Dans les deux précédentes parties ont été actées la fin de la mondialisation et la naissance d’un eco-souverainisme. Il est maintenant nécéssaire de se poser la question de la contagion protectionniste au système financier. Celle-ci parait inéluctable puisque nos différentiels de croissance entre les États-Unis et l’Union Européenne, notre vassalisation numérique capturant la valeur et les différentiels de capitalisation boursière qui en découlent, conduisent notre épargne à migrer et alimenter l’investissement de l’autre côté de l’Atlantique plutôt que chez nous.
Économie
Il y a une petite décennie, en plein essor de la finance « durable », les coalitions se succédaient pour annoncer des engagements considérables de fléchage des investissements futurs et des positions toujours plus strictes sur les critères ESG (critères Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance) à appliquer aux investissements.
Une politique de souveraineté, c’est « une Nation décide librement, et ne veut plus dépendre des autres ». Vous avez observé une apparition récurrente dans les intitulés ministériels en France. Dans ce tourniquet enivrant des ministres -une sorte de nouvelle IVe République à l’intérieur de la Ve où les ministres changent tous les mois- il n’y a qu’une chose qui ne change pas : le mot souveraineté.
Le 19 mars dernier, Arnaud Montebourg a prononcé à l’institut Rexecode, un institut privé d’études économiques au service du développement des entreprises, un discours fondateur actant selon lui la « juste fin » de la mondialisation. Sans Doute est particulièrement heureux de proposer à ses lecteurs en exclusivité et en intégralité les propos de l’ancien ministre du Redressement productif qui détaillent une vision d’ensemble au service d’une idée phare : le protectionnisme est une nouvelle forme de progressisme. Aux lecteurs de Sans Doute de se faire une idée, mais cette démonstration argumentée mérite que l’on s’y penche de très près.
Alors que la Commission est entrée en fonction il y a quelques mois, les politiques européennes, comme il est logique, sont questionnées. Parmi elles, la politique de la concurrence, cœur fédéral de l’UE avec la politique monétaire, pour les pays de la zone euro, et la politique commerciale. A cette aune, la politique européenne de…
Le monde entier, et singulièrement la France, vit une double crise de l’immobilier : trop de bureaux (qui se vident) et des prix qui s’effondrent, une crise du logement faute d’en avoir construit assez. Et à la crise de l’offre est venue s’ajouter la crise de la demande : les logements sont devenus beaucoup trop chers pour être achetés par les classes moyennes et pas suffisamment rentables pour attirer des investisseurs non subventionnés.
Fermetures d’usines, destructions d’emplois, régions appauvries… La désindustrialisation est un phénomène tangible. Certains considèrent que la réindustrialisation est un vœu pieux, d’autres pensent que le process a déjà commencé. De fait, la situation est assez complexe et mérite un état des lieux avant d’évoquer les solutions.
L’Europe est aujourd’hui devant ses responsabilités. Le retournement apparent d’alliances achève la bulle historique du bloc atlantique, et signe définitivement la fin du rêve de paix perpétuelle dans un univers toujours plus démocratique de F. Fukuyama. La « mort cérébrale » annoncée de l’OTAN n’est certes pas entérinée, mais la fracture ouvre un chantier de questions et d’urgences qui dépassent la seule notion de défense.
Le mercredi 2 avril 2025, les Etats-Unis ont décidé de relever massivement leurs droits de douane, déclenchant une puissante onde de choc économique. A combien ces droits de douane s’élèveront-ils finalement ? Nul, pas même Donald Trump, ne le sait. Quoi qu’il en soit, si dans un premier temps certains secteurs comme les semi-conducteurs ou les produits pharmaceutiques semblaient pouvoir être épargnés, il semble que ce ne sera finalement pas le cas.