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Société

Samuel Paty, outre-tombe, devait encore se défendre.

Il est des procès qui disent plus que ce qu’ils jugent. Celui qui s’est achevé le 2 mars 2026 devant la cour d’assises spéciale de Paris – cinq semaines d’audiences, quatre accusés, un verdict longuement attendu – restera dans les mémoires non seulement pour les peines prononcées, mais pour ce qu’il a révélé, dans sa chair même, de l’état de notre démocratie et de la fragilité de ceux qui en sont, chaque jour, les serviteurs les plus exposés : les enseignants. Car il s’est passé quelque chose dans cette salle que l’on ne saurait taire, quelque chose qui dépasse les attendus et les dispositifs, quelque chose que la technique juridique ne suffit pas à nommer. Pendant cinq semaines, avec méthode et constance, la défense d’Abdelhakim Sefrioui a instillé une petite musique – insidieuse, patiente, calculée : et si Samuel Paty avait discriminé des élèves musulmans ? Et si, d’une certaine manière, il portait une part de responsabilité dans ce qui lui était arrivé ? Samuel Paty, décapité dans une rue de Conflans-Sainte-Honorine le 16 octobre 2020, était donc à nouveau convoqué. Non comme victime. Comme prévenu. Une tribune exclusive pour Sans Doute et ses lecteurs, de Joëlle Alazard, présidente de l’Association des Professeurs d’Histoire-Géographie, à lire d’urgence pour partager le désarroi des enseignants après ce verdict.

Liberté, Égalité, WC ?

Une première lecture de la nouvelle tribune que propose Marie-Victoire Chopin pour Sans doute, peut déconcerter un lecteur distrait. Entre un texte sur une énième foucade de Trump et une analyse très pointue sur la transition écologique, nous nous sommes demandé si nos abonnés pourraient être sensibles au problème qu’elle évoque, car nous savions que nos abonnées le seraient. Raison de plus pour les hommes de relire ce texte plusieurs fois, hymne au respect et à la véritable égalité femme/homme.

Euthanasie et suicide assisté : l’exigence d’un débat serein et consensuel

La question de savoir s’il faut légaliser le suicide assisté et l’euthanasie, c’est-à-dire l’aide à mourir, revient ces jours-ci dans l’actualité avec la discussion en deuxième lecture à l’Assemblée nationale de la proposition de loi Falorni, quelques jours après le rejet du texte sur ce sujet par le Sénat. Là encore, le clivage est profond entre les deux conceptions de l’aide à partir. Louis-Charles Viossat, spécialiste des politiques sociales en France et ancien vice-président de la commission présidée par le professeur Chauvin en 2023 sur ces questions, nous livre une précieuse analyse pour Sans doute, dans ce débat aussi essentiel que complexe.

Le maire aux tronçonneuses

On n’a jamais vu monsieur Gonzo, alias Frédéric Arnaud-Meyer, aussi émouvant. Mais l’actualité le rattrape avec cet ode à un ami, qui fut un maire exemplaire. Dans ces quelques lignes il nous propose – pour Sans doute, et bien au-delà – ce qu’est, pour une commune française, un premier magistrat digne de ce nom. Comme un un chemin à suivre à l’approche des élections municipales.

Grandir sans algorithme ?

Depuis quelques années, les gouvernements parlent des adolescents et des réseaux sociaux avec les mots autrefois réservés au tabac ou à l’amiante : addiction, toxicité, dommages irréversibles. En Australie, l’accès aux plateformes sociales est désormais interdit avant seize ans. En France, le législateur s’oriente vers une interdiction pour les moins de quinze ans. Ailleurs en Europe, des seuils similaires sont à l’étude, parfois assortis d’un consentement parental ou de dispositifs techniques de contrôle.Pour Sans Doute, Marie-Victoire Chopin nous livre son analyse, et nous prévient : attention aux solutions miracles. Ce dont les enfants et les adolescents auront toujours besoin en réalité, c’est de parents présents et la loi ne pourra rien y faire.

Les jeunes, on les emmerde !

Au moins, les choses sont claires… Dans sa nouvelle chronique, Frédéric Arnaud-Meyer revient sur cet interminable débat du « choc des générations »qui tourne à la victoire par K.O des retraités. Pourtant, dès 1993, l’économiste Christian Saint-Etienne alertait, dans son ouvrage « Génération sacrifiée » sur une pyramide des âges qui allait posé des problème. Nous y voilà !

Charge mentale : apprendre à regarder la réalité en face

« Charge mentale ». Que le premier qui n’a jamais utilisé cette expression lève le doigt ! A force de dilution, de généralisation et de réappropriation par des groupes sociaux qui n’ont rien à voir avec la cause des femmes, la notion a perdu en pertinence en apparence. Pour Sans Doute, Marie-Victoire Chopin répare cette injustice pour nous expliquer combien cette charge mentale qui touche toutes les femmes est facilement mesurable, combien l’émergence des réseaux sociaux en a aggravé le poids et à quel point elle dit quelque chose de nous tous en tant que société.

Silence, les enfants meurent.

Dans une indifférence quasi générale, plusieurs millions d’enfants – principalement dans les pays les plus pauvres – sont morts en 2025, nous annonce, pour Sans doute, Louis-Charles Viossat. Spécialiste des affaires sociales, ancien de la Banque Mondiale, notre contributeur est également ancien ambassadeur chargé de la lutte contre le sida et les maladies transmissibles. Il partage ici son combat.

L’antisémitisme recyclé

En ce début d’année 2026, en exclusivité pour Sans Doute, Dominique Schnapper partage son inquiétude sur les ravages d’un antisémitisme toujours plus présent et qui prend désormais à peine le soin de se cacher. Sous couvert d’ un « antisionisme » bien commode et d’autres oripeaux modernisés qui ne trompent personne, la vieille haine millénaire du juif progresse à nouveau. Il est temps de sonner le signal d’alarme et de se souvenir de la formule si juste de Frantz Fanon, « quand vous entendez dire du mal des juifs, dressez l’oreille, on parle de vous ».

La Honte de la République

Pour sa dernière contribution de l’année 2025 pour Sans Doute, Karim Beylouni, brillant avocat pénaliste, revient sur pour nos lecteurs sur un sujet que personne ne veut regarder en face : comment avons nous pu collectivement laisser l’institution prison se transformer en enfer carcéral, qui loin de garantir la vertu éducative de la peine, fabrique de la récidive ? Loin des effets de manche dans les prétoires, des coups de menton proférés sur les chaines d’info en continu et des effets d’annonce à l’Assemblée Nationale, notre auteur nous propose de regarder la réalité et elle n’est pas belle à voir…

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