Une démocratie vivante suppose une presse écrite, audiovisuelle ou digitale de qualité : pluraliste, indépendante, accessible et digne de confiance. La philanthropie peut-elle y contribuer ? Comment et à quelles conditions ? Une question posée au Sénat le 30 mars, lors des Rencontres parlementaires annuelles entre sénateurs et acteurs de la philanthropie. Rencontre dans laquelle est intervenue Catherine Malaval en tant qu’experte du secteur des médias et dans la lignée du cahier sur ce thème qu’elle a produit pour la Fondation de France. Pour Sans Doute, notre contributrice en livre les éléments essentiels, sur ce sujet clé de la liberté réelle des médias d’information.
Comment les fracas du monde arrivent-ils jusque dans la campagne corrézienne ? Comment faire cohabiter mémoire, vie quotidienne, universalisme et rugby ? Une nouvelle chronique dominicale de notre troubadour de la ruralité, notre envoyé très spécial de Sans Doute au coeur de la France des villages, Jean Brousse. Dans son style de peu de mots, il nous régale en nous disant l’essentiel, en choisissant ce qui nous unit plus que ce qui nous divise.
Au petit matin, un message s’affiche : un hôpital propose un créneau de dernière minute pour un proche dépendant. L’accepter, ou attendre trois semaines. Avant même la fin de la matinée, les réunions ont été annulées, les priorités réorganisées, les enfants gérés, et une journée minutieusement planifiée s’est
dissoute au profit d’une contrainte aussi impérieuse qu’imprévisible. Le soir venu, les courriels sont partis, les dossiers ont avancé, les urgences ont été traitées. Le travail, en apparence, a été accompli. Mais quelque chose de moins visible s’est défait : la continuité de la journée, la possibilité d’être présente au bon endroit, au bon moment. Ces ajustements si fréquents, qui ne figurent pourtant dans aucune base de données RH, n’en façonnent pas moins les trajectoires professionnelles de tant de femmes. Un nouveau regard de notre contributrice Marie-Victoire Chopin sur les véritables conditions de l’égalité salariale femme/homme dans la vie professionnelle.
Un léger frisson d’effroi a parcouru Jobic de Calan en découvrant la couverture de L’Express du 15 octobre 2025 dont le titre “Les visionnaires” s’affichait sur deux lignes au-dessus d’un Giuliano Da Empoli photographié en noir et blanc. “Mais qu’est-ce qu’ils ont tous à vouloir prédire l’avenir alors que le présent est si nébuleux et que le passé n’est même pas assuré ?” s’est il demandé. Pour notre contributeur spécialiste de la science statistique, l’occasion de faire le point sur le phénomène grandissant des plates-formes de paris prédictifs, devenues tellement sophistiquées qu’elles influent parfois les marchés. Bienvenue dans l’univers fou de Polymarket et consorts… qui défendent la sagesse de la foule envers et contre toute évidence.
Pour Sans Doute, notre contributeur Sylvain Lévy fait le bilan de son utilisation de l’intelligence artificielle. Une manière pour ce très grand collectionneur d’art de mettre en relief la portée des usages rendus possibles, que chacun d’entre nous, derrière son téléphone portable ou son ordinateur, teste régulièrement. Loin d’un catastrophisme que l’on entend trop souvent, il nous rappelle que l’IA n’est pas constitutive d’une menace en soi. Elle ne porte le risque d’une homogénéisation ultime que si chaque utilisateur renonce à ses propres aspérités. Une IA bien maitrisée, c’est une IA à qui son utilisateur ne délègue jamais son pouvoir de décider, d’interpréter et de tenir une position dans le temps. A méditer la prochaine fois que vous utiliserez ChatGPT, Claude, Copilot ou Gemini…
Reuters Blues ou la chronique d’un monde qui brûle proprement.
Après son feuilleton hebdomadaire « Extrémismes Lambda » qui a passionné les lecteurs de Sans Doute pendant 5 semaines, notre chroniqueur gonzo Frédéric Arnaud-Meyer nous revient avec sa plume urticante pour nous décrire le monde tel qu’il est réellement. Aujourd’hui il nous explique ce qui se passe vraiment dans le détroit d’Ormuz, comme on ne vous le racontera jamais sur les plateaux des chaînes d’info en continu. Il y a les images pour les téléspectateurs, comme toujours, mais il y a surtout les chiffres qui eux gouvernent vraiment le monde. Et ces chiffres là ont de quoi susciter l’inquiétude.
