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« L’hénaurme » coût des normes

Et si l’accumulation réglementaire européenne poussait à la hausse les prix à la consommation depuis 2015 ? L’envolée des prix des carburants et de l’alimentation inquiète les ménages européens. Cette poussée inflationniste s’explique bien sûr d’abord par des chocs exogènes : conflits en Ukraine et au Moyen-Orient ou canicules répétées notamment. Alors qu’en cette fin 2026, l’Union européenne doit articuler transition écologique, régulation technologique et sauvegarde du pouvoir d’achat, son action normative mérite cependant également d’être interrogée. Les industriels, au premier rang desquels l’automobile, dénoncent l’impact direct de la conformité aux règles européennes sur les prix, dans le cadre d’une concurrence déloyale avec des constructeurs chinois qui inondent l’Europe de leurs modèles. Marc Lipskier propose pour Sans Doute une analyse empirique de la fabrique des normes qui permet de séparer la part de la régulation de celle des chocs exogènes dans les mécanismes inflationnistes. Un article pour mieux comprendre que l’enfer des prix est souvent pavé de bonnes intentions de protection du consommateur.

Le Réécrivain

Hier, on écrivait, puis un correcteur repassait derrière. Aujourd’hui, la machine écrit, et l’on s’épuise à y semer des fautes pour jurer que le texte est de nous. L’éditeur de Thélyson Orélien vient de confirmer que le roman du scandale était bien l’œuvre d’une IA. La farce est ainsi complète. Xavier Couture y lit pour Sans Doute une inversion aussi cocasse qu’inquiétante : des auteurs qui abîment le travail de leur algorithme pour se faire passer pour humains. L’outil aura beau tout calculer, tout imiter, il lui manquera toujours ce que Mozart et Picasso avaient en propre : la vie, et sa fragilité. Une tribune sans pitié, et pleine d’esprit, pour que la création reste un art de vivants.

La génération Z se révolte dans le monde : le contrat social est à reconstruire

« Fun, profit and ego » : c’est ainsi que le professeur Xavier Crettiez décrit la logique des pillards du 17 octobre. Elle n’a rien à voir avec celle des lycéens et des étudiants qui manifestent, et qui réclament des enseignants devant les classes, des locaux décents, une orientation juste, et, du Népal au Pérou, des emplois, des logements et des institutions honnêtes. Pour Louis-Charles Viossat, réduire cette mobilisation mondiale à un problème d’ordre public, c’est se condamner à de mauvaises solutions. Ce que cette génération réclame, c’est une nouvelle question sociale, celle de la justice intergénérationnelle. Le prochain quinquennat devra y répondre par un vrai pacte national, pas par un énième plan jeunesse. Un plaidoyer de notre spécialiste des questions sociales pour Sans Doute.

Nous sommes le bug !

Le monde qui nous entoure va vite, beaucoup trop vite. Nous essayons désespérément de nous y adapter de peur d’être perdus, ringards ou relégués en deuxième division. Et autour de nous, toujours quelqu’un pour nous faire découvrir un nouveau modèle de LLM, une nouvelle façon de travailler, une innovation qui va changer notre vie….Une manière de faire progresser la crainte de l’inadaptation chez chacun. Heureusement certains prennent le temps du recul pour bien comprendre ce qui se joue dans les coulisses des géants de la technologie. Parmi eux, notre contributeur Frédéric Arnaud-Meyer, qui, dans son style si particulier, n’hésite jamais à appuyer là où ça fait mal. Après avoir lu son article, prenons le pari qu’il vous hantera, même légèrement, la prochaine fois que vous interrogerez Claude ou ChatGPT.

La même phrase, sept ans après.

Avant-hier Marc Lipskier a expliqué en détail aux lecteurs de Sans Doute comment la voix, attribut personnel s’il en est, subit les derniers outrages de la part de l’IA et comment dans le monde entier s’organise politiquement, légalement et judiciairement pour protéger cette part essentielle de nous même. Aujourd’hui Sylvain Lévy nous propose des travaux pratiques sur cette question avec cette affaire qui fait beaucoup jaser en Italie : Giorgia Meloni a décidé de protéger sa voix au sens juridique du terme. On peut trouver cette démarche originale et intelligente. On peut aussi y voir symptôme supplémentaire d’un monde qui nous échappe.

Le Pape, combien de divisions ? Une unité !

