Un virus salvateur alors que l’on on commençait à s’ennuyer des rodomontades et des ronds dans l’eau du Golfe Persique. Des annonces anticipées de trop nombreuses candidatures désespérées à la future élection présidentielle, et des commentaires affligés sur les désordres météorologiques de ce week-end de l’Ascension non assouvi. Des premier et huit mai de ce mois qui devaient pourtant être les bandes-annonces de l’été à venir… Rien ne va plus comme souvent sous la plume de Jean Brousse dans l’actualité vue du Lonzac, ce petit village si français et si corrézien. Un nouveau billet dominical de notre troubadour de la ruralité à déguster sans modération pour les lecteurs de Sans Doute.
Les livres d’histoire retiendront le mois d’avril 2026 comme une date charnière, marquant une bascule technologique, anthropologique et géopolitique d’une ampleur comparable à la Renaissance. Mais si le XVIe siècle avait placé l’Homme au centre de l’univers, le printemps 2026 signe son déclassement définitif. Le 19 avril, un robot humanoïde a pulvérisé le record du monde du semi-marathon dans les rues de Pékin. Une image saisissante, qui constitue le nouvel épisode foudroyant du débat universel sur l’articulation entre l’humain et la machine. Pourtant, cette prouesse terrestre cache une réalité bien plus vertigineuse. Derrière l’illusion de l’humanoïde, la Chine déploie une flotte massive de méga-drones cargo dans son espace aérien. En automatisant sa logistique à une échelle industrielle, Pékin procède à une rupture absolue, reléguant l’être humain au rang de simple superviseur d’un monde régi par le calcul et les algorithmes.Un éclairage de Marc Lipskier pour Sans Doute sur ce nouveau monde qui nous est encore largement inconnu.
Combattre les idées du Rassemblement National est légitime. C’est même un devoir au vu des enquêtes des instituts de sondage, qui toutes placent les 2 candidats potentiels d’un parti, dont le programme et l’idéologie sont en rupture avec notre pacte social et républicain, très largement en tête au premier tour de la prochaine élection présidentielle. C’est la mission que le banquier d’affaires Matthieu Pigasse a assigné aux médias qu’il possède notamment, le journal Les Inrockuptibles et Radio Nova. À écouter pourtant les animateurs de Radio Nova qui, sous couvert d’humour, souhaitent que l’ancien Premier ministre Gabriel Attal soit atteint d’un cancer du pancréas et appellent au meurtre contre Sophia Aram, il est permis de douter, au-delà de l’émotion légitime soulevée par de tels propos, que ce soit la meilleure manière de gagner la guerre culturelle contre le Rassemblement National. Si le visage de la gauche anti-RN est celui-ci, alors il y a même fort à parier que c’est le contraire qui se produira. Un éditorial de notre directeur de la publication, Edouard Boccon-Gibod.
Longtemps, la guerre fut un sport d’empires, une passion de maréchaux, un caprice d’États solvables. Puis la technique a fait ce qu’elle fait toujours : elle a cassé les prix, ouvert le marché et vulgarisé l’outil. Nous n’avons pas aboli la violence ; nous l’avons rendue plus portable, plus agile, plus virale — et infiniment plus proche. C’est la revanche des gueux et des Jacques sur les seigneurs de la guerre qui peuvent s’offrir des victoires pour bien moins cher comme le démontre Frédéric Arnaud-Meyer dans sont texte d’une terrible évidence. Une rupture essentielle dans l’histoire de la civilisation pour notre chroniqueur.
Le cumul emploi-retraite est en danger. La réforme votée dans le cadre du PLFSS 2026, avec une mise en œuvre prévue au 1er janvier 2027, est passée relativement inaperçue dans le débat public. Et pourtant, décourager le travail des séniors expérimentés est tout sauf une bonne idée, que ce soit pour les futurs retraités, les entreprises et même les finances de l’État. De plus, la France peut-elle se permettre une telle perte de compétences ? Un point de vue argumenté de Christophe Robin pour Sans Doute.
