Reuters Blues ou la chronique d’un monde qui brûle proprement.
Après son feuilleton hebdomadaire « Extrémismes Lambda » qui a passionné les lecteurs de Sans Doute pendant 5 semaines, notre chroniqueur gonzo Frédéric Arnaud-Meyer nous revient avec sa plume urticante pour nous décrire le monde tel qu’il est réellement. Aujourd’hui il nous explique ce qui se passe vraiment dans le détroit d’Ormuz, comme on ne vous le racontera jamais sur les plateaux des chaînes d’info en continu. Il y a les images pour les téléspectateurs, comme toujours, mais il y a surtout les chiffres qui eux gouvernent vraiment le monde. Et ces chiffres là ont de quoi susciter l’inquiétude.
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Si le premier mandat de Donald Trump s’était avéré profitable en termes d’audience, le secteur de la presse, de l’audiovisuel et de l’édition aux Etats-Unis, vit dans les turbulences depuis le retour au pouvoir de l’homme d’affaires. Cibles du courroux de l’occupant de la Maison Blanche qui va jusqu’à les poursuivre en justice en réclamant des dédommagements astronomiques. Nombres de médias américains, sont dès lors, contraints à de drastiques restructurations. Pour Sans Doute, notre spécialiste Gilles Sengès revient sur la crise sans précédent que vit le secteur de l’information outre-atlantique. Un exemple à méditer pour tous ceux qui oublient que les médias ont besoin de recettes stables et pérennes pour proposer une information fiable, sourcée et pluraliste à leurs lecteurs, auditeurs et télespectateurs. Comme le rappelle le fameux professeur de Yale, Timothy Snyder, face à une tyrannie déterminée à saper les fondements de la liberté, rien ne doit être considéré comme acquis, y compris aux Etats-Unis.
Depuis plus de vingt ans, les États-Unis traversent une succession de crises économiques, sociales et politiques qui débouchent désormais sur une crise morale. Comme toute crise multidimensionnelle, les causes sont diverses et imbriquées. Les actions de l’administration Trump alimentent cette crise, dont la résolution semble improbable à court terme, même si la démocratie américaine a ses antidotes. Une analyse percutante pour Sans Doute de notre contributeur Xavier Denis, installé à New York depuis plusieurs mois.
Didier Holleaux est l’auteur de « La vraie histoire du gaz » (ed. Le Cherche-Midi, 2024). Dans cette tribune en exclusivité pour Sans Doute, notre contributeur expert du secteur des énergies fossiles, essaye d’évaluer les conséquences possibles et documentées de la guerre contre l’Iran dans le domaine du pétrole et du gaz. Un exercice rendu compliqué cependant par l’insuffisance d’informations fiables sur les dommages subis par les installations industrielles et portuaires. Une parfaite illustration des « brouillards de la guerre ».
Le tsunami diplomatique déclenché par Donald Trump depuis son retour à la Maison Blanche interpelle. Les optimistes peuvent penser que tout rentrera dans l’ordre et se calmera à son départ, dans trois ans. Les pessimistes ou les inquiets voient un bouleversement de l’ordre international mis en place depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Qu’en est-il ?
Leitmotiv depuis le retour au pouvoir de Donald Trump, il y a plus d’un an, pour expliquer tout ce qui va mal aux Etats-Unis, le “it’s Joe Biden’s fault” commence à être évoqué pour justifier la guerre avec l’Iran et les difficultés de l’armée américaine à en finir rapidement avec ce conflit. Gilles Sengès revient pour Sans Doute sur cette détestable manie du Président américain de charger la barque de son prédécesseur plutôt que de faire face à ses responsabilités.
La guerre avec l’Iran ? “Si je n’avais pas mis fin à l’horrible accord nucléaire, l’Iran aurait eu l’arme
Bien loin et pourtant si proche. Si, pour l’heure, le continent asiatique semble calme et garde son sang-froid face au chaos que vit le Moyen-Orient, ce n’est pas pour autant que l’Asie -et son tigre chinois- dorment sur leur deux oreilles. Chacun semble mesurer son propre niveau de danger à l’aune de ce conflit, qui pourrait les rattraper à tout moment. Fidèle à son habitude, notre spécialiste des questions asiatiques Robert Dujarric, propose aux lecteurs de Sans Doute une analyse percutante des différents rapports de force.
Des objectifs de 2% d’inflation, d’un rapport sur le PIB de 3% pour le déficit budgétaire, et de 60% pour la dette publique …d’où viennent ces chiffres et ont ils un sens ? Dans sa nouvelle contribution pour Sans Doute et fidèle à sa tradition de secouer les idées reçues, Jobic de Calan nous explique à la lecture des travaux les plus récents d’économistes renommés, qu’ils ne reposent sur aucune logique scientifique ou mathématique. Pour notre contributeur, ils relèvent bien plus de la parole performative à vocation incantatoire, comme si par leur simple existence et leur rappel régulier ils avaient un effet sur les faits qu’ils mesurent, ce qui n’est évidemment pas le cas. Dans le monde du XXIème siècle ces chiffres du XXème pourraient même avoir l’effet inverse, faute pour les citoyens de les comprendre et des pouvoirs publics de ne jamais les respecter.
Les déficits publics sont faramineux, notamment aux Etats-Unis, l’inflation ralentit, les banques centrales sont sous pression directe ou indirecte pour baisser les taux, le chomâge ne diminue plus…et au milieu les économistes néo-classiques d’un côté et keynésiens de l’autre continuent leur duel bientôt centenaire. L’occasion pour Karine Schaub de proposer aux lecteurs de Sans Doute de réviser les deux grandes théories économiques sous l’angle toujours efficace de la fable de La Fontaine pour comprendre les comportements des différents acteurs étatiques aujourd’hui.