Depuis décembre 1972 et les derniers pas de Gene Cernan, la Lune n’était plus qu’un souvenir en noir et blanc. Le 7 mars 2026, ce silence d’un demi-siècle prendra fin. Mais ne nous y trompons pas : la mission Artémis II n’est pas un « remake » d’Apollo. C’est le passage d’une ère de conquête mécanique à une ère de présence numérique et durable.Pour Sans Doute, Marc Lipskier fait le point sur cette nouvelle aventure spatiale qui va nous faire rêver, mais pas seulement. Elle incarne en effet à elle seule toutes les grandes ruptures technologiques des années 2020.
Si le premier mandat de Donald Trump s’était avéré profitable en termes d’audience, le secteur de la presse, de l’audiovisuel et de l’édition aux Etats-Unis, vit dans les turbulences depuis le retour au pouvoir de l’homme d’affaires. Cibles du courroux de l’occupant de la Maison Blanche qui va jusqu’à les poursuivre en justice en réclamant des dédommagements astronomiques. Nombres de médias américains, sont dès lors, contraints à de drastiques restructurations. Pour Sans Doute, notre spécialiste Gilles Sengès revient sur la crise sans précédent que vit le secteur de l’information outre-atlantique. Un exemple à méditer pour tous ceux qui oublient que les médias ont besoin de recettes stables et pérennes pour proposer une information fiable, sourcée et pluraliste à leurs lecteurs, auditeurs et télespectateurs. Comme le rappelle le fameux professeur de Yale, Timothy Snyder, face à une tyrannie déterminée à saper les fondements de la liberté, rien ne doit être considéré comme acquis, y compris aux Etats-Unis.
Tout à notre focalisation -notre fascination autant que nos peurs ?…- devant les guerres moyen-orientales et ukrainienne, les règlements de compte entre trafiquants de drogues dans des citées devenus zones de non-droit, nous en oublions d’autres drames qui méritent qu’on s’y arrête. Parmi eux, les plus odieux sont, sans nul doute, les usines d’esclaves qui exploitent d’autres humains. Un système dont, parfois, nous nous accommodons sans le savoir. Pour Sans Doute, Karine Schaub montre comment, dans des parties du globe où règne la misère, les malfaisants de toutes sortes s’enrichissent odieusement. Glaçant !
Un mardi soir de novembre 2025, dans une librairie déserte du 20ème. Victor et Sophia se rencontrent lors d’un débat raté. De la collision de leurs cynismes naît une idée folle : créer deux faux mouvement politiques aux extrêmes opposés pour révéler l’absurdité du système. Le « pacte des extrêmes lambda » est signé en état d’ivresse lucide. Marc est témoin.
Voici donc la cinquième et dernière partie de de la fable de Frédéric Arnaud-Meyer, comme un récit d’anticipation de la prochaine élection présidentielle, dans une France malade de sa classe politique, obsédée par les réseaux sociaux et perdue devant les potentialités de l’intelligence artificielle… Un texte publié en exclusivité pour les lecteurs de Sans Doute, qui nous l’espérons vous aura fait sourire, réfléchir et méditer sur l’état de notre démocratie,et plus largement de notre société, sur la valeur de la parole politique et surtout sur ce qui nous unit plus que ce qui nous divise.
LinkedIn, le milliard d’individus, et la question demeure : qui parle vraiment ? Nous avons tous fait l’expérience de l’évolution récente de ce réseau social. Multiplication des posts qui se ressemblent, formatage ennuyeux qui affadit les contenus, « personal branding » à la fois ridicule et envahissant, difficultés à émerger pour certaines publications… Pour Sans Doute, notre contributeur Sylvain Lévy, grand utilisateur de LinkedIn, ouvre le capot du petit logo blanc et bleu présent sur tous nos smartphones.
Oubliez les cyborgs géants et les Terminator anthropomorphes aux yeux rouges. La véritable révolution militaire du XXIe siècle ne ressemble en rien aux fantasmes d’Hollywood. Aujourd’hui, l’intelligence artificielle s’incarne dans des nuées de drones interconnectés, capables de prendre des décisions létales en quelques millisecondes. De l’Ukraine au Moyen-Orient, ces essaims autonomes saturent les défenses, bouleversent les doctrines militaires et creusent un vide juridique et éthique vertigineux. En accordant un véritable permis de tuer à des algorithmes, l’humanité est-elle en train d’effacer la nature même du combat ? Plongée au cœur de la guerre algorithmique, là où l’arme s’affranchit du commandement humain pour imposer sa froide logique mathématique.Un nouveau texte qui fait froid dans le dos de Marc Lipskier pour Sans Doute.