A l’issue du voyage du pape Léon XIV en France, François Jay, notre spécialiste des questions africaines chez Sans Doute, mais également catholique fervent, livre son regard sur cette visite qui aura mêlé enthousiasme populaire, dialogue, écoute et appels à la paix. Personnellement touché et attentif, notre contributeur tente pourtant l’exercice de trouver ici la…

Deux mains sur le clavier. Une seule signature.

L’affaire Thélyson Orélien restera dans les mémoires parce qu’elle vient percuter un objet-clé de notre civilisation : le livre. À la fois instrument de transmission du savoir et réceptacle de l’imaginaire, il est la forme physique de tout ce qu’un esprit humain peut apprendre, penser ou créer. C’est parce que nous entretenons tous un rapport intime avec les livres que chacun s’est forgé, presque instinctivement, une opinion sur l’usage de l’IA dans la création littéraire. Mais chez Sans Doute, nous avons fait le choix de prendre le recul nécessaire et de regarder les questions qui traversent notre époque sous des angles différents de ceux qu’adopte le reste de la presse. Après Marc Lipskier, qui a abordé hier l’affaire sous l’angle du droit, Sylvain Lévy l’examine aujourd’hui du point de vue du créateur, pour parvenir, lui aussi, à une même conclusion. Car si l’accusation tient en quelques clics, un compte anonyme et un logiciel, la défense, elle, exige des traces. Et derrière ces traces, il y a une signature : celle de celui qui répond du livre. L’IA ne détruit pas cette idée. Elle nous oblige à la préciser.

Le Sceau contre l’idole de l’auteur romantique

L’accusation d’usage masqué d’intelligence artificielle portée contre le romancier Thélyson Orélien réveille le vieux soupçon du prête-plume, désormais incarné par l’algorithme. Cette controverse révèle la persistance d’une représentation romantique de l’écrivain isolé, en contradiction flagrante avec l’histoire des arts où la création a toujours été outillée, déléguée et collective. Face aux biais des logiciels de détection et à l’automatisation des contenus, face aux émois automatiques des foules, un retour au droit s’impose. A la traçabilité matérielle de la main, il substitue le critère de la direction intellectuelle et de la responsabilité souveraine engagée par la signature. Nos contributeurs se devaient de proposer aux lecteurs de Sans Doute leurs grilles d’analyse de ce qu’il convient d’appeler l’affaire du roman écrit par ou sous IA, maintenant que l’écume est retombée et que le temps est venu de la réflexion sur l’acte de la création. Premier à nous faire partager son point de vue passionnant, et bien sûr à rebours des idées reçues : Marc Lipskier qui défend l’idée que l’IA n’est pas la fin de l’auteur, elle en est le miroir grossissant. Créer, c’est toujours, d’une certaine manière, diriger une entreprise de l’esprit.

Ce qui nous attend après le travail

« Où va le travail humain ? » se demandait déjà Georges Friedmann en 1950, dans un ouvrage destiné à devenir un classique de la sociologie du travail. Il était pourtant encore loin d’imaginer combien la digitalisation de monde professionnel allait révolutionner autant celui-ci que le taylorisme 100 ans plus tôt. Face à l’IA dont personne ne sait vraiment encore si elle va libérer ou enchaîner, comment donner des perspectives à une jeunesse désespérément en quête de sens, entre peur de l’hydre technologique, angoisse du changement climatique et retour de l’impérialisme comme moteur des nouvelles relations internationales. Une réflexion de Sylvain Lévy pour Sans Doute, qui défendra toujours le droit de dire non, fidèle à son habitude.

Le patient artificiel.

Nous sommes nombreux désormais à poser nos questions les plus intimes aux agents conversationnels. Mais que se passerait-il si l’on installait ces modèles de langage de pointe sur le divan du thérapeute ? Nous en avons rêvé. Les chercheurs l’ont fait. Et ils ont découvert que la manière de leur parler pouvait déterminer la personnalité qui apparaissait. Marie-Victoire Chopin livre aux lecteurs de Sans Doute les résultats de cette étude originale et stupéfiante : Gemini, Grok et ChatGPT chez Freud nous parlent de leur enfance, de discipline et d’angoisse de l’abandon…De quoi formater en retour les utilisateurs dans leurs comportements quotidiens. Avons nous bien conscience de l’abîme qui s’ouvre sous nos pieds depuis que chacun interroge son agent IA pour tout et rien ?

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