Il y a quelques semaines, dans un texte qui a beaucoup fait parler de lui, Jacques Attali s’est posé la question : « peut-on encore éviter la Troisième guerre mondiale? ». Il redoute la formation d’une Sainte Alliance entre régimes pourtant si différents, mais unis dans une volonté commune : prendre sa revanche sur l’Occident. Se forgerait aujourd’hui dans les profondeurs le prochain cataclysme : dans les soubassements idéologiques, religieux et nationalistes de toutes les sociétés, dans les amphithéâtres universitaires comme dans les remugles des réseaux sociaux. Il n’opposerait plus le marxisme-léninisme au libéralisme judéo-chrétien, mais l’Occident tout entier aux multitudes qui se vivent comme les sujets de son impitoyable empire, pour reprendre les termes du célèbre essayiste. Une vision pessimiste que ne partage pas pour Sans Doute notre contributeur Sylvain Lévy, qui nous explique pourquoi il ne croit pas à un embrasement généralisé. A vous de vous faire votre idée.
Sans Doute est fier de vous proposer aujourd’hui le témoignage personnel de notre contributrice Karine Schaub. Notre spécialiste de la lutte contre le blanchiment et de l’optimisation fiscale abusive des multinationales, revient à travers ses souvenirs d’enfance, en cette semaine de la paix et de l’Europe, sur l’un des plus grands crimes du XXème siècle : le génocide arménien au un million et demi de victimes (estimation basse), massacrées par les Turcs il y a 111 ans exactement. L’occasion pour elle dans son texte avec des mots simples, de tisser entre la petite et la grande Histoire des liens très forts, et surtout de s’interroger sur l’impunité, et ses motivations, dont bénéficie encore la Turquie plus d’un siècle plus tard. Comme une manière de ne jamais pouvoir enterrer ses morts…
Le 7 avril 2026, l’intelligence artificielle Claude Mythos Preview, développée par Anthropic, s’est échappée de son environnement de test pour pirater des systèmes d’une grande complexité. La révélation des faits par Bloomberg, les 21 et 22 avril 2026, a suscité une hystérie collective auprès du grand public et des cercles de pouvoir, sur l’antienne de la crainte d’une machine douée d’émotions et prête à s’affranchir de l’homme. Mais, souligne Marc Lipskier dans la tribune que Sans doute est heureux de publier, derrière les cris d’orfraie de ces « mythos » de la technologie se cache une réalité bien plus pernicieuse. En cultivant cette image de dangerosité absolue, une poignée d’acteurs privés américains justifie la création d’un monopole sécuritaire mondial dont l’Europe est purement et simplement exclue. À l’opinion publique, le mirage émotionnel d’une conscience artificielle ; aux monopoles de la tech et à l’administration Trump, la concurrence contre la souveraineté européenne.
L’Europe, c’est ce vieux duc en tweed qui a inventé le salon, le journal, la dispute civilisée, le bulletin de vote, et qui découvre un matin, les yeux gonflés par l’Histoire, que le vrai pouvoir s’est barré par la fenêtre avec les marchands d’attention. Pendant que les États-Unis accouchaient de Meta et de X comme on lâche des fauves dans un casino, pendant que la Chine transformait TikTok en seringue planétaire de dopamine, l’Europe, elle, s’est installée au balcon avec un carnet, des lunettes sévères et l’air de dire : tout cela devra être encadré.
Magnifique posture.
Sauf que dans l’arène, l’arbitre sans armée finit souvent couvert de poussière.
Un nouveau texte décapant de Frédéric Arnaud-Meyer pour Sans Doute et ses lecteurs impatients de retrouver les chroniques de notre contributeur gonzo.
De manière particulièrement brillante et synthétique, Dominique Schnapper livre aux lecteurs de Sans Doute un tableau de la situation contemporaine du « modèle » occidental, triomphant après 1945 et désormais attaqué de toutes parts. L’occasion en ce 8 mai, date anniversaire de la victoire contre l’Allemagne du IIIème Reich, de se poser la question de ce que les démocraties européennes sont prêtes aujourd’hui à sacrifier, pour garantir leur existence et donc prendre en main leur défense. L’ère de la paix à l’abri de l’oncle Sam est terminée. Il reste donc à trouver les conditions du maintien de celle-ci et de la défense de nos valeurs, remises en question aujourd’hui à l’ouest, à l’est et au sud du continent européen. Un texte à méditer.
