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En tendant la main au Canada de Mark Carney pour lui proposer un statut de membre associé, l’Europe d'Ursula von der Leyen vient de propulser la géopolitique transatlantique dans une dimension totalement inédite. Un tournant dans l'histoire de l'Union européenne, et une manière de résister plus efficacement à la brutalité du Président des Etats-Unis. Une analyse enthousiaste mais lucide de notre spécialiste des questions européennes Sylvain Kahn.
Certes, tout reste à construire. L'expression « membre associé » ne correspond, pour l'instant, à aucune réalité juridique ou institutionnelle inscrite dans les traités. Il existe bien sûr des pays associés dans le cadre du Partenariat oriental et de la politique européenne de voisinage, une politique régionale par laquelle l'Union noue des relations contractuelles denses avec des pays frontaliers, comme la Géorgie, l'Arménie, l'Ukraine ou la Moldavie. Ces catégories-là figurent dans les textes, et les choses évoluent : l'Ukraine et la Moldavie, initialement pays associés, sont aujourd'hui pays candidats à l'adhésion.
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