Les violences du 17 octobre n’ont rien d’un dérapage isolé. Elles signent l’addition politique d’une extrême-gauche incendiaire, d’un État hésitant et d’un président qui aura méthodiquement vidé la Ve République de sa force. À la suite des événements gravissimes du 17 octobre partout en France, il me revient, comme directeur de la publication de Sans Doute, d’en tirer à chaud quelques leçons. Non par goût de la réaction pavlovienne, mais parce que certaines images claquent comme un diagnostic : elles disent l’état réel du pays, l’effacement de l’autorité et la faillite de ceux qui prétendent encore gouverner les événements. Le désastre est immense : pour la France, pour son image, pour sa capacité à incarner encore une nation unie alors que les périls extérieurs s’accumulent. À l’heure où l’Histoire accélère, notre pays offre au monde le spectacle d’une République qui vacille, non sous les coups du destin, mais sous le poids de ses propres renoncements.
LFI
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Outrance sans conscience n’est que ruine du peuple. C’est ainsi, qu’en paraphrasant Rabelais, on pourrait intituler le véritable cri d’alarme du journaliste – et ancien rédacteur en chef de France Inter – Patrick Boyer. Dans cette première tribune pour Sans doute, il met en parallèle deux hystéries : de droite et de gauche qui, comme c’est souvent le cas, finissent par se rejoindre dans un totalitarisme que les peuples, avides de « renverser la table », n’ont pas vu venir. Oubliant qu’une matraque, qu’elle soit de droite ou de gauche, reste une matraque.
C’est cette stratégie qui pousse ainsi Jean-Luc Mélenchon à changer totalement de discours sur les signes religieux, notamment à l’école. Si en 2010, il affirmait que le voile est « un signe de soumission patriarcale », il ne cesse aujourd’hui de pourfendre ceux qui seraient animés par un racisme inavoué et feraient la chasse au voile et aux abayas