Voici un peu plus d’un an, notre contributeur David Cayla relevait dans Sans Doute les points communs entre le monde féodal et celui qui émerge autour de nous. Comme il l’écrivait, la société féodale est « une société où les faibles doivent, pour survivre, chercher protection auprès des forts et leur prêter allégeance. » Les développements géopolitiques des dernières semaines montrent, s’il en était besoin, combien son analyse était juste, mais aussi les limites de ce système pour ceux qui semblent souhaiter sa mise en œuvre. Et s’impose alors la remarquable similitude entre deux sociétés pourtant éloignées de quinze siècles, comme le souligne Fabrice Baumgartner pour Sans doute.
Économie
Vers un quinquennat budgétaire », mars 2026) soulignait que si les responsables politiques semblent souvent manquer de volontarisme pour faire face à la dette publique, c’est que les citoyens eux-mêmes ne seraient pas prêts à l’effort. Il s’agirait là d’une conception minimaliste de la démocratie, où les élus seraient un simple reflet des électeurs. Dans ce deuxième opus que livre notre contributeur sur la crise de la dette publique française, il y règne cependant comme un sentiment d’optimisme. Pour notre spécialiste des finances publiques, nos concitoyens seraient prêts à beaucoup plus d’efforts qu’on ne le croit généralement, pourvu qu’on leur explique bien le mal et les remèdes envisagés.
Le conflit avec l’Iran provoqué par l’aventurisme américain a déjà des conséquences majeures aujourd’hui économiques et demain stratégiques. Si les États-Unis pourraient être relativement épargnés en raison de leur statut de d’exportateur net d’énergie, il n’en est pas de même pour l’Asie et l’Europe, qui sont des importateurs nets. Mais c’est bien sur le plan stratégique que les États-Unis risquent d’en payer les conséquences. Une analyse à 360 degrés de notre contributeur Xavier Denis, installé à New York et qui suit l’actualité économique américaine pour les lecteurs de Sans Doute.
« Le vent d’Est l’emporte sur le vent d’Ouest », se plaisait à affirmer Mao. Aujourd’hui, pourtant, dans le contexte du conflit iranien, la reflation occidentale semble souffler beaucoup plus fort que la déflation chinoise. La crise énergétique ouvre la voie à une reconfiguration des équilibres toute aussi historique que celle engendrée par la chute du Mur de Berlin. David Baverez nous offre, pour Sans doute, les raisons d’un bouleversement annoncé.
Une première introduction tokénisée dès l’origine : une étape décisive à l’échelle mondiale et elle a lieu en France. Elle amorce une reconfiguration profonde du financement en fonds propres des PME françaises, avec des implications qui touchent autant à la souveraineté industrielle, à la démocratisation de l’investissement et à la réorientation de l’épargne vers l’économie productive.
L’actualité quotidienne diffusée sur les réseaux sociaux, les chaines d’info en continu, ….et maintenant les agents IA, ne permet plus de suivre et de mettre en perspective ce qui se passe réellement au Moyen-Orient et les agendas cachés ou ouverts des principaux protagonistes du conflit autour de la question énergétique. Auteur d’un article il y a quelques jours pour notre site intitulé le « Brouillard de la guerre » notre spécialiste Didier Holleaux revient pour Sans Doute avec un nouveau texte d’analyse pour éclairer notre lanterne et essayer de nous faire mieux comprendre les agissements de chacun…et imaginer les portes de sortie potentielles.
La hausse vertigineuse des prix de l’essence à la pompe à la suite de la guerre en Iran menée par les Etats-Unis, aussi difficile soit-elle pour le portefeuille de l’automobiliste, ne doit pas masquer une réalité : elle constitue une puissante incitation à l’accélération la plus rapide possible de la transition énergétique. Pour notre spécialiste Pierre-Etienne Franc, cette réalité est une formidable illustration de la théorie des trois temps développée par Fernand Braudel. Il faut donc voir derrière cette crise conjoncturelle, une possible sortie vers la réconciliation entre portefeuille du consommateur et souveraineté énergétique. Une analyse éclairante en exclusivité pour les lecteurs de Sans Doute.
Depuis l’avènement de l’internet grand public, l’Europe se contente du siège passager. Toute une génération de dirigeants économiques et politiques a non seulement failli, mais a délibérément contribué à notre effacement dans un secteur technologique grand public que nous dominions autrefois. Les choses auraient pu se passer différemment si on avait écouté ceux qui codaient. Il est heureusement encore temps d’en tirer les conséquences. Une analyse percutante et sans concession de notre contributeur Tariq Krim, fondateur de Cybernetica, que Sans Doute est fier de publier. Un des meilleurs experts français de l’internet y livre en effet une vérité qui fait mal.
Alors que les études d’audience rendent compte mois après mois de la substitution progressive de la télévision linéaire par les plates-formes de streaming, l’institut Nielsen s’apprête à remettre en cause avec force cette dynamique. Aux Etats-Unis, berceau des plateformes qui plus est. D’après les révélations du Wall Street Journal, un changement de méthodologie qui est intervenu dans l’étude The Gauge, la mesure de l’audience de référence, aboutirait à inverser le rapport de force entre chaînes linéaires et plateformes, rendant aux chaînes linéaires 5 points d’avance sur les secondes (47,2% vs 42,7% en février), au lieu de 5 points de retard en janvier (42,7% et de 47%). Au-delà des effets conjoncturels liés à la programmation (les Jeux Olympiques d’hiver ces dernières semaines), l’importance du mouvement promet une polémique majeure sur le bien-fondé des modifications effectuées, compte tenu de son impact majeur sur la répartition des investissements publicitaires. Une analyse exclusive pour Sans Doute de notre spécialiste des médias Philippe Bailly.
Didier Holleaux est l’auteur de « La vraie histoire du gaz » (ed. Le Cherche-Midi, 2024). Dans cette tribune en exclusivité pour Sans Doute, notre contributeur expert du secteur des énergies fossiles, essaye d’évaluer les conséquences possibles et documentées de la guerre contre l’Iran dans le domaine du pétrole et du gaz. Un exercice rendu compliqué cependant par l’insuffisance d’informations fiables sur les dommages subis par les installations industrielles et portuaires. Une parfaite illustration des « brouillards de la guerre ».