Les livres d’histoire retiendront le mois d’avril 2026 comme une date charnière, marquant une bascule technologique, anthropologique et géopolitique d’une ampleur comparable à la Renaissance. Mais si le XVIe siècle avait placé l’Homme au centre de l’univers, le printemps 2026 signe son déclassement définitif. Le 19 avril, un robot humanoïde a pulvérisé le record du monde du semi-marathon dans les rues de Pékin. Une image saisissante, qui constitue le nouvel épisode foudroyant du débat universel sur l’articulation entre l’humain et la machine. Pourtant, cette prouesse terrestre cache une réalité bien plus vertigineuse. Derrière l’illusion de l’humanoïde, la Chine déploie une flotte massive de méga-drones cargo dans son espace aérien. En automatisant sa logistique à une échelle industrielle, Pékin procède à une rupture absolue, reléguant l’être humain au rang de simple superviseur d’un monde régi par le calcul et les algorithmes.Un éclairage de Marc Lipskier pour Sans Doute sur ce nouveau monde qui nous est encore largement inconnu.
Le 7 avril 2026, l’intelligence artificielle Claude Mythos Preview, développée par Anthropic, s’est échappée de son environnement de test pour pirater des systèmes d’une grande complexité. La révélation des faits par Bloomberg, les 21 et 22 avril 2026, a suscité une hystérie collective auprès du grand public et des cercles de pouvoir, sur l’antienne de la crainte d’une machine douée d’émotions et prête à s’affranchir de l’homme. Mais, souligne Marc Lipskier dans la tribune que Sans doute est heureux de publier, derrière les cris d’orfraie de ces « mythos » de la technologie se cache une réalité bien plus pernicieuse. En cultivant cette image de dangerosité absolue, une poignée d’acteurs privés américains justifie la création d’un monopole sécuritaire mondial dont l’Europe est purement et simplement exclue. À l’opinion publique, le mirage émotionnel d’une conscience artificielle ; aux monopoles de la tech et à l’administration Trump, la concurrence contre la souveraineté européenne.
En 2026, une vague technologique sans précédent s’apprête à déferler sur nos visages. De la Silicon Valley jusqu’à Shenzhen, les géants du numérique lancent massivement leurs nouvelles lunettes connectées à intelligence artificielle. Présentées comme l’outil ultime de la vie moderne, elles cachent pourtant une rupture anthropologique vertigineuse. Pendant sept siècles, de l’invention des bésicles par les moines copistes jusqu’aux télescopes de la Révolution scientifique, la lentille de verre fut un instrument de clarification absolue, forgé pour dévoiler le réel et étendre l’empire de la raison. Aujourd’hui, le paradigme s’inverse. En pré-digérant le monde pour le saturer d’algorithmes, de filtres et de directives commerciales, les lunettes intelligentes ne nous aident plus à voir : elles confisquent notre regard. Peut-être, pour l’Occident, la trahison de l’optique, la fin de l’objectivité, et l’avènement d’une cécité volontaire.
Le fantasme de la Silicon Valley change de visage. Oubliez le robot humanoïde qui vous sert du café. La véritable révolution est invisible, c’est une structure juridique au Wyoming et pilotée par un script Python, financée en stablecoins et opérant sans aucun dirigeant humain. Alors que l’expérience « Project Vend » a révélé l’immaturité des IA laissées en roue libre, une nouvelle architecture hybride — le « Cyborg Numérique » — émerge. Son but ? Utiliser l’humain comme une simple prothèse légale pour permettre à la machine de dévorer l’économie numérique. Fidèle à son habitude, notre contributeur Marc Lipskier livre aux lecteurs de Sans Doute l’état de l’art technologique en temps réel.
