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Vu d'Europe, le protocole d'accord signé entre les Etats-Unis et l'Iran apparait pour le moins comme un échec pour Donald Trump à atteindre les buts qu'il s'était fixés en lançant l'opération "Epic Fury". Mais que dire de la même chose vue du Japon, sous la menace permanente de la puissance chinoise et totalement dépendant des Etats-Unis pour sa sécurité ? Le manque total de crédibilité du Président américain pourrait donner des idées à Xi Jin Ping et menacer radicalement l'équilibre en Extrême-Orient. Pour notre contributeur Robert Dujarric installé à Tokyo, il y a matière pour le gouvernement et la population japonaise à s'inquiéter quelque peu.
Des liens historiques et démographiques importants et multi-millénaires, ainsi que des enjeux stratégiques, unissent le Moyen-Orient et l'Europe. Les affrontements dans la zone comprise entre la Méditerranée, la mer Rouge et la mer d'Oman ont des retombées directes en Europe. Souvent, ils mobilisent une partie (la plus vocale) de l'opinion. Le conflit israélo-palestinien s'est incrusté dans la vie politique française.
L'Iran, la Syrie d'Assad, Daesh, et d'autres ont envoyé ou motivé des tueurs en Europe et s’en prennent aux intérêts européens dans la région. Les armées françaises et britanniques sont présentes au Moyen-Orient et participent régulièrement à des opérations.
Le Japon, lui, est non seulement éloignée géographiquement et culturellement, mais aussi stratégiquement. Fondamentalement, ce qui compte pour Tokyo est limité à deux facteurs : les hydrocarbures et les conséquences sur la dissuasion américaine.
Pour le pétrole et le gaz naturel, l'augmentation du prix de ces matières premières est néfaste pour le Japon. Les difficultés d'approvisionnement le sont aussi, car les monarchies arabes du Golfe persique sont ses principaux fournisseurs.
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