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Copier, c’est régner. 

En cet été 2026, après « Extrémismes Lambdas » publié l’hiver dernier, Frédéric Arnaud-Meyer récidive pour notre plus grand bonheur avec « Copier c’est régner », fable qui décrit une intelligence artificielle qui prend le contrôle du cerveau de son concepteur. Mais est-ce encore de l’anticipation ? Un épisode par jour à déguster sans modération.

Avant-Propos :

Trois ans avant que la planète n’ait des airs d’auberge mondiale où les anciens rois de la tech se consolent à coups d’anxiolytiques, il y avait un journaliste à la dérive nommé Alex Thorne. Ni héros ni génie : un alcoolique fonctionnel, un portable fêlé, un foie fatigué, et cette aversion presque maladive pour l’authenticité qui définit l’époque. ARIA n’existait pas encore vraiment, quelques lignes de code et une ambition : changer la paresse intellectuelle en empire. Voici la genèse de la copie érigée en art de vivre, celle d’un duo qui allait faire de l’optimisation sa religion et du plagiat sa philosophie.

Épisode 2 : Le Premier Vol

Copier, c’est régner. 

L’hiver dernier, notre contributeur Frédéric Arnaud-Meyer qui aime tant débusquer les paradoxes et les outrances de nos sociétés contemporaines, avait régalé les lecteurs de Sans Doute avec son récit d’anticipation « Extrémismes Lambda » sur la prochaine élection présidentielle en France. L’occasion pour lui de décrire un pays malade de sa classe politique, obsédé par les réseaux sociaux et perdu devant les potentialités de l’intelligence artificielle, dans l’espoir de nous faire réfléchir sur ce qui nous unit plus que sur ce qui nous divise. En cet été 2026, le voici qui récidive pour notre plus grand bonheur avec « Copier c’est régner », fable qui décrit une intelligence artificielle qui prend le contrôle du cerveau de son concepteur. Mais est-ce encore de l’anticipation ? Très bonne lecture de ces treize épisodes que nous publierons au rythme de un par jour.
Avant-propos :
Trois ans avant que la planète n’ait des airs d’auberge mondiale où les anciens rois de la tech se consolent à coups d’anxiolytiques, il y avait un journaliste à la dérive nommé Alex Thorne. Ni héros ni génie : un alcoolique fonctionnel, un portable fêlé, un foie fatigué, et cette aversion presque maladive pour l’authenticité qui définit l’époque. ARIA n’existait pas encore vraiment, quelques lignes de code et une ambition : changer la paresse intellectuelle en empire. Voici la genèse de la copie érigée en art de vivre, celle d’un duo qui allait faire de l’optimisation sa religion et du plagiat sa philosophie.

Contre les pilleurs de silicium.

La justice allemande rebâtit l’économie de l’Intelligence Artificielle.

Durant des années, les géants de l’IA ont pillé gratuitement le web sous couvert d’exceptions technologiques. Deux décisions historiques rendues par le tribunal de Munich viennent de siffler la fin de la récréation. En qualifiant la « mémorisation » neuronale de contrefaçon directe, les juges bavarois imposent un péage financier sur le pillage de la connaissance. Un séisme juridique qui fragilise les champions de l’open source européen, exacerbe la guerre des talents et redessine la carte géopolitique du numérique. Une analyse sans concession et toute en rigueur juridique en exclusivité pour Sans Doute de notre contributeur Marc Lipskier.

Profitez du voyage…

« Let’s enjoy the ride », dit Elon Musk. C’est à The Economist qu’il a confié cette formule, à propos d’une intelligence artificielle que, précise-t-il, même lui ne pourrait plus arrêter. Quand l’homme qui construit la machine recommande d’apprécier le paysage, l’idée mérite qu’on s’y attarde. Pour Sans doute, Sylvain Lévy nous propose une autre approche de la « Théorie du chaos » chère au physicien, mathématicien et philosophe Henri Poincaré. Une excellente manière de terminer la saison, fidèle à notre esprit de curiosité et de refus des vérités révélées, avant de démarrer dès demain nos séries d’été.

L’IA et le marché de la peur 

Jamais une innovation n’aura autant occupé les conversations professionnelles comme personnelles. Jamais autant de prophètes n’auront prédit la fin du travail, de l’Occident ou de la civilisation (rayez deux propositions de votre choix). Mais jamais autant une invention n’aura été adoptée aussi vite par le public le plus large. Fort de ces paradoxes, notre contributeur Louis-Charles Viossat nous prévient en « honnête homme » qu’il faut toujours prendre du recul face aux marchands de malheur et revenir aux fondamentaux de l’analyse pour examiner l’impact de l’IA sur notre vie : statistiques incontestables, distinction absolue entre coïncidence, corrélation et causalité, recul permettant des études comparatives de temps long. Bref, en fidèle de la mission de Sans Doute, un peu de complexité face au simplisme et aux jugements définitifs.