Depuis plus de vingt ans, les États-Unis traversent une succession de crises économiques, sociales et politiques qui débouchent désormais sur une crise morale. Comme toute crise multidimensionnelle, les causes sont diverses et imbriquées. Les actions de l’administration Trump alimentent cette crise, dont la résolution semble improbable à court terme, même si la démocratie américaine a ses antidotes. Une analyse percutante pour Sans Doute de notre contributeur Xavier Denis, installé à New York depuis plusieurs mois.
Lors d’un colloque organisé en 1999 par l’Université de Perpignan, Dominique Sistach, maître de conférence au sein de cette même université, était intervenu sur le thème « Mots, langues, langages et droit ». Il avait débuté avec cette observation : « La relation entre le langage et le droit fixe le phénomène central de toutes expériences juridiques. […] L’abstraction juridique, en dehors de l’action saisie par le droit, n’existe que par la manifestation et la représentation du langage. »Une citation d’une étonnante actualité à l’heure de la généralisation de l’IA dans les professions juridiques. Fabrice Baumgartner, avocat honoraire et ancien associé dans un grand cabinet anglo-saxon, raconte pour Sans Doute comment la robe affronte les nouvelles technologies.
Alors que les études d’audience rendent compte mois après mois de la substitution progressive de la télévision linéaire par les plates-formes de streaming, l’institut Nielsen s’apprête à remettre en cause avec force cette dynamique. Aux Etats-Unis, berceau des plateformes qui plus est. D’après les révélations du Wall Street Journal, un changement de méthodologie qui est intervenu dans l’étude The Gauge, la mesure de l’audience de référence, aboutirait à inverser le rapport de force entre chaînes linéaires et plateformes, rendant aux chaînes linéaires 5 points d’avance sur les secondes (47,2% vs 42,7% en février), au lieu de 5 points de retard en janvier (42,7% et de 47%). Au-delà des effets conjoncturels liés à la programmation (les Jeux Olympiques d’hiver ces dernières semaines), l’importance du mouvement promet une polémique majeure sur le bien-fondé des modifications effectuées, compte tenu de son impact majeur sur la répartition des investissements publicitaires. Une analyse exclusive pour Sans Doute de notre spécialiste des médias Philippe Bailly.
Ce soir, à vingt heures et une minute, la messe sera dite. La politique est faite d’autant de bassesse que -parfois – de noblesse. Dans les grandes villes, le mot d’ordre est souvent la « tambouille » (nouveau terme à la mode) tant une victoire locale est peut-être gage d’une carrière qu’on espère amener au plus haut. Dans les communes plus petites et rurales, les enjeux sont faits d’empathie et de rassemblement pour le bien commun. Notre poète national, Jean Brousse nous propose, pour Sans doute, comme une traversée de ces communes citoyennes, forcément citoyennes aurait dit Marguerite.
Un mardi soir de novembre 2025, dans une librairie déserte du 20ème. Victor et Sophia se rencontrent lors d’un débat raté. De la collision de leurs cynismes naît une idée folle : créer deux faux mouvement politiques aux extrêmes opposés pour révéler l’absurdité du système. Le « pacte des extrêmes lambda » est signé en état d’ivresse lucide. Marc est témoin.
Voici donc la quatrième partie de la fable de Frédéric Arnaud-Meyer, comme un récit d’anticipation de la prochaine élection présidentielle, dans une France malade de sa classe politique, obsédée par les réseaux sociaux et perdue devant les potentialités de l’intelligence artificielle…Les manoeuvres auxquelles nous avons assisté cette semaine entre les deux tours des élections municipales devraient achever de convaincre les lecteurs de Sans Doute que le récit de notre auteur n’est pas si loin de la réalité.
Didier Holleaux est l’auteur de « La vraie histoire du gaz » (ed. Le Cherche-Midi, 2024). Dans cette tribune en exclusivité pour Sans Doute, notre contributeur expert du secteur des énergies fossiles, essaye d’évaluer les conséquences possibles et documentées de la guerre contre l’Iran dans le domaine du pétrole et du gaz. Un exercice rendu compliqué cependant par l’insuffisance d’informations fiables sur les dommages subis par les installations industrielles et portuaires. Une parfaite illustration des « brouillards de la guerre ».
