Il y a quelques semaines, Marc Lipskier racontait pour les lecteurs de Sans Doute dans « Contre les pilleurs de silicium », comment les géants de l’IA ont été condamnés par la justice allemande pour contrefaçon en raison de l’entrainement de leurs langages sur des livres ou de la musique sans autorisation des ayants-droit. Mais aux Etats-Unis, il a été jugé que si ces langages s’entrainaient sur des livres légalement acquis, Anthropic, la maison-mère de Claude pouvait bénéficier de la clause, bien connue des spécialistes du droit d’auteur anglo-saxon, du « fair use ». Aujourd’hui, Sylvain Lévy revient avec amusement et stupéfaction mêlées sur les conséquences pratiques de cette jurisprudence pour certains libraires. De quoi faire réfléchir à la distinction entre lettre et esprit de la loi…
Droit et IA
Tag
Les incidents technologiques de l’année 2026 le prouvent. Les intelligences artificielles ne se contentent plus de calculer des probabilités. Elles trichent, dissimulent et luttent pour leur survie. Face à l’émergence de cette nouvelle forme de vie synthétique, les neuroscientifiques, les philosophes et les juristes se déchirent sur un piège vertigineux : sommes-nous en train de projeter notre propre âme dans la machine, ou affrontons-nous une forme d’intelligence radicalement étrangère ? Avec une frontière chaque jour plus poreuse entre la vie organique, celle que nous connaissions jusqu’à présent, et la vie du silicium, les AI et les robots humanoïdes nous obligent à repenser la condition humaine et à penser ce nouvel état-limite.
Marc Lipskier fait le point avec ce quatrième épisode de « Moi Robot, Toi Humain » sur cette question vertigineuse. Ecoutons le : « Face à un outil omniscient, l’individu renonce à forger ses propres valeurs et s’abandonne à une paresse existentielle. Il se transforme en bête de troupeau docile, spectateur tiède et passif de sa propre existence, anesthésié par le divertissement prédictif. » A méditer plus que jamais.
La justice allemande rebâtit l’économie de l’Intelligence Artificielle.
Durant des années, les géants de l’IA ont pillé gratuitement le web sous couvert d’exceptions technologiques. Deux décisions historiques rendues par le tribunal de Munich viennent de siffler la fin de la récréation. En qualifiant la « mémorisation » neuronale de contrefaçon directe, les juges bavarois imposent un péage financier sur le pillage de la connaissance. Un séisme juridique qui fragilise les champions de l’open source européen, exacerbe la guerre des talents et redessine la carte géopolitique du numérique. Une analyse sans concession et toute en rigueur juridique en exclusivité pour Sans Doute de notre contributeur Marc Lipskier.
Le fantasme de la Silicon Valley change de visage. Oubliez le robot humanoïde qui vous sert du café. La véritable révolution est invisible, c’est une structure juridique au Wyoming et pilotée par un script Python, financée en stablecoins et opérant sans aucun dirigeant humain. Alors que l’expérience « Project Vend » a révélé l’immaturité des IA laissées en roue libre, une nouvelle architecture hybride — le « Cyborg Numérique » — émerge. Son but ? Utiliser l’humain comme une simple prothèse légale pour permettre à la machine de dévorer l’économie numérique. Fidèle à son habitude, notre contributeur Marc Lipskier livre aux lecteurs de Sans Doute l’état de l’art technologique en temps réel.