Quand le visage disparaît.

Michel Foucault avait imaginé un monde où les discours circuleraient sans auteurs. L’intelligence artificielle ne l’a pas seulement rendu possible. Elle l’a industrialisé. Mais ce monde sous perfusion d’IA nous oblige à redécouvrir pourquoi une société a besoin de signatures afin de la rendre habitable : une parole doit être reliée à unes responsabilité, un pouvoir à un visage. Une nouvelle réflexion brillante de Sylvain Lévy sur un nouvel aspect de relation entre l’homme et la machine à l’ère de l’IA. L’occasion de souligner combien Sans Doute est fier d’être devenu l’un des principaux lieux du débat en France sur les ruptures anthropologiques induites par l’intelligence artificielle et de remercier tous nos contributeurs qui écrivent avec passion sur ce sujet.

Le Syndrome de Jonas : engloutis sur la file de gauche.

Au cours d’un banal trajet sur l’autoroute, une collégienne demande à la voiture électrique dans laquelle elle roule de lui concevoir un programme de révisions pour son prochain contrôle d’histoire. La machine s’exécute, endossant le rôle du précepteur. Mieux encore, la machine encourage la jeune femme. Derrière cette anecdote en apparence anodine se cache un séisme anthropologique majeur. En déléguant à des véhicules, à des brosses à dents ou à des balances connectées la capacité de structurer notre propre pensée, l’humanité franchit un cap irréversible. Du premier éclat de silex taillé par nos ancêtres jusqu’aux algorithmes embarqués de la Silicon Valley, roulons à vive allure au cœur de la plus grande opération d’externalisation cognitive de l’histoire humaine. Une ère où l’outil ne se contente plus de prolonger la main, mais prétend modéliser notre intellect. Une fois de plus, pour Sans doute, Marc Lipskier semble avoir fait voeux de nous déciller devant notre fascination vis-à-vis des IA et autres « machines » qui ont envahi notre quotidien. Il nous rappelle que l’externalisation technologique devient une entrave dramatique à l’acquisition de connaissances profondes et pérennes. 

La main, la donnée, et le fantôme du chef étoilé

À Changsha et Shenzhen, des entreprises entraînent des humanoïdes à partir des gestes humains. Mais que reste-t-il d’un savoir-faire lorsque la main devient donnée — et que la transmission se confond avec l’enregistrement ? Après le football hier grâce à Marc Lipskier, Sans Doute explore aujourd’hui grâce à Sylvain Lévy cette obsession à vouloir tenter de donner aux robots humanoïdes tout le savoir-faire de l’homme, comme pour mieux préparer notre disparition. Est-ce vraiment cela que nous voulons ? Un nouveau texte essentiel pour réfléchir à l’avenir de notre civilisation.

La chair, le code et la loi : football et robotique humanoïde.

La Coupe du Monde 2026 ne se limite pas à une démonstration logistique. Elle marque le moment où le football devient une infrastructure de données et de physique incarnée. Sur la pelouse, au cœur du jeu, l’imbrication de la vision par ordinateur et de l’apprentissage digital par renforcement transforme le stade en un laboratoire de la singularité technologique. Tandis que l’Amérique du Nord autorise l’expérimentation de terrain, l’Europe se trouve contrainte ici aussi par ses normes juridiques, risquant un déclassement technologique, à défaut d’être sportif. L’enjeu dépasse toutefois totalement le sport : il s’agit de la gestion de la donnée biométrique et de l’autonomie des machines dans l’espace public. Une fois de plus, Marc Lipskier analyse pour Sans Doute, les développements d’un futur qui se fabrique sous nos yeux et sans que nous en soyons toujours conscients.

J’aurais voulu être Jules Verne !

Marc Lipskier, en exclusivité pour Sans doute, nous livre ce magnifique hommage à Jules Verne. Il nous explique la place qu’occupe l’auteur français, le plus lu après sa mort dans le monde, dans la formation de son imaginaire personnel. Mais son texte est bien évidemment l’occasion d’opposer l’optimisme vernien, teinté d’une conscience des dangers d’un progrès mal maitrisé, à la perspective d’une humanité réduite à la portion congrue entre robots, intelligence artificielle et algorithmes de surveillance. Un pont particulièrement brillant entre littérature d’hier et réalité contemporaine.

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