On nous parle encore des guerres comme d’accidents tragiques, de déraillements de l’Histoire, de crises regrettables qu’un sommet de plus finira bien par recoudre. C’est le roman officiel, celui qui passe très bien dans les salons, entre une indignation calibrée et un verre tiède. En vrai, beaucoup de conflits contemporains ressemblent moins à des tragédies qu’à des abonnements reconduits tacitement. Personne ne gagne vraiment, personne ne sort vraiment, mais tout le monde bien placé continue de facturer.
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Le discours du Premier Ministre canadien à Davos a fait une très forte impression sur place mais aussi auprès des très nombreux internautes qui l’ont visionné en intégralité. Sa défense d’un modèle occidental fondé sur la liberté et la solidarité a agi comme un antidote au poison du rapport de force comme alpha et oméga des relations internationales imposé depuis 13 mois par Donald Trump. Pour Sans Doute, Fabrice Baumgartner revient sur un aspect moins commenté de ce discours mais tout aussi essentiel : l’intégration économique comme facteur de paix et de développement, à l’heure où se répandent partout les senteurs d’un nationalisme nauséabond.
Alors que la Commission européenne s’apprête à dévoiler son paquet « élargissement 2025 », une nouvelle dynamique s’impose : celle d’une adhésion progressive. Face à la guerre, l’Europe innove. Et assume son pouvoir d’attraction. Spécialiste du grand maelström Européen, Sylvain Kahn ouvre de nouvelles piste.
Et si, dans le conflit israélo-palestinien, les Occidentaux faisaient fausse route ?… Si nous arrêtions d’exhorter les bonnes âmes à séparer les protagonistes ?… Si, pour des raisons différentes, mais tout aussi cyniques, ils voulaient continuer ?… Non sans humour, le géo-politologue Robert Dujarric donne ici l’exemple de l’Irlande du Nord. Sous le joug de leurs religions respectives, les belligérants ont quand même fini par trouver une voie étroite vers un chemin de paix. Et qui tient.