La transition vers un système énergétique largement débarrassé de ses émissions de gaz à effet de serre, avance trop lentement pour permettre à la France et à l’Europe de respecter leurs engagements au titre de l’accord de Paris. Il y a consensus sur ce point et sur la nécessité d’augmenter la part de l’électricité (mouvement dit « d’électrification ») dans la consommation d’énergie finale. Quand certains, y compris parmi les pouvoirs publics, décident hâtivement qu’il faut de surcroit supprimer le vecteur gaz de tout ou partie de notre mix énergétique, on passe en revanche de la recherche de solutions viables à celle de trophées médiatiques et on sème la confusion. Pour Sans doute, Didier Holleaux notre contributeur ancien directeur général adjoint d’ENGIE, décortique l’absurdité d’une décision gouvernementale récente prise en dépit du bon sens.
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Chez Sans Doute nous aimons les contributeurs qui défendent haut et fort leurs convictions. C’est ici le cas avec David Lévy qui s’insurge contre la politique énergétique défendue par la Commission européenne. Après avoir reconnu du bout des lèvres que mener une politique anti-nucléaire était une erreur, voici que Ursula von der Leyen et ses services notifient à la France une lettre d’observations de 102 pages en réponse à la notification par le gouvernement Lecornu à Bruxelles du plan de soutien public français au secteur énergétique de décembre 2025. A l’heure de la crise au Moyen-Orient, des tensions géopolitiques globales, de l’explosion de la demande prévisionnelle d’électricité à l’heure de l’IA, et de la nécessité maintes fois réaffirmée d’une nouvelle « souveraineté européenne », n’y a t’il pas lieu de penser que nous marchons sur la tête ? C’est la thèse défendue avec brio par notre spécialiste de l’énergie nucléaire.
Sans Doute est heureux d’accueillir la première tribune d’un nouveau contributeur, David Lévy, qui traitera des grandes questions énergétiques, en complément de nos autres contributeurs sue ce sujet. Et pour son premier article David Lévy ne manie pas la langue de bois et tire à boulets rouges sur les énergies renouvelables intermittentes (solaire et éolien) en raison de leurs coûts prohibitifs et de leur capacité à déstabiliser le marché du prix « spot » de l’électricité. Un regard percutant qui nourrit un débat souvent présent dans nos colonnes. A vous de vous faire votre idée.