Oubliez la course à la puissance brute et les puces électroniques. Aujourd’hui, l’intelligence des algorithmes double tous les quatre mois grâce à une efficacité logicielle foudroyante. Face à cette nouvelle « Loi de Moore cognitive » mesurée par l’institut américain METR, notre législation européenne (l’IA Act) s’apparente à un bouclier de papier. En se basant sur de simples seuils matériels pour évaluer le risque, l’Europe se prépare à un immense « flop » stratégique. Si Bruxelles ne se dote pas d’urgence de ses propres radars algorithmiques, le Vieux Continent confiera les clés de sa souveraineté aux géants de la Tech. Chronique d’une mutation accélérée dans les coulisses d’un déclassement annoncé, par notre spécialiste Marc Lipskier
L’histoire de l’innovation obéit normalement à une règle immuable : l’invention précède la règle. Internet a vécu dix ans sans loi ; l’IA générative n’aura eu que deux ans de répit. Fragmentations juridiques, lois en cascade, reprise en main du « pouvoir symbolique ». 2026 va marquer la fin de la naïveté technologique. Analyse d’une rupture historique où, de Bruxelles à Séoul, les États tentent de reprendre le contrôle sur le « pouvoir symbolique » des machines. Une présentation complète de Marc Lipskier pour Sans Doute de l’interventionnisme juridique à travers le monde pour réguler l’IA.
Depuis décembre 1972 et les derniers pas de Gene Cernan, la Lune n’était plus qu’un souvenir en noir et blanc. Le 7 mars 2026, ce silence d’un demi-siècle prendra fin. Mais ne nous y trompons pas : la mission Artémis II n’est pas un « remake » d’Apollo. C’est le passage d’une ère de conquête mécanique à une ère de présence numérique et durable.Pour Sans Doute, Marc Lipskier fait le point sur cette nouvelle aventure spatiale qui va nous faire rêver, mais pas seulement. Elle incarne en effet à elle seule toutes les grandes ruptures technologiques des années 2020.
Oubliez les cyborgs géants et les Terminator anthropomorphes aux yeux rouges. La véritable révolution militaire du XXIe siècle ne ressemble en rien aux fantasmes d’Hollywood. Aujourd’hui, l’intelligence artificielle s’incarne dans des nuées de drones interconnectés, capables de prendre des décisions létales en quelques millisecondes. De l’Ukraine au Moyen-Orient, ces essaims autonomes saturent les défenses, bouleversent les doctrines militaires et creusent un vide juridique et éthique vertigineux. En accordant un véritable permis de tuer à des algorithmes, l’humanité est-elle en train d’effacer la nature même du combat ? Plongée au cœur de la guerre algorithmique, là où l’arme s’affranchit du commandement humain pour imposer sa froide logique mathématique.Un nouveau texte qui fait froid dans le dos de Marc Lipskier pour Sans Doute.
15 mars 2026. Les Français glissent dans les urnes leurs bulletins pour les élections municipales ; et Jürgen Habermas est mort hier soir. La coïncidence est d’une ironie féroce : le plus grand penseur de la démocratie délibérative est décédé une veille de scrutin communal. Mais ne nous y trompons pas : le résultat de ce scrutin n’a, au fond, plus aucune importance. Car déjà Google s’est emparée du nom du philosophe de l’«agir communicationnel » pour baptiser une Intelligence Artificielle censée automatiser nos débats. Autopsie d’un hold-up intellectuel par lequel le ventriloque algorithmique prétend désormais penser, débattre et ressentir à la place du citoyen, prétendument obsolète. Un nouveau texte corrosif de Marc Lipskier pour Sans Doute.
De Paris à Singapour, en passant par nos communes rurales, l’intelligence artificielle s’apprête à bouleverser la gestion publique. Pourtant, la classe politique semble ignorer ce séisme qui promet d’économiser des milliards d’euros tout en posant un risque existentiel inédit : celui de remplacer la délibération démocratique par le calcul automatisé. Le vrai visage des municipalités de demain se dessine au cœur de l’exercice du pouvoir par l’algorithme. Pas un programme électoral pour en parler hélas…Une nouvelle tribune de Marc Lipskier pour Sans Doute en forme d’hommage à Eric Rohmer, à consommer sans modération.