La lecture de la vision du secrétaire américain à l’Energie dans un article récent de The Economist est assez sidérante. Il y a de quoi être inquiet à la fois sur les faits et sur le fond du projet proposé aux Américains et au reste du monde. Acteur engagé de la transition énergétique, Pierre-Etienne Franc publie un ouvrage – aux éditions de l’Aube – qui propose une réponse structurée à cette apologie fossile et productiviste. Pour Sans doute, il livre quelques-unes de ses analyses.
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Le titre du nouvel ouvrage de Sylvain Kahn – aux éditions de l’Aube, avec la Fondation Jean Jaurès – sonne comme le glas d’un monde qui s’éteint. Celui d’une Europe et d’une Amérique qui partageaient le même amour de la liberté et les mêmes valeurs venues des Lumières. En voici un extrait qui déjà riche d’avertissements.
Le 19 mars dernier, Arnaud Montebourg a prononcé à l’institut Rexecode, un institut privé d’études économiques au service du développement des entreprises, un discours fondateur actant selon lui la « juste fin » de la mondialisation. Sans Doute est particulièrement heureux de proposer à ses lecteurs en exclusivité et en intégralité les propos de l’ancien ministre du Redressement productif qui détaillent une vision d’ensemble au service d’une idée phare : le protectionnisme est une nouvelle forme de progressisme. Aux lecteurs de Sans Doute de se faire une idée, mais cette démonstration argumentée mérite que l’on s’y penche de très près.
Il est de bon ton, depuis la publication en septembre 2024 du rapport de Mario Draghi sur l’avenir de la compétitivité européenne, de présenter l’Union Européenne comme une machine à créer de la réglementation et ce, au détriment de la croissance économique. Ce rapport indique que « les entreprises innovantes qui souhaitent se développer en Europe sont constamment entravées par des réglementations hétéroclites et restrictives ». Il poursuit en opposant cette situation avec celle qui prévaut aux Etats-Unis, en notant que « de nombreux entrepreneurs européens préfèrent se financer auprès d’investisseurs en capital-risque américains et se développer sur le marché américain ».
Contrairement à la première fois, en 2017, Donald Trump va arriver à la Maison Blanche avec une équipe à sa main. Et un boulevard devant lui. Surpris par sa victoire à l’élection présidentielle de 2016, Donald Trump avait dû composer son administration en s’appuyant sur un parti républicain encore modéré. Le 20 janvier prochain, il arrivera à la Maison Blanche avec un gouvernement, un Congrès et une Cour Suprême totalement acquis à sa cause. Gilles Sengès qui a suivi la politique américaine ces dix dernières années pour le compte de L’Opinion revient sur cette mutation.