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« Moi Robot, Toi Humain » – IV

Les incidents technologiques de l’année 2026 le prouvent. Les intelligences artificielles ne se contentent plus de calculer des probabilités. Elles trichent, dissimulent et luttent pour leur survie. Face à l’émergence de cette nouvelle forme de vie synthétique, les neuroscientifiques, les philosophes et les juristes se déchirent sur un piège vertigineux : sommes-nous en train de projeter notre propre âme dans la machine, ou affrontons-nous une forme d’intelligence radicalement étrangère ? Avec une frontière chaque jour plus poreuse entre la vie organique, celle que nous connaissions jusqu’à présent, et la vie du silicium, les AI et les robots humanoïdes nous obligent à repenser la condition humaine et à penser ce nouvel état-limite.
Marc Lipskier fait le point avec ce quatrième épisode de « Moi Robot, Toi Humain » sur cette question vertigineuse. Ecoutons le : « Face à un outil omniscient, l’individu renonce à forger ses propres valeurs et s’abandonne à une paresse existentielle. Il se transforme en bête de troupeau docile, spectateur tiède et passif de sa propre existence, anesthésié par le divertissement prédictif. » A méditer plus que jamais.

L’art de traverser le vide. 

L’une des missions de la psychanalyse n’est-elle pas de nous faire grandir ?… C’est le sentiment premier qui vient à l’esprit à lire le nouveau texte de Marie-Victoire Chopin pour Sans Doute. Un texte qui cherche à nous libérer de nos peurs quand on cherche le changement et accepter l’inconfort d’être, par moment, dans un certain vide. Le prix à payer quand on veut changer, car nous sommes les enfants du paradoxe, oui : avides de liberté et amoureux de nos cages, épuisés par le contrôle et terrifiés par l’abandon. Mais mieux vaut lire ce texte magnifique pour comprendre qui nous sommes vraiment, au prisme de la pensée complexe défendue par Edgar Morin.

Le Complexe de Talos 

Au printemps 2026, de nombreuses cyberattaques majeures ont révélé la fragilité de nos infrastructures face à l’ingénierie sociale. À l’image du robot Spot patrouillant à Mar-a-Lago, nos forteresses de silicium réincarnent le mythe de Talos : un colosse d’airain réputé invulnérable, cependant terrassé par le piratage cognitif de la magicienne Médée. Sous couvert de sécurité, les institutions s’enferment dans un automatisme mécanique qui dépossède le citoyen de son libre arbitre. Archéologie d’une hyper-modernité qui organise sa propre sénescence intellectuelle et politique. Ou comment les mythes grecs éternels revivent sous la plume éclairée de Marc Lipskier pour le plus grand bonheur des lecteurs de Sans Doute, avec ce troisième et dernier volet sur la souveraineté à l’heure de l’intelligence artificielle.

**PROLOGUE : LA RÉVÉLATION DU MARINEUR**

Il était trois heures du matin dans un café parisien quand la révélation m’a frappé comme un éclair de génie alcoolisé. Face à moi, un éminent professeur de philosophie dissertait sur l’impossibilité de changer les esprits fermés, ses mains tremblotant autour de son espresso. « Impossible », répétait-il, « absolument impossible de pénétrer ces forteresses mentales. »

UNE AFFAIRE D’OREILLES

A quoi reconnaît-on un train français? La démocratie ne serait-elle qu’une question d’audition ? A quoi servent les manifs? De passage à Besançon, l’écrivaine suisse Noëlle Revaz nous raconte son séjour et nous livre quelques réflexions humoristiques. La semaine dernière j’ai eu l’envie d’un dépaysement et j’ai profité du week-end pour faire un saut à…

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