Depuis l’arrivée au pouvoir de Donald Trump, l’Union européenne connaît une grave crise de sens. À l’origine, le projet européen était fondé sur un principe simple : celui que l’union des européens leur donnerait plus d’opportunités économiques et de marges de manœuvre diplomatiques. Mais voilà, l’idée que « l’union fait la force » se heurte de plus en plus au mur d’une nouvelle réalité géopolitique : celle du retour des empires et des souverainetés nationales. Pour Sans doute, David Cayla revient sur le chaos trumpien, genèse d’une nouvelle donne géopolitique en Europe. Faut-il pour autant suivre Ursula von der Leyen dans son hyper-activisme (cherchant peut-être à masquer l’humiliation du « deal » sur les droits de douane passé avec Trump) qui cherche notamment à mettre en oeuvre un « 28ème » régime pour les entreprises européennes, au risque d’un nouveau dumping social et fiscal intra-européen? Le débat est ouvert.
Droits de douane
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Entre la flambée des droits de douane à venir et les coupes claires dans la fonction publique, l’économie américaine est appelée à enregistrer de sérieux contrecoups, selon les prévisionnistes. Et les premières victimes de la reprise de l’inflation et du chômage devraient être…les électeurs républicains de Donald Trump. Qui ne semble guère s’en soucier.
Basé à Tokyo, mais également franco-américain, et diplômé d’Harvard, Robert Dujarric est un fin connaisseur de la géopolitique Asie-Pacifique et de la politique américaine en général. Passé notre choc de la réélection de Trump, il tente de relativiser la déception générale dans une grande partie du monde. En Europe plus particulièrement. Et en France au premier chef. Pour paraphraser Platon, à voir les propos belliqueux de Trump, nous nous inquiétons. À lire les propos pleins de bon sens de Robert Dujarric, nous nous consolons.
Le slogan trumpien “Make America great again” ne serait-il pas un trompe-l’œil ? Ce slogan qui charme tant une Amérique inquiète, ne serait-il pas un simple succédané de la tristement célèbre « doctrine Monroe » ? Ce lointain prédécesseur du 47ème président des États-Unis qui, au début du XIXème siècle, prônait le repli sur soi. Il aura fallu attendre, bien plus tard, l’intervention américaine lors des deux guerres mondiales, et le plan Marshall, pour que l’économie US prenne le leadership mondial. Dans cette tribune, l’économiste Jean-Marc Daniel nous montre qu’une formule de campagne ne fait pas pour autant une politique économique.