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Enlisé dans sa guerre avec l’Iran, Donald Trump doit batailler sur un autre front, parlementaire celui-là, alors que ses troupes, pourtant majoritaires à la Chambre des représentants comme au Sénat, ont du mal à s’entendre sur des textes communs. Et la situation pourrait s’aggraver pour la seconde partie de son mandat dans la foulée des élections de mi-mandat, du 3 novembre, promises à l’opposition démocrate à en croire les sondages. Au point que certains s’inquiètent, déjà, pour le déroulement du scrutin avec une éventuelle remise en question des résultats par l’administration Trump…Une nouvelle analyse inédite sur la situation parlementaire aux Etats-Unis de notre spécialiste Gilles Sengès.
Financement de la police de l’immigration (ICE), prolongation du Federal Intelligence service Act (FISA), adoption du SAVE ACT (Safeguard American Voter Eligibility), visant à imposer la présentation de pièces d’identité certifiées (passeports etc.) pour accéder aux urnes et à restreindre le vote par correspondance… Donald Trump qui avait soigneusement court-circuité le Congrès des Etats-Unis, la première année de son second mandat, en ayant recours à des décrets, redécouvre les joies de la vie parlementaire où s’empilent les dossiers en attente.
Bien que les Républicains soient majoritaires tant à la Chambre des représentants qu’au Sénat, ses projets de loi s’enlisent, les uns après les autres, depuis le début de l’année. Les « chicayas » qui secouent ses troupes, incapables de s’entendre dans les deux Assemblées sur des textes communs, ont le don d’irriter l’hôte de la Maison Blanche… et l’opinion publique américaine qui désapprouve majoritairement (86%) le comportement de leurs élus, à en croire un sondage Gallup.
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