. Tout est il perdu pour autant ? Non, comme le défend Frédéric Arnaud-Meyer pour les lecteurs de Sans Doute dans ce manifeste. Nous pouvons encore réagir tout en restant fidèles à nos valeurs universelles. Voici comment. A méditer…

Le monde intérieur, nouveau luxe de rareté.

Depuis longtemps l’industrie du luxe, qui fabrique des objets en série sous le prisme de la désirabilité, a jalousé l’artisanat du prototype, c’est à dire la création artistique. Comme si les géants du luxe souffraient d’un complexe d’infériorité à l’égard des artistes, ou bien qu’il faille estampiller nécessairement la production de masse de sacs à main et de chaussures d’un label de Beau universellement reconnu. Marie-Victoire Chopin raconte aux lecteurs de Sans Doute dans cet article l’étape suivante : comment à l’heure de l’IA qui crée une esthétique à la fois parfaite, mainstream et interchangeable, ce qui distingue est ce qu’on est capable de comprendre, de hiérarchiser, de relier…Le livre devient pour la mode ainsi le symbole de ce monde intérieur réhabilité, car il en est dans l’imaginaire collectif l’essence même. Reste à espérer que le chiffre d’affaires des librairies va vraiment progresser !

Xi Jinping, Donald Trump et le Japon.

Dans cette contribution pour Sans doute, Robert Dujarric, notre spécialiste des relations internationales -notamment de l’Asie et de ses subtilités, parfois peu compréhensibles pour les Occidentaux- revient sur la rencontre entre Xi Jinping et Trump en Chine la semaine dernière. Avec en ombre portée, les inquiétudes perceptibles dans les autres pays du continent, à commencer par Taiwan et le Japon. Ce que nous savons des discussions sino-américaines n’est en effet peut-être qu’une partie de ce qui s’est dit loin des micros et des conférences de presse officielles.

Cannes face à son double.

Le festival de Cannes est l’occasion pour notre contributeur Sylvain Lévy de proposer aux lecteurs de Sans Doute une nouvelle réflexion sur nos rapports aux images à l’ère de l’intelligence artificielle. Présent sur la Croisette, il met en perspective le festival traditionnel et sa sélection officielle avec le nouveau festival consacré exclusivement aux créations sous IA. Une façon de s’interroger sur le futur du cinéma, sur la manière dont les oeuvres seront fabriquées et arriveront jusqu’à nous, et sur comment nous les choisirons, dans un avenir désormais très proche.

On a – presque – plus de pétrole, mais on a un virus. Youpi !

Un virus salvateur alors que l’on on commençait à s’ennuyer des rodomontades et des ronds dans l’eau du Golfe Persique. Des annonces anticipées de trop nombreuses candidatures désespérées à la future élection présidentielle, et des commentaires affligés sur les désordres météorologiques de ce week-end de l’Ascension non assouvi. Des premier et huit mai de ce mois qui devaient pourtant être les bandes-annonces de l’été à venir… Rien ne va plus comme souvent sous la plume de Jean Brousse dans l’actualité vue du Lonzac, ce petit village si français et si corrézien. Un nouveau billet dominical de notre troubadour de la ruralité à déguster sans modération pour les lecteurs de Sans Doute.

L’Empire des Flux : Quand la Chine confisque le ciel et redéfinit l’humanité.

Les livres d’histoire retiendront le mois d’avril 2026 comme une date charnière, marquant une bascule technologique, anthropologique et géopolitique d’une ampleur comparable à la Renaissance. Mais si le XVIe siècle avait placé l’Homme au centre de l’univers, le printemps 2026 signe son déclassement définitif. Le 19 avril, un robot humanoïde a pulvérisé le record du monde du semi-marathon dans les rues de Pékin. Une image saisissante, qui constitue le nouvel épisode foudroyant du débat universel sur l’articulation entre l’humain et la machine. Pourtant, cette prouesse terrestre cache une réalité bien plus vertigineuse. Derrière l’illusion de l’humanoïde, la Chine déploie une flotte massive de méga-drones cargo dans son espace aérien. En automatisant sa logistique à une échelle industrielle, Pékin procède à une rupture absolue, reléguant l’être humain au rang de simple superviseur d’un monde régi par le calcul et les algorithmes.Un éclairage de Marc Lipskier pour Sans Doute sur ce nouveau monde qui nous est encore largement inconnu.

