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Donald Trump est LA figure médiatique de ce premier tiers du XXIème siècle. Adulé, haï, incompris, vénéré, détesté...il est tout cela à la fois. Au-delà de l'opinion personnelle que chacun peut avoir à l'égard du Président américain, il est donc logique que des spécialistes de l'image analysent en profondeur ce personnage et ce qu'il dit de notre monde. Sylvain Lévy, notre chroniqueur régulier des nouvelles frontières digitales, a ainsi souhaité faire partager aux lecteurs de Sans Doute sa perception d'un texte remarqué de l'artiste/vidéaste/spécialiste du multimédia...et professeur en sciences de l'information et de la communication Fred Forest, consacré à celui qui dicte l'agenda mondial depuis son retour au pouvoir. Mais cette contribution est plus encore. Laissez vous guider et surprendre...
Fred Forest n’a pas écrit un texte sur Trump. Il a construit un piège.
Le texte de Fred Forest part d’un constat simple : la quasi-totalité des journalistes mainstream analysent Trump avec la même grille — incohérent, impulsif, stupide. Forest retourne l’accusation. Si tout le monde arrive au même verdict, le problème n’est peut-être pas Trump. Le problème est peut-être l’outil d’analyse lui-même.
Son argument central : Trump ne produit pas une pensée incohérente. Il produit une pensée autrement construite. Non linéaire. Fragmentée. Faite d’impacts plutôt que d’arguments, d’images plutôt que de démonstrations, de ruptures plutôt que de progressions. Les médias, formés à lire de la cohérence argumentative, voient du désordre là où il y a une autre logique. Ils appliquent des critères du XIXe siècle à un phénomène du XXIe.
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