Ce portrait s’inscrit dans la série que je consacre pour Sans Doute depuis quelques mois aux grands patrons qui possèdent, directement ou indirectement, une partie de la presse en France. Après Bernard Arnault, Xavier Niel, Rodolphe Saadé et Matthieu Pigasse, voici donc François Pinault, propriétaire du Point. Une précision s’impose, que je dois à nos lecteurs autant qu’à l’exigence que nous nous imposons : je n’ai jamais rencontré Arnault, Niel, Saadé ni Pigasse. J’ai en revanche dirigé, cinq ans durant, de 2014 à 2019, Christie’s France, maison que François Pinault possède depuis 1998 par le biais d’Artémis. Ce texte obéit aux mêmes exigences de sourcing que les précédents. Mais le lecteur mérite de le savoir : cette fois, l’auteur n’écrit pas en pur inconnu. Et, lorsqu’on connaît l’homme, on n’est forcément jamais tout à fait impartial.
À quatre-vingt-dix ans, François Pinault n’a plus besoin d’être partout : il a organisé le monde pour que son nom y soit déjà. Dans les vitrines de Gucci, sur les cimaises de la Bourse de Commerce, sous le marteau de Christie’s, dans les palais vénitiens et jusque dans les conversations de ceux qui décident ce qu’il faut regarder, acheter, consacrer. D’autres milliardaires collectionnent les tableaux comme ils collectionnent les propriétés. Pinault a fait mieux : il a bâti un dispositif où l’on achète les œuvres, où on les expose, où on les vend, où on écrit leur histoire et où l’on fabrique leur rareté. Le fils du marchand de bois breton est devenu un marchand de valeur symbolique. Une ascension française, donc : partie d’une scierie, passée par les difficultés des autres, arrivée au musée.
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Paris est une ville déroutante. Personne ne m’a attendu pour le savoir. Néanmoins, une chose m’intrigue : pourquoi tant d’effervescence dans une rue et, juste après, un calme olympien, digne d’une ville de province, sereine et bienveillante. C’est un peu ce que l’on ressent quand on s’approche de ce périmètre magique entre la Bibliothèque Nationale et la rue de Richelieu, la place Colette, et entre les deux, les jardins, les colonnes de Buren et … la Comédie Française ! Même les plus mal-élevés n’osent pas rompre l’imposant quadrilatère qui englobe autant d’endroits qui vivent pourtant chacun à leur rythme.
Voici plusieurs décennies que notre directeur de la rédaction Gérard Bonos arpente avec une joie non dissimulée tous les quartiers de la capitale. Pour les lecteurs de Sans Doute, il a choisi de partager ses secrets et ses coups de coeur de parisien pur sucre. Une manière de respirer un bon coup une dernière fois avant d’aborder une année décisive pour notre pays. Voici donc le deuxième épisode de sa série d’été « Le promeneur de Paris ».
En Chine, une génération s’est inventé un pays de repli : les années 2000. L’État s’en inquiète mais ne peut rien démolir. Le marché, lui, absorbe déjà. Pour Sans Doute, Sylvain Lévy revient sur ce phénomène dont vous n’avez jamais entendu parler : le « Chinese dreamcore ». Une manière pour la jeunesse chinoise de la génération Z de s’échapper de son présent, et potentiellement de son futur. Le symbole même que l’imaginaire ne s’enferme jamais, y compris et surtout en l’absence de libertés.
Sylvain Lévy a choisi pour les lecteurs de Sans Doute de tordre le cou à la dernière idée reçue à la mode : malgré une profusion de nouveaux moyens mis à leur disposition, les artistes de ce XXIème siècle n’auraient rien produit de notable, de remarquable, voire simplement d’inédit. Fadaises pour notre contributeur qui voit dans ce jugement à l’emporte-pièce, la paresse des élites culturelles inquiètes de perdre leur monopole, comme autrefois les scribes…un texte au ciseau du sculpteur !
Donald Trump est LA figure médiatique de ce premier tiers du XXIème siècle. Adulé, haï, incompris, vénéré, détesté…il est tout cela à la fois. Au-delà de l’opinion personnelle que chacun peut avoir à l’égard du Président américain, il est donc logique que des spécialistes de l’image analysent en profondeur ce personnage et ce qu’il dit de notre monde. Sylvain Lévy, notre chroniqueur régulier des nouvelles frontières digitales, a ainsi souhaité faire partager aux lecteurs de Sans Doute sa perception d’un texte remarqué de l’artiste/vidéaste/spécialiste du multimédia…et professeur en sciences de l’information et de la communication Fred Forest, consacré à celui qui dicte l’agenda mondial depuis son retour au pouvoir. Mais cette contribution est plus encore. Laissez vous guider et surprendre…
Si vous aimez le design contemporain, vous avez forcément entendu parler de Claude et François-Xavier Lalanne. Si ce n’est pas votre cas, vous allez découvrir grâce à notre spécialiste Pierre-Emmanuel Martin-Vivier, l’incroyable succès des créations de ces deux artistes, qui ont su à merveille épouser l’air du temps en mélangeant dans un procédé quasi chimiquement pur, provocation et séduction, radicalité et accessibilité. Une pincée de partenariats innovants plus tard et les voilà propulsés parmi les créateurs dont les oeuvres majeures se vendent en dizaine de millions de dollars l’unité. Ce phénomène peut-il s’inscrire dans la durée ou n’est il qu’un feu de paille? A vous de vous faire une idée grâce à la lecture de cet article.
Qui en dehors de Maurizio Cattelan pour succéder à Marcel Duchamp et son urinoir renversé, à Edouard Manet et son Olympia, et plus loin encore à Andrea Mantegna et sa Lamentation sur le Christ mort ? Pour Sans doute, notre contributeur et grand collectionneur Sylvain Levy s’inquiète d’un art devenu sans aspérités, consensuel et presque conformiste, comme si les créateurs avaient oublié leur mission première : affronter l’obscur, oser un autre récit. Ainsi de manière subreptice et presque insidieuse, nous désapprenons petit à petit à penser autrement.
A l’occasion des 3 ans de Chat GPT, Sylvain Lévy revient sous forme épistolaire pour Sans Doute sur ce que les outils d’intelligence artificielle ont changé non seulement dans nos vies quotidiennes, mais surtout sur l’évolution anthropologique de l’Homo Sapiens à l’occasion de ce bouleversement, grâce à son regard de collectionneur d’art contemporain avisé. Cher…
Pour Sans Doute, Sylvain Lévy revient sur l’incroyable vente du tableau “portrait d’Elisabeth Lederer”, désormais deuxième tableau le plus cher jamais vendu aux enchères, derrière le “Salvator Mundi” attribué à Léonard de Vinci. Il défend passionnément l’idée que plus que son prix, c’est le regard qu’on porte sur une œuvre qui en fait sa valeur.