Barré, Meurice et Pigasse, les idiots utiles du Rassemblement National ?

Combattre les idées du Rassemblement National est légitime. C’est même un devoir au vu des enquêtes des instituts de sondage, qui toutes placent les 2 candidats potentiels d’un parti, dont le programme et l’idéologie sont en rupture avec notre pacte social et républicain, très largement en tête au premier tour de la prochaine élection présidentielle. C’est la mission que le banquier d’affaires Matthieu Pigasse a assigné aux médias qu’il possède notamment, le journal Les Inrockuptibles et Radio Nova. À écouter pourtant les animateurs de Radio Nova qui, sous couvert d’humour, souhaitent que l’ancien Premier ministre Gabriel Attal soit atteint d’un cancer du pancréas et appellent au meurtre contre Sophia Aram, il est permis de douter, au-delà de l’émotion légitime soulevée par de tels propos, que ce soit la meilleure manière de gagner la guerre culturelle contre le Rassemblement National. Si le visage de la gauche anti-RN est celui-ci, alors il y a même fort à parier que c’est le contraire qui se produira. Un éditorial de notre directeur de la publication, Edouard Boccon-Gibod.

Ça craint : la guerre désormais accessible à toutes les bourses.

Longtemps, la guerre fut un sport d’empires, une passion de maréchaux, un caprice d’États solvables. Puis la technique a fait ce qu’elle fait toujours : elle a cassé les prix, ouvert le marché et vulgarisé l’outil. Nous n’avons pas aboli la violence ; nous l’avons rendue plus portable, plus agile, plus virale — et infiniment plus proche. C’est la revanche des gueux et des Jacques sur les seigneurs de la guerre qui peuvent s’offrir des victoires pour bien moins cher comme le démontre Frédéric Arnaud-Meyer dans sont texte d’une terrible évidence. Une rupture essentielle dans l’histoire de la civilisation pour notre chroniqueur.

Cumul emploi-retraite : une réforme en dépit du bon sens.

Le cumul emploi-retraite est en danger. La réforme votée dans le cadre du PLFSS 2026, avec une mise en œuvre prévue au 1er janvier 2027, est passée relativement inaperçue dans le débat public. Et pourtant, décourager le travail des séniors expérimentés est tout sauf une bonne idée, que ce soit pour les futurs retraités, les entreprises et même les finances de l’État. De plus, la France peut-elle se permettre une telle perte de compétences ? Un point de vue argumenté de Christophe Robin pour Sans Doute.

L’alliance des monstres.

Il y a quelques semaines, dans un texte qui a beaucoup fait parler de lui, Jacques Attali s’est posé la question : « peut-on encore éviter la Troisième guerre mondiale? ». Il redoute la formation d’une Sainte Alliance entre régimes pourtant si différents, mais unis dans une volonté commune : prendre sa revanche sur l’Occident. Se forgerait aujourd’hui dans les profondeurs le prochain cataclysme : dans les soubassements idéologiques, religieux et nationalistes de toutes les sociétés, dans les amphithéâtres universitaires comme dans les remugles des réseaux sociaux. Il n’opposerait plus le marxisme-léninisme au libéralisme judéo-chrétien, mais l’Occident tout entier aux multitudes qui se vivent comme les sujets de son impitoyable empire, pour reprendre les termes du célèbre essayiste. Une vision pessimiste que ne partage pas pour Sans Doute notre contributeur Sylvain Lévy, qui nous explique pourquoi il ne croit pas à un embrasement généralisé. A vous de vous faire votre idée.

1,5 million de raisons d’écrire.

