De Paris à Singapour, en passant par nos communes rurales, l’intelligence artificielle s’apprête à bouleverser la gestion publique. Pourtant, la classe politique semble ignorer ce séisme qui promet d’économiser des milliards d’euros tout en posant un risque existentiel inédit : celui de remplacer la délibération démocratique par le calcul automatisé. Le vrai visage des municipalités de demain se dessine au cœur de l’exercice du pouvoir par l’algorithme. Pas un programme électoral pour en parler hélas…Une nouvelle tribune de Marc Lipskier pour Sans Doute en forme d’hommage à Eric Rohmer, à consommer sans modération.
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La démocratie française est bien malade. Les partis politiques font partie des institutions les plus rejetées de notre pays. Les campagnes et les choix électoraux se font de plus en plus sur les réseaux sociaux dont personne ne peut réellement prétendre connaitre le fonctionnement des algorithmes. Les potentialités de l’intelligence artificielle finissent par brouiller les repères des esprits les plus cartésiens. Il n’en fallait pas plus à Frédéric Arnaud-Meyer pour écrire un récit d’anticipation consacrée à l’élection présidentielle française de 2027 sous forme de parabole et de fable à la fois. Chez Sans Doute nous sommes extrêmement fiers de vous le proposer en exclusivité en plusieurs épisodes qui seront publiés tous les samedis à compter de ce jour. Acceptez l’aspect paroxystique du point de départ et vous suivrez cette histoire comme hypnotisé par ce qu’il dit de la France d’aujourd’hui sans que nous soyons capables de mettre des mots dessus facilement. Bonne lecture !
Notre pays est sous la pluie et les nuages depuis des semaines…le soleil n’est plus qu’un lointain souvenir. Mais fidèle à ses habitudes, Jean Brousse nous donne plus dans sa chronique bimensuelle au style inimitable, une synthèse de la météo des évènements mondiaux vue de ces villages dont le nom se termine le plus souvent en -ac, cette France rurale qui se bat pour survivre.
Les antennes radiophoniques, les plateaux télévisés et les réseaux sociaux pullulent désormais de professeurs de vertu autoproclamés qui inlassablement s’érigent en modèles à suivre. Et pourtant, qui peut décemment aujourd’hui prétendre légitimement incarner un véritable exemple à l’heure ou le respect des impératifs moraux disparait au profit de logiques purement individualistes et trop souvent fondées sur la force ? C’est ce décalage, pour ne pas dire cette hypocrisie, à la source de tant de maux dans nos sociétés libérales avancées, que notre contributeur Louis-Charles Viossat a voulu mettre en avant dans Sans Doute, tant il est le symptôme d’une fatigue démocratique.
Dans une indifférence quasi générale, plusieurs millions d’enfants – principalement dans les pays les plus pauvres – sont morts en 2025, nous annonce, pour Sans doute, Louis-Charles Viossat. Spécialiste des affaires sociales, ancien de la Banque Mondiale, notre contributeur est également ancien ambassadeur chargé de la lutte contre le sida et les maladies transmissibles. Il partage ici son combat.
Il serait erroné de voir la criminalité économique comme un mal contemporain. Elle serait plutôt de l’ordre d’une épidémie. Avant les paradis fiscaux, les cryptomonnaies et les krachs boursiers, il y eut une balance truquée sur un marché antique. Un geste anodin, presque banal, mais porteur d’un virus redoutable – celui de la distorsion de confiance.
Dans un texte récemment publié dans Persuasion — l’une des rares revues américaines qui défend encore un débat public apaisé — Francis Fukuyama s’interroge sur les racines de la crise démocratique contemporaine : « It’s the internet, stupid ! ».
Il y voit la clé du basculement populiste américain. Et si, comme souvent, la France n’était qu’à dix ans de retard sur cette dérive, cela n’aurait rien de rassurant.
La fiction a longtemps été un miroir de la politique. Elle en racontait la grandeur et les petites bassesses. Aujourd’hui, par un étrange renversement, c’est la politique qui semble devenir le prolongement de la fiction… Une nouvelle génération a ainsi grandi avec The West Wing, House of Cards ou plus récemment Baron Noir.
De grands changements s’opèrent dans la géostratégie du sport aujourd’hui, notamment avec l’arrivée de nouveaux acteurs ; l’Arabie Saoudite, l’Inde, l’Indonésie mais aussi des pays africains comme le Maroc, co-hôte de la Coupe du monde 2030, le Sénégal pays hôte des Jeux Olympiques de la Jeunesse 2026 ou l’Afrique du Sud, positionnée pour les Jeux Olympiques de 2040. Le sport est utilisé comme une arme politique et géopolitique, le plus souvent comme un instrument de « soft power », un levier de développement et un vecteur de communication et d’image positive.