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17 octobre : la République à découvert

Les violences du 17 octobre n’ont rien d’un dérapage isolé. Elles signent l’addition politique d’une extrême-gauche incendiaire, d’un État hésitant et d’un président qui aura méthodiquement vidé la Ve République de sa force. À la suite des événements gravissimes du 17 octobre partout en France, il me revient, comme directeur de la publication de Sans Doute, d’en tirer à chaud quelques leçons. Non par goût de la réaction pavlovienne, mais parce que certaines images claquent comme un diagnostic : elles disent l’état réel du pays, l’effacement de l’autorité et la faillite de ceux qui prétendent encore gouverner les événements. Le désastre est immense : pour la France, pour son image, pour sa capacité à incarner encore une nation unie alors que les périls extérieurs s’accumulent. À l’heure où l’Histoire accélère, notre pays offre au monde le spectacle d’une République qui vacille, non sous les coups du destin, mais sous le poids de ses propres renoncements.

Le retour de l’antisémitisme de gauche 

Le 25 mars, à l’Assemblée nationale, la ministre Aurore Bergé s’est gravement exprimée sur l’antisémitisme ; affirmant que « l’antisémitisme en France, aujourd’hui, ce sont deux chiffres et trois lettres ; deux chiffres : 1570 actes antisémites en 2024 […] et trois lettres : LFI ».

Politique CircUS, Attention danger !

Outrance sans conscience n’est que ruine du peuple. C’est ainsi, qu’en paraphrasant Rabelais, on pourrait intituler le véritable cri d’alarme du journaliste – et ancien rédacteur en chef de France Inter – Patrick Boyer. Dans cette première tribune pour Sans doute, il met en parallèle deux hystéries : de droite et de gauche qui, comme c’est souvent le cas, finissent par se rejoindre dans un totalitarisme que les peuples, avides de « renverser la table », n’ont pas vu venir. Oubliant qu’une matraque, qu’elle soit de droite ou de gauche, reste une matraque.

François Ruffin, LFI et l’École

C’est cette stratégie qui pousse ainsi Jean-Luc Mélenchon à changer totalement de discours sur les signes religieux, notamment à l’école. Si en 2010, il affirmait que le voile est « un signe de soumission patriarcale », il ne cesse aujourd’hui de pourfendre ceux qui seraient animés par un racisme inavoué et feraient la chasse au voile et aux abayas

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