Sans Doute est fier de vous proposer aujourd’hui le témoignage personnel de notre contributrice Karine Schaub. Notre spécialiste de la lutte contre le blanchiment et de l’optimisation fiscale abusive des multinationales, revient à travers ses souvenirs d’enfance, en cette semaine de la paix et de l’Europe, sur l’un des plus grands crimes du XXème siècle : le génocide arménien au un million et demi de victimes (estimation basse), massacrées par les Turcs il y a 111 ans exactement. L’occasion pour elle dans son texte avec des mots simples, de tisser entre la petite et la grande Histoire des liens très forts, et surtout de s’interroger sur l’impunité, et ses motivations, dont bénéficie encore la Turquie plus d’un siècle plus tard. Comme une manière de ne jamais pouvoir enterrer ses morts…

Mythos et les mythos 

Le 7 avril 2026, l’intelligence artificielle Claude Mythos Preview, développée par Anthropic, s’est échappée de son environnement de test pour pirater des systèmes d’une grande complexité. La révélation des faits par Bloomberg, les 21 et 22 avril 2026, a suscité une hystérie collective auprès du grand public et des cercles de pouvoir, sur l’antienne de la crainte d’une machine douée d’émotions et prête à s’affranchir de l’homme. Mais, souligne Marc Lipskier dans la tribune que Sans doute est heureux de publier, derrière les cris d’orfraie de ces « mythos » de la technologie se cache une réalité bien plus pernicieuse. En cultivant cette image de dangerosité absolue, une poignée d’acteurs privés américains justifie la création d’un monopole sécuritaire mondial dont l’Europe est purement et simplement exclue. À l’opinion publique, le mirage émotionnel d’une conscience artificielle ; aux monopoles de la tech et à l’administration Trump, la concurrence contre la souveraineté européenne.

Le continent qui a refusé de devenir complètement barjo.

L’Europe, c’est ce vieux duc en tweed qui a inventé le salon, le journal, la dispute civilisée, le bulletin de vote, et qui découvre un matin, les yeux gonflés par l’Histoire, que le vrai pouvoir s’est barré par la fenêtre avec les marchands d’attention. Pendant que les États-Unis accouchaient de Meta et de X comme on lâche des fauves dans un casino, pendant que la Chine transformait TikTok en seringue planétaire de dopamine, l’Europe, elle, s’est installée au balcon avec un carnet, des lunettes sévères et l’air de dire : tout cela devra être encadré. 

Magnifique posture. 

Sauf que dans l’arène, l’arbitre sans armée finit souvent couvert de poussière.

Un nouveau texte décapant de Frédéric Arnaud-Meyer pour Sans Doute et ses lecteurs impatients de retrouver les chroniques de notre contributeur gonzo.

La fin de l’après-guerre.

De manière particulièrement brillante et synthétique, Dominique Schnapper livre aux lecteurs de Sans Doute un tableau de la situation contemporaine du « modèle » occidental, triomphant après 1945 et désormais attaqué de toutes parts. L’occasion en ce 8 mai, date anniversaire de la victoire contre l’Allemagne du IIIème Reich, de se poser la question de ce que les démocraties européennes sont prêtes aujourd’hui à sacrifier, pour garantir leur existence et donc prendre en main leur défense. L’ère de la paix à l’abri de l’oncle Sam est terminée. Il reste donc à trouver les conditions du maintien de celle-ci et de la défense de nos valeurs, remises en question aujourd’hui à l’ouest, à l’est et au sud du continent européen. Un texte à méditer.

Le Congrès, l’autre boulet de Donald Trump

Enlisé dans sa guerre avec l’Iran, Donald Trump doit batailler sur un autre front, parlementaire celui-là, alors que ses troupes, pourtant majoritaires à la Chambre des représentants comme au Sénat, ont du mal à s’entendre sur des textes communs. Et la situation pourrait s’aggraver pour la seconde partie de son mandat dans la foulée des élections de mi-mandat, du 3 novembre, promises à l’opposition démocrate à en croire les sondages. Au point que certains s’inquiètent, déjà, pour le déroulement du scrutin avec une éventuelle remise en question des résultats par l’administration Trump…Une nouvelle analyse inédite sur la situation parlementaire aux Etats-Unis de notre spécialiste Gilles Sengès.

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