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Il fait chaud, très chaud, trop chaud. L’occasion pour notre poète corrézien Jean Brousse de nous rappeler que comme d’habitude en ces circonstances, les premiers de cordée (soignants, pompiers…) sont exemplaires, la SNCF annule les trains Intercités, les dirigeants politiques ou syndicaux sont victimes d’insolations manifestes….et que François Hollande continue à y croire pour 2027. Un texte à déguster bien frais avec des glaçons !
Les records inattendus des températures en France occupent évidemment tous les esprits. Les vigilances multicolores se succèdent. 34°, 37°,40° et plus. Les « anormales » de saison affolent le pays. De mémoire d’alarmiste professionnel, on n’avait pas eu mieux depuis longtemps à se mettre sous la dent. La France, comme ma chère Corrèze, est dans le rouge et l’épisode monopolise – presque – l’espace médiatique.
De nombreuses pages de nos quotidiens régionaux et nationaux constatent, commentent, pronostiquent et conseillent sur trois, quatre, huit ou dix pages les Français accablés. Les météorologues enfin précieux remplacent les généraux et les observateurs politiques sur les chaines d’information en continu, gagnées par la « panicule ». Les ventilateurs, climatiseurs et autres brumisateurs sont en rupture de stocks. Le moindre espace ombré est assailli, les parcs des métropoles sont ouverts la nuit aux publics, on dort à la pas si belle étoile. Certains audacieux ou inconscients joggers redoublent de pratique.
Le premier jour de l’été aura assurément marqué sa saison et les paris en ligne vont bon train, sauf sur certaines lignes SNCF « Intercités » ou régionales qui s’essoufflent à l’envi. Les annulations, pannes ou retards se multiplient. Les pouvoirs publics enchainent les « réunions de crise ». On supprime, déprogramme, reprogramme, réorganise les évènements du moment : Fête de la musique, Solidays et autres concerts ou manifestations sportives.
Plan Clim
Les examens et retransmissions des épreuves de la Coupe du monde de football perturbées parfois elles-mêmes par des orages tropicaux, n’en jetez plus. Les politiques y vont de leurs solutions vites improvisées : un grand plan « clim » pour Madame Le Pen, cinq jours de congés « canicule » gratos pour Madame Tondelier, un droit de retrait au-delà de 28° pour Sophie Binet, campagne présidentielle oblige…, même si l’épisode ne calme pas la frénésie des candidatures. Ben voyons : arrêtons de travailler !

On se souvient de nos livres de géographie : la France y bénéficiait d’un climat tempéré ! On s’interroge aujourd’hui : sommes-nous un pays du Nord ou un pays du Sud ? La bagarre est engagée sans doute jusqu’à un retour à meilleure fortune climatique où l’on risquera d’oublier juin 2026.
Les rues du village sont vides. Les écoles, comme ailleurs, ferment. La fête votive traditionnelle de Treignac s’annonce chaude et peu fréquentée, on a enregistré 42°3 à Brive la Gaillarde. Il ne fait pas un temps à mettre un ancien Président dehors, fut-il en « préparation ». Il parcourra quand même les allées du marché de Tulle sous un soleil de plomb où le festival « Tulle remet le son » tentera de s’adapter.
Abandonnera-t-il enfin sa cravate ?
Les agriculteurs fanent avec plusieurs semaines d’avance. Les jolies limousines fatiguées s’agglutinent sous les arbres et commencent à sérieusement tirer la langue. Les rivières se tarissent et le Préfet décrète des zones de restriction plutôt larges, qui agacent les commerces mais protègent peut être les jours à venir. On ne peut pas plaire toujours à tout le monde et son père ! On aura bientôt une pénurie de paille et de foin.
Aux urgences surchargées de l’hôpital de Tulle, on attend près de cinq ou six heures sous une climatisation approximative avant de commencer à être à peu près pris en charge, malgré l’attention vibrionnante du personnel médical. Il faudra patienter encore une heure ou deux ou plus pour qu’une interne surchargée, mais vigilante et responsable vous délivre le visa tant attendu pour pouvoir regagner vos pénates et vous accorde enfin le droit de boire un verre d’eau ! Partout, les pompiers, les bénévoles du service civique, les membres des associations sont à la tâche.
On en oublierait presque les tribulations de Genève et les affrontements ukrainiens. Donald Trump, certainement ébloui par les ors de Versailles, y signe sur un coin de table royale un accord avec l’Iran, accord que personne, semble-t-il, n’attendait … Accord aussitôt remis en cause par les patrons d’une République islamiste inébranlable. Mais on ira évidemment bavarder à Genève et poser les prémices d’un protocole. Qui y croit ? En Ukraine, Volodimir Zelensky incendie une raffinerie dans les faubourgs de Moscou, avance et isole la Crimée. Qui s’y attendait ? Vladimir Poutine, à cours de pétrole et peut être de monnaie, résiste comme il peut. Donald va-t-il gagner, Vladimir va-t-il perdre ? Qui pense aux peuples russes, palestiniens et iraniens ? Quiconque le sait gagne une glace à la vanille, bienvenue par les temps qui courent.
Désinvolture des potentats ou des joggers, sérieux et conscience des pompiers et des soignants : boute-feux ou héros, à vous de choisir !

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