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La Commission de Régulation de l'Energie (CRE) vient de publier un rapport sur « Ce que coûte l’électricité, qui supporte ces coûts, et ce que changent les énergies renouvelables ». Ce qui en a été repris dans les médias est basique : le prix du kWh baisse grâce aux Energies Renouvelables (ENR), et cette baisse bénéficie aux consommateurs. Tout va donc très bien, Madame la Marquise. Pourtant David Lévy, notre spécialiste des questions d'électricité, a lu le rapport plus attentivement. Qu'a t'il trouvé que les autres n'ont vu ou voulu voir ? Une chose très simple : les ENRi (énergies renouvelables intermittentes, soit l'énergie éolienne et solaire) ont augmenté le coût complet du système électrique français. Et qui supporte exclusivement cette augmentation des coûts ? Les Français, qui d'autre ? Notre contributeur signe une nouvelle tribune pour Sans Doute, à rebours des idées reçues.
La CRE communique sur une baisse qui serait bonne pour les consommateurs, alors qu’elle est mauvaise pour les Français.
Pour être plus précis, le prix du kWh vendu au consommateur produit par les ENRi ne couvre pas tous ses coûts de production. Les impôts et les taxes paient la différence. Certains sont supportés par les consommateurs dans leur facture d'électricité, d’autres directement par les contribuables. Il faut avoir à l'esprit un schéma simple : mécaniquement, plus le prix du kWh est bas plus les revenus d’EDF diminuent, et plus la charge du contribuable augmente car les prix payés aux fournisseurs d’ENRi sont garantis et donc in fine financés par nos impôts. Sans oublier que s'ajoute à ces impôts, la dépréciation des actifs d’EDF quand les prix diminuent, des actifs d'une entreprise détenue à 100% par l'Etat.
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