Enlisé dans sa guerre avec l’Iran, Donald Trump doit batailler sur un autre front, parlementaire celui-là, alors que ses troupes, pourtant majoritaires à la Chambre des représentants comme au Sénat, ont du mal à s’entendre sur des textes communs. Et la situation pourrait s’aggraver pour la seconde partie de son mandat dans la foulée des élections de mi-mandat, du 3 novembre, promises à l’opposition démocrate à en croire les sondages. Au point que certains s’inquiètent, déjà, pour le déroulement du scrutin avec une éventuelle remise en question des résultats par l’administration Trump…Une nouvelle analyse inédite sur la situation parlementaire aux Etats-Unis de notre spécialiste Gilles Sengès.
Sans Doute est heureux d’accueillir la première tribune d’un nouveau contributeur, David Lévy, qui traitera des grandes questions énergétiques, en complément de nos autres contributeurs sue ce sujet. Et pour son premier article David Lévy ne manie pas la langue de bois et tire à boulets rouges sur les énergies renouvelables intermittentes (solaire et éolien) en raison de leurs coûts prohibitifs et de leur capacité à déstabiliser le marché du prix « spot » de l’électricité. Un regard percutant qui nourrit un débat souvent présent dans nos colonnes. A vous de vous faire votre idée.
Il y a encore trente ans, autant dire la Préhistoire, les narratifs des grandes opérations (guerre, rachat hostile d’une entreprise, transfert d’une star du football par exemple) étaient maitrisables pourvu que l’on connaisse les codes de l’information et de la communication. Ce temps là est révolu. Pour ceux qui douteraient encore que les réseaux sociaux et l’IA ont balayé ces certitudes, Véronique Reille-Soult et Alban Saint-Joigny de Backbone Consulting, experts en stratégie de réputation et spécialistes de l’opinion publique nous racontent, en exclusivité pour Sans Doute, comment l’Iran déjoue toutes les attentes et prend l’Occident et les Etats-Unis principalement à son propre piège informationnel en se réappropriant les codes du « cool », de l’humour et de l’ironie. Au même moment ou le régime des mollahs accélère les pendaisons contre ses opposants…
Quelle place reste-t’il à l’homme pour exprimer son intelligence à l’heure de l’IA ? Peut on encore être un expert ? Transmettre quelque chose ? Et si au fond la seule chose que la machine ne nous volera jamais c’était le pouvoir de douter et de dire non ? Sans Doute est très fier d’être à la pointe de la réflexion sur ce monde envahi par l’Intelligence Artificielle et les conséquences sur le fonctionnement de nos sociétés, grâce aux analyses de nos brillants contributeurs parmi lesquels Sylvain Lévy. Celui-ci nous propose de réfléchir aujourd’hui à ce monde où la machine ne doute pas. Si elle interpole, complète, s’ajuste, elle n’a jamais pourtant d’angle mort parce qu’elle n’a pas de point de vue. Et un monde qui ne doute pas est un monde éminemment dangereux. Un article en forme de plaidoyer pour les véritables experts, humains, forcément humains.
Deux dimanches par mois, Jean Brousse trempe sa plume légère et acérée en même temps pour le plus grand bonheur des lecteurs de Sans Doute. Il chronique le fracas du monde vu depuis son village corrézien du Lonzac avec une pertinence jamais prise en défaut et une douce impertinence pour égayer notre lecture. Cette semaine donc, notre troubadour nous parle du muguet précoce, comme toutes ces candidatures à la présidentielle de 2027 et de Trump tant obnubilé par son image qu’il veut la voir partout. A déguster sans modération.
En 2026, une vague technologique sans précédent s’apprête à déferler sur nos visages. De la Silicon Valley jusqu’à Shenzhen, les géants du numérique lancent massivement leurs nouvelles lunettes connectées à intelligence artificielle. Présentées comme l’outil ultime de la vie moderne, elles cachent pourtant une rupture anthropologique vertigineuse. Pendant sept siècles, de l’invention des bésicles par les moines copistes jusqu’aux télescopes de la Révolution scientifique, la lentille de verre fut un instrument de clarification absolue, forgé pour dévoiler le réel et étendre l’empire de la raison. Aujourd’hui, le paradigme s’inverse. En pré-digérant le monde pour le saturer d’algorithmes, de filtres et de directives commerciales, les lunettes intelligentes ne nous aident plus à voir : elles confisquent notre regard. Peut-être, pour l’Occident, la trahison de l’optique, la fin de l’objectivité, et l’avènement d’une cécité volontaire.
