Un rapport parlementaire publié le 11 février propose une série de mesures pour relancer la natalité, dont une allocation de 3 000 € par an au premier enfant, un congé parental mieux rémunéré… pour un coût annuel de 5 à 10 Mrds € par an pour la sécurité sociale. Nul doute que certaines mesures ont un intérêt même si aucun benchmark international ne vient nous confirmer l’efficacité de ces mesures.
Économie
Rien de plus insupportable que ceux qui jouent à un jeu sans en respecter les règles, le tout en parfaite connaissance de cause. Que dire alors lorsque les habituées de ces pratiques sont des institutions bancaires et financières de la place chez qui il arrive que l’épargnant moyen dépose ses modestes économies ? Et bien cet épargnant, ou tout simplement le citoyen lambda, attend pour le moins que ces établissements soient sanctionnés de manière dissuasive lorsque ils se font prendre la main dans le sac. Pour les lecteurs de Sans Doute, notre spécialiste de la lutte anti-blanchiment Karine Schaub nous explique que si un système de sanctions existe bien, il rate en très grande partie son objectif : en ne ciblant que le résultat net de l’entreprise mise à l’amende, les sanctions n’empêchent suffisamment pas les modèles de se perpétuer. Aussi pour atteindre un résultat réellement dissuasif, notre contributrice fait des propositions novatrices pour cet éventail de sanctions, reposant notamment sur l’engagement de la responsabilité personnelle des cadres dirigeants supervisant ces opérations. A cette condition seulement, le bal des hypocrites cessera peut être.
Combien de lièvres à la fois Donald Trump court-il ? Impossible d’en faire le décompte de manière exhaustive. Mais nulle part ailleurs que dans sa politique énergétique qu’il défend pourtant avec une force brutale, il n’est mis autant face à ses errements dans sa gestion des relations internationales, tétanisé qu’il est par la crainte du retour de l’inflation avant les mid-terms de novembre. Pour Sans Doute, notre spécialiste des énergies fossiles Didier Holleaux nous dresse ce panorama pour le moins inquiétant des volte-faces d’un Président américain prêt à sacrifier tous les principes pour un résultat par nature aléatoire.
Des objectifs de 2% d’inflation, d’un rapport sur le PIB de 3% pour le déficit budgétaire, et de 60% pour la dette publique …d’où viennent ces chiffres et ont ils un sens ? Dans sa nouvelle contribution pour Sans Doute et fidèle à sa tradition de secouer les idées reçues, Jobic de Calan nous explique à la lecture des travaux les plus récents d’économistes renommés, qu’ils ne reposent sur aucune logique scientifique ou mathématique. Pour notre contributeur, ils relèvent bien plus de la parole performative à vocation incantatoire, comme si par leur simple existence et leur rappel régulier ils avaient un effet sur les faits qu’ils mesurent, ce qui n’est évidemment pas le cas. Dans le monde du XXIème siècle ces chiffres du XXème pourraient même avoir l’effet inverse, faute pour les citoyens de les comprendre et des pouvoirs publics de ne jamais les respecter.
Les déficits publics sont faramineux, notamment aux Etats-Unis, l’inflation ralentit, les banques centrales sont sous pression directe ou indirecte pour baisser les taux, le chomâge ne diminue plus…et au milieu les économistes néo-classiques d’un côté et keynésiens de l’autre continuent leur duel bientôt centenaire. L’occasion pour Karine Schaub de proposer aux lecteurs de Sans Doute de réviser les deux grandes théories économiques sous l’angle toujours efficace de la fable de La Fontaine pour comprendre les comportements des différents acteurs étatiques aujourd’hui.
« Il est plus facile d’accuser que de comprendre », disait Albert Camus. Notre contributeur spécialiste des questions de santé publique Frédéric Bizard, fait sienne cette citation, ulcéré de voir la Caisse Nationale d’Assurance Maladie s’en prendre, avec succès d’ailleurs, aux médecins libéraux. Il dénonce un acharnement à vouloir détruire un système qui fonctionne plutôt que s’attaquer aux véritables raisons du déficit abyssal de la branche maladie de la Sécurité Sociale.
Il n’est pas un domaine dans lequel Donald Trump n’essaye pas de bousculer les conventions pour servir les intérêts des Etats-Unis mais aussi servir les siens propres ou ceux de ses obligés. En l’occurrence, la promotion des stablecoins – ces monnaies numériques adossées au dollar – en sont une nouvelle démonstration que décrypte notre spécialiste de l’économie américaine Xavier Denis
Les grandes compétitions sportives ont longtemps fonctionné comme des cordes de rappel pour l »audience des chaines historiques de la télévision américaine, les fameux « networks ». Dans cette tribune très étayée que Philippe Bailly propose pour Sans doute, on comprend combien cette époque a changé et comment l’industrie de la diffusion de contenus audiovisuels est en train de muter en profondeur. Les « seigneurs » ont changé de visage.
L’image de Charlie Chaplin dans les « Temps Modernes » reste une icône car elle dit beaucoup du 20ème siècle. En littérature, nombreux ceux qui ont été marqués depuis 70 ans par la lecture de « 325 000 francs », archétype de la littérature ouvrière dénonçant l’aliénation de l’homme par la machine, et donc par le système capitaliste. Notre contributeur Marc Lipskier lui a découvert ce livre récemment, et frappé par ses résonances avec le monde contemprain et en a profité pour livrer à Sans Doute une remarquable analyse sur le travail au temps de l’intelligence artificielle. Il se demande si l’IA n’est pas la forme d’aliénation parfaite en vidant de tout sens le travail humain. A méditer…
Le modèle de la médecine de ville est à bout de souffle, mais rien ne se passera avant 2027. Pour sauver ce qui est encore sauvable, notre contributeur Frédéric Bizard propose un pacte de confiance de deux ans entre Sécurité sociale et médecine libérale, avant la refonte indispensable et inéluctable de tout notre système de santé après les prochaines élections présidentielles.