Le pays de Beaumarchais, l’inventeur du droit d’auteur moderne, sera t’il à la hauteur de la rupture technologique la plus importante de l’histoire que le secteur de la création artistique doit affronter depuis la mise à disposition de chacun des outils d’intelligence artificielle générative ? C’est tout le souhait de Cécile Rap-Veber, la directrice générale de la SACEM, dans cet appel co-écrit avec Mathieu Boncour en exclusivité pour Sans Doute. En effet après un premier vote il y a quelques jours au Parlement européen qui appelle au respect du droit d’auteur, le Sénat français doit prochainement se prononcer sur une proposition de loi instaurant une présomption d’exploitation des contenus culturels par les fournisseurs d’intelligence artificielle. L’occasion de montrer qu’il faut cesser d’opposer innovation et régulation, pour permettre au contraire l’émergence d’un cadre juridique clair et respectueux des intérêts de chacun, loin du renard libre dans le poulailler libre.
Le tsunami diplomatique déclenché par Donald Trump depuis son retour à la Maison Blanche interpelle. Les optimistes peuvent penser que tout rentrera dans l’ordre et se calmera à son départ, dans trois ans. Les pessimistes ou les inquiets voient un bouleversement de l’ordre international mis en place depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Qu’en est-il ?
15 mars 2026. Les Français glissent dans les urnes leurs bulletins pour les élections municipales ; et Jürgen Habermas est mort hier soir. La coïncidence est d’une ironie féroce : le plus grand penseur de la démocratie délibérative est décédé une veille de scrutin communal. Mais ne nous y trompons pas : le résultat de ce scrutin n’a, au fond, plus aucune importance. Car déjà Google s’est emparée du nom du philosophe de l’«agir communicationnel » pour baptiser une Intelligence Artificielle censée automatiser nos débats. Autopsie d’un hold-up intellectuel par lequel le ventriloque algorithmique prétend désormais penser, débattre et ressentir à la place du citoyen, prétendument obsolète. Un nouveau texte corrosif de Marc Lipskier pour Sans Doute.
Il est des procès qui disent plus que ce qu’ils jugent. Celui qui s’est achevé le 2 mars 2026 devant la cour d’assises spéciale de Paris – cinq semaines d’audiences, quatre accusés, un verdict longuement attendu – restera dans les mémoires non seulement pour les peines prononcées, mais pour ce qu’il a révélé, dans sa chair même, de l’état de notre démocratie et de la fragilité de ceux qui en sont, chaque jour, les serviteurs les plus exposés : les enseignants. Car il s’est passé quelque chose dans cette salle que l’on ne saurait taire, quelque chose qui dépasse les attendus et les dispositifs, quelque chose que la technique juridique ne suffit pas à nommer. Pendant cinq semaines, avec méthode et constance, la défense d’Abdelhakim Sefrioui a instillé une petite musique – insidieuse, patiente, calculée : et si Samuel Paty avait discriminé des élèves musulmans ? Et si, d’une certaine manière, il portait une part de responsabilité dans ce qui lui était arrivé ? Samuel Paty, décapité dans une rue de Conflans-Sainte-Honorine le 16 octobre 2020, était donc à nouveau convoqué. Non comme victime. Comme prévenu. Une tribune exclusive pour Sans Doute et ses lecteurs, de Joëlle Alazard, présidente de l’Association des Professeurs d’Histoire-Géographie, à lire d’urgence pour partager le désarroi des enseignants après ce verdict.
Leitmotiv depuis le retour au pouvoir de Donald Trump, il y a plus d’un an, pour expliquer tout ce qui va mal aux Etats-Unis, le “it’s Joe Biden’s fault” commence à être évoqué pour justifier la guerre avec l’Iran et les difficultés de l’armée américaine à en finir rapidement avec ce conflit. Gilles Sengès revient pour Sans Doute sur cette détestable manie du Président américain de charger la barque de son prédécesseur plutôt que de faire face à ses responsabilités.