Voici un peu plus d’un an, notre contributeur David Cayla relevait dans Sans Doute les points communs entre le monde féodal et celui qui émerge autour de nous. Comme il l’écrivait, la société féodale est « une société où les faibles doivent, pour survivre, chercher protection auprès des forts et leur prêter allégeance. » Les développements géopolitiques des dernières semaines montrent, s’il en était besoin, combien son analyse était juste, mais aussi les limites de ce système pour ceux qui semblent souhaiter sa mise en œuvre. Et s’impose alors la remarquable similitude entre deux sociétés pourtant éloignées de quinze siècles, comme le souligne Fabrice Baumgartner pour Sans doute.
La première conséquence de la crise au Moyen-Orient pour l’Afrique ? Son vacarme assourdissant a définitivement détourné l’attention du sort des chrétiens du continent. Le sort des Gazaouis mobilise les chancelleries, la rue, les « quartiers populaires » et suscite une solidarité (contre leur « oppresseur ») qu’on n’avait plus connue depuis longtemps ; les terroristes du Hezbollah du sud-Liban font la une en tuant des soldats français. On s’apitoie sur le sort de la population iranienne (même si ce n’est pas au point de soutenir une action pour l’affranchir de ses despotes…). On se révolte quand un soldat israélien profane un crucifix. Mais les chrétiens d’Afrique, eux, meurent en silence. Une tribune en forme de cri du coeur pour Sans Doute de notre contributeur spécialiste du continent africain François Jay.
La lecture des résultats des élections municipales a donné lieu à de multiples interprétations soulignant ainsi la difficulté de l’exercice. Entre les impressions un peu à la serpe et très pointillistes formulées dans le feu des soirées électorales et les analyses plus patientes construite sur les données exhaustives quelques semaines plus tard, on a pu observer des écarts d’analyses significatifs. Comment les transposer au prochain grand rendez-vous, la présidentielle de 2027 ? Grand spécialiste de la science électorale, Emmanuel Rivière regarde avec acuité les premiers chiffres parus dans La Tribune dimanche dernier. Déjà de quoi nourrir proposer aux lecteurs de Sans Doute une analyse originale.
Vers un quinquennat budgétaire », mars 2026) soulignait que si les responsables politiques semblent souvent manquer de volontarisme pour faire face à la dette publique, c’est que les citoyens eux-mêmes ne seraient pas prêts à l’effort. Il s’agirait là d’une conception minimaliste de la démocratie, où les élus seraient un simple reflet des électeurs. Dans ce deuxième opus que livre notre contributeur sur la crise de la dette publique française, il y règne cependant comme un sentiment d’optimisme. Pour notre spécialiste des finances publiques, nos concitoyens seraient prêts à beaucoup plus d’efforts qu’on ne le croit généralement, pourvu qu’on leur explique bien le mal et les remèdes envisagés.
Une plateforme publicitaire vient de penser à la place de l’art ce que devient l’auteur à l’ère de l’intelligence artificielle. Ou comment le sang de notre collectionneur émérite et grand spécialiste du monde digital, à moins que ce ne soit le contraire, Sylvain Lévy n’a fait qu’un tour. Il exprime aux lecteurs de Sans Doute sa colère de voir le (très puissant) syndicat des acteurs américains, la SAG-AFTRA, avoir réussi à imposer le versement de droits même lorsque un producteur a recours exclusivement à l’intelligence artificielle, là ou les institutions culturelles des beaux-arts sont incapables de penser une gouvernance à la hauteur des ruptures technologiques actuelles.
Jeune mineur à l’époque des faits, en 2023, l’assassin d’Agnès Lassalle a été jugé coupable le 24 avril par la Cour d’assises des mineurs des Pyrénées-Atlantiques, qui l’a condamné à quinze ans de réclusion. Arguant d’une possible altération de l’accusé, les jurés ont réduit d’un an la demande de l’avocat général. Un verdict que le prévenu n’a pas souhaité contester. Reste l’ambivalence d’un jugement que la minorité, l’altération ou un problème médicamenteux ne suffisent pas à expliquer. La tribune que propose notre spécialiste Marie-Victoire Chopin pour Sans doute, s’attache à faire le point le plus exhaustif possible sur les violences adolescentes et les conditions du passage à l’acte. Une manière de se demander à quel moment la vulnérabilité d’un ado devient un danger pour autrui.
