« Let’s enjoy the ride », dit Elon Musk. C’est à The Economist qu’il a confié cette formule, à propos d’une intelligence artificielle que, précise-t-il, même lui ne pourrait plus arrêter. Quand l’homme qui construit la machine recommande d’apprécier le paysage, l’idée mérite qu’on s’y attarde. Pour Sans doute, Sylvain Lévy nous propose une autre approche de la « Théorie du chaos » chère au physicien, mathématicien et philosophe Henri Poincaré. Une excellente manière de terminer la saison, fidèle à notre esprit de curiosité et de refus des vérités révélées, avant de démarrer dès demain nos séries d’été.
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Après David Baverez il y a quelques jours, Sylvain Lévy revient pour Sans Doute sur la folie qui s’est emparée des marchés financiers aux Etats-Unis à l’occasion de l’introduction en Bourse de Space X. Non pas cette fois-ci pour mettre en garde l’épargnant européen contre cette bulle, encore que, mais pour interroger sur ce que dit cette opération de notre rapport à l’avenir et de sa confrontation au réel que personne ne vient jamais auditer. Une lettre persane de 2026 à la matière de Montesquieu pour s’étonner avec Usbek et Rica.
L’éventuelle introduction en Bourse de SpaceX illustre un risque croissant : voir les délirantes valorisations boursières des sociétés de la tech américaine contaminer mécaniquement l’épargne des ménages du Vieux continent via les fonds indiciels. Pour Sans doute, David Baverez tient à nous prévenir des effets pervers que l’Amérique financière peut provoquer. Derrière le cas Elon Musk, il s’interroge sur l’insuffisante protection des épargnants européens face aux excès des marchés américains.
Voici un certain temps que notre contributeur gonzo Frédéric Arnaud-Meyer n’avait pas poussé un cri de rage dans Sans Doute. Une absence qui prend fin avec cette parabole autour de la haine en ligne qui prospère partout, qui nous envahit autant qu’elle nous dépasse en tant qu’êtres humains doués de raison. Derrière la fable, la réalité…si vous n’y croyez pas, allez faire un tour sur X (ex Twitter) pour comprendre ce qui se joue dans l’anonymat des posts, et vous comprendrez pourquoi notre contributeur gonzo a pris la plume.
Si Elon Musk n’est plus à la tête du ministère de l’efficacité gouvernementale (DOGE), les coupes claires continuent dans l’administration fédérale américaine avec près de 200.000 emplois supprimés en sept mois, soit près de 10% des effectifs totaux. Avec des motifs autant politiques qu’économiques, d’autres coupes sont à venir, au risque de mettre en danger la sécurité et la santé des Américains.
À la vue de l’extraordinaire clash le 5 juin dernier entre les deux – désormais – anciens compères Donald Trump et Elon Musk, l’on se prend à fredonner la célèbre chanson de Serge Gainsbourg : « Je t’aime… moi non plus ». Mais, en considération du programme spatial américain, ne faudrait-il pas plutôt avoir en tête cette autre…
Quelle que soit la nature du régime politique « revendiquée », dans la plupart des états aux tropismes impérialistes, des oligarques s’ingénient à revêtir les oripeaux d’une respectabilité dont le vernis est bien mince. La « zone grise » inquiète de plus en plus les hommes de bonne volonté. Parmi eux, le journaliste Claude Sérillon, qui débusque méthodiquement l’hypocrisie rampante de la ploutocratie et de sa toile tissée patiemment… Dangereusement !
“La perte de valeur du contenu, qui pourrait s’accélérer avec l’essor de l’intelligence artificielle générative, est une véritable menace pour la démocratie. Il est urgent de réagir”. Essayiste, spécialiste du monde de la Finance, vivant à Hong Kong, David Baverez nous prévient : le temps nous est compté avant de faire de nous des sortes de “zombies” décérébrés, à la merci de touts les autocrates.