La guerre avec l’Iran ? “Si je n’avais pas mis fin à l’horrible accord nucléaire, l’Iran aurait eu l’arme
Un mardi soir de novembre 2025, dans une librairie déserte du 20ème. Victor et Sophia se rencontrent lors d’un débat raté. De la collision de leurs cynismes naît une idée folle : créer deux faux mouvements politiques aux extrêmes opposés pour révéler l’absurdité du système. Le « Pacte des Extrêmes Lambda » est signé en état d’ivresse lucide.…
Sans Doute publie nouvel appel de notre spécialiste de l’immobilier Xavier Lépine, pour une révision radicale de la politique du logement dans notre pays. La France traverse en effet une triple rupture anthropologique : démographique, sociologique, économique. Le système de financement immobilier hérité du XXe siècle est incapable désormais d’y répondre. Pourtant deux outils — le prêt viager hypothécaire et le bail emphytéotique — existent pour corriger les inégalités patrimoniales entre générations, sans un euro de subvention publique. Ce qui manque pour notre contributeur, c’est le courage de bousculer des acteurs trop confortablement installés dans des modèles périmés. Un texte décapant.
Bien loin et pourtant si proche. Si, pour l’heure, le continent asiatique semble calme et garde son sang-froid face au chaos que vit le Moyen-Orient, ce n’est pas pour autant que l’Asie -et son tigre chinois- dorment sur leur deux oreilles. Chacun semble mesurer son propre niveau de danger à l’aune de ce conflit, qui pourrait les rattraper à tout moment. Fidèle à son habitude, notre spécialiste des questions asiatiques Robert Dujarric, propose aux lecteurs de Sans Doute une analyse percutante des différents rapports de force.
Puisque l’on parle beaucoup d’élections municipales en ce moment, nous proposons un petit retour sur la campagne municipale parisienne de 2020, marquée par de nombreuses surprises et difficultés, dont la moindre n’est pas la crise sanitaire, quelques jours avant le premier tour. C’est l’occasion de revenir sur le surgissement d’un candidat inattendu, Cédric Villani, certes pas totalement nouveau en politique à cette époque, mais qui va se confronter à la dureté de l’une des élections les plus emblématiques de la République. Les questions posées à Cédric, pour le site Sans doute, dans cette interview par Philippe Zamora ne sont évidemment pas celles d’un journaliste professionnel, mais celles d’un camarade de Cédric Villani à Normale Sup (à trois promotions de distance), aujourd’hui haut-fonctionnaire et économiste et qui aime la chose politique. Elles sont donc évidemment posées sans volonté de polémique, mais avec le maximum d’objectivité et surtout sans complaisance aucune.
Chamberlain. Il est des noms propres qui sont devenus dans le langage courant des synonymes de faiblesse, de naïveté et de lâcheté. Le patronyme de l’ancien Premier Ministre anglais est de ceux-là, passé à la postérité comme le symbole de l’impuissance des démocraties à endiguer l’Allemagne nazie lorsque il était encore temps, et d’une manière générale de l’incapacité congénitale des pays occidentaux à envisager le rapport de force ultime malgré les intentions belliqueuses bien documentées de leurs adversaires. Pour Sylvain Lévy, face aux menaces russe et chinoise, les réactions des démocraties libérales sont de cet ordre…aux lecteurs de Sans Doute, conscients de la réalité ukrainienne, voire polonaise ou balte, et taiwanaise, de mesurer la vigueur de cet avertissement.
Bruno Alomar, auteur de La réforme ou l’insignifiance : 10 ans pour sauver l’Union européenne , et chroniqueur régulier de Sans Doute, nous livre son analyse sur le danger majeur qui guette l’Union Européenne: la fin du consensus transpartisan pour faire fonctionner cet ensemble hybride, cette création juridique « sui generis » qui refuse de dire son nom entre fédéralisme ( monnaie, commerce, concurrence) et confédération d’Etats souverains. Pour notre contributeur, il est évident qu’à la lumière des prochains scrutins nationaux, comme des choix effectués aujourd’hui par les principaux responsables européens, cette ambiguité a vécu : la technocratie devra laisser sa place au politique, au risque de détruire les acquis de 70 ans de construction européenne.
Notre chroniqueur du temps qui passe, notre Jean Brousse national, nous livre une nouvelle tribune dont il a le secret. Qui mieux que lui pour raconter aux lecteurs de Sans Doute l’actualité vue de la France rurale, nous faire partager ses espoirs et ses craintes ? Une nouvelle bouffée d’air frais, comme une anthologie d’un…