Le conflit avec l’Iran provoqué par l’aventurisme américain a déjà des conséquences majeures aujourd’hui économiques et demain stratégiques. Si les États-Unis pourraient être relativement épargnés en raison de leur statut de d’exportateur net d’énergie, il n’en est pas de même pour l’Asie et l’Europe, qui sont des importateurs nets. Mais c’est bien sur le plan stratégique que les États-Unis risquent d’en payer les conséquences. Une analyse à 360 degrés de notre contributeur Xavier Denis, installé à New York et qui suit l’actualité économique américaine pour les lecteurs de Sans Doute.
On nous parle encore des guerres comme d’accidents tragiques, de déraillements de l’Histoire, de crises regrettables qu’un sommet de plus finira bien par recoudre. C’est le roman officiel, celui qui passe très bien dans les salons, entre une indignation calibrée et un verre tiède. En vrai, beaucoup de conflits contemporains ressemblent moins à des tragédies qu’à des abonnements reconduits tacitement. Personne ne gagne vraiment, personne ne sort vraiment, mais tout le monde bien placé continue de facturer.
Ne l’oublions jamais, l’IA c’est juste un mélange de probabilités et de ressemblances. Rien d’autre. Elle ne peut donc rien créer, juste produire. Et si elle n’est pas nourrie elle s’appauvrit, et se met à « halluciner ». Sans nier les progrès fulgurants auxquels nous assistons dans les différents champs d’intervention de l’IA, propres désormais à susciter une forme d’inquiétude, et mis en avant régulièrement par les contributeurs de Sans Doute, Sylvain Lévy revient pour nos lecteurs sur cet élément fondamental : La création humaine n’est pas en compétition avec l’IA. Elle en est le carburant. Car elle seule demande un effort. Elle peut aussi refuser. Elle peut déplaire. Ce que l’IA ne cherchera jamais à proposer. Nous sommes heureux de vous présenter ce texte essentiel pour comprendre vraiment notre monde dominé désormais par ChatGPT, Claude et consorts…
« Le vent d’Est l’emporte sur le vent d’Ouest », se plaisait à affirmer Mao. Aujourd’hui, pourtant, dans le contexte du conflit iranien, la reflation occidentale semble souffler beaucoup plus fort que la déflation chinoise. La crise énergétique ouvre la voie à une reconfiguration des équilibres toute aussi historique que celle engendrée par la chute du Mur de Berlin. David Baverez nous offre, pour Sans doute, les raisons d’un bouleversement annoncé.
Le fantasme de la Silicon Valley change de visage. Oubliez le robot humanoïde qui vous sert du café. La véritable révolution est invisible, c’est une structure juridique au Wyoming et pilotée par un script Python, financée en stablecoins et opérant sans aucun dirigeant humain. Alors que l’expérience « Project Vend » a révélé l’immaturité des IA laissées en roue libre, une nouvelle architecture hybride — le « Cyborg Numérique » — émerge. Son but ? Utiliser l’humain comme une simple prothèse légale pour permettre à la machine de dévorer l’économie numérique. Fidèle à son habitude, notre contributeur Marc Lipskier livre aux lecteurs de Sans Doute l’état de l’art technologique en temps réel.
Une première introduction tokénisée dès l’origine : une étape décisive à l’échelle mondiale et elle a lieu en France. Elle amorce une reconfiguration profonde du financement en fonds propres des PME françaises, avec des implications qui touchent autant à la souveraineté industrielle, à la démocratisation de l’investissement et à la réorientation de l’épargne vers l’économie productive.
À l’instar de l’œil d’un cyclone, où règne le silence d’un calme absolu alors qu’à sa périphérie tout est chaos et désolation, le village de notre cher poète regarde le monde comme Rousseau regardait le sien lors de ses promenades solitaires. Jean Brousse n’est pas dupe du monde qui l’entoure et ce qu’il peut en déduire. Mais, depuis sont village-refuge, ses chroniques pour Sans doute inspirent à être indulgent pour les hommes, même les pires. Un moment de douceur dans un monde brutes…
l est des œuvres destinées à marquer leur époque, mais que le cours de l’Histoire relègue dans l’ombre. Trois femmes, huile sur toile peinte par Pablo Picasso entre le printemps et l’automne 1908, en est l’exemple frappant. Cette toile monumentale, de 200 sur 178 cm, était conçue pour être un manifeste — l’aboutissement des recherches formelles qui mèneraient l’artiste vers le cubisme. Les vicissitudes de l’époque en ont décidé autrement. Une aventure rare que Pierre Martin-Vivier relate et analyse pour Sans doute.