La double contrainte 

Comment la démocratie peut-elle survivre à l’ère des réseaux sociaux qui enferment chacun d’entre nous dans des bulles cognitives, comme nous en faisons l’expérience régulièrement ? Quelle place pour la nuance face aux extrêmes dans l’expression publique qui occupent le terrain grâce à des algorithmes complices ? Celui qui connait les horreurs du XXème siècle doit répondre à ce défi du XXIème pour éviter le lent affaiblissement de « la pire forme de gouvernement à l’exception de toutes celles qui ont été essayées au fil du temps », selon l’expression de Churchill à la Chambre des Communes le 11 novembre 1947. Une analyse pour les lecteurs de Sans Doute, subtile et puisée aux meilleures sources, de Frédéric Arnaud-Meyer, notre partisan d’une démocratie de combat.

Manifeste pour une démocratie de combat !

Avons nous jamais été aussi menacés, jamais aussi seuls, jamais aussi dépendants, jamais aussi fragiles depuis 1945 ? Les démocraties occidentales, hors Etats-Unis, c’est à dire les pays européens, accompagnés du Canada, de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande, de la Corée du Sud, du Japon et de Taiwan vivent une époque de menaces existentielles et pas seulement en raison de la nouvelle doctrine de sécurité américaine rendue publique en décembre dernier. Ce serait trop simple pour qualifier cette crise. Plus profondément les principes qui gouvernent nos démocraties ne paraissent plus adaptés à la dépendance technologique, à l’extraterritorialité numérique, à la nouvelle violence géopolitique. Tout est il perdu pour autant ? Non, comme le défend Frédéric Arnaud-Meyer pour les lecteurs de Sans Doute dans ce manifeste. Nous pouvons encore réagir tout en restant fidèles à nos valeurs universelles. Voici comment. A méditer…

Ça craint : la guerre désormais accessible à toutes les bourses.

Longtemps, la guerre fut un sport d’empires, une passion de maréchaux, un caprice d’États solvables. Puis la technique a fait ce qu’elle fait toujours : elle a cassé les prix, ouvert le marché et vulgarisé l’outil. Nous n’avons pas aboli la violence ; nous l’avons rendue plus portable, plus agile, plus virale — et infiniment plus proche. C’est la revanche des gueux et des Jacques sur les seigneurs de la guerre qui peuvent s’offrir des victoires pour bien moins cher comme le démontre Frédéric Arnaud-Meyer dans sont texte d’une terrible évidence. Une rupture essentielle dans l’histoire de la civilisation pour notre chroniqueur.

Le continent qui a refusé de devenir complètement barjo.

L’Europe, c’est ce vieux duc en tweed qui a inventé le salon, le journal, la dispute civilisée, le bulletin de vote, et qui découvre un matin, les yeux gonflés par l’Histoire, que le vrai pouvoir s’est barré par la fenêtre avec les marchands d’attention. Pendant que les États-Unis accouchaient de Meta et de X comme on lâche des fauves dans un casino, pendant que la Chine transformait TikTok en seringue planétaire de dopamine, l’Europe, elle, s’est installée au balcon avec un carnet, des lunettes sévères et l’air de dire : tout cela devra être encadré. 

Magnifique posture. 

Sauf que dans l’arène, l’arbitre sans armée finit souvent couvert de poussière.

Un nouveau texte décapant de Frédéric Arnaud-Meyer pour Sans Doute et ses lecteurs impatients de retrouver les chroniques de notre contributeur gonzo.

Les guerres sans fin sentent le métal chaud et la comptabilité.

On nous parle encore des guerres comme d’accidents tragiques, de déraillements de l’Histoire, de crises regrettables qu’un sommet de plus finira bien par recoudre. C’est le roman officiel, celui qui passe très bien dans les salons, entre une indignation calibrée et un verre tiède. En vrai, beaucoup de conflits contemporains ressemblent moins à des tragédies qu’à des abonnements reconduits tacitement. Personne ne gagne vraiment, personne ne sort vraiment, mais tout le monde bien placé continue de facturer.

Rififi chez les quinquas

Vous pensiez avoir fait le tour des possibles de notre univers digital qui oriente nos goûts, encadre nos vies et suscite des envies inédites et insoupçonnées ? Frédéric Arnaud-Meyer, notre chroniqueur gonzo de la folie de notre nouveau monde et qui en explore chaque recoin, prouve aux lecteurs de Sans Doute une fois de plus le contraire. Saviez-vous qu’il n’y rien de plus simple que de trouver sur YouTube comment fabriquer facilement toutes sortes d’armes les plus efficaces et dangereuses les unes que les autres, et comment ces contenus vous sont poussés par l’algorithme entre deux vidéos ? Le point de départ d’une nouvelle réflexion dérangeante autour de la responsabilité des plates-formes de contenu.

« Worst Case Scenario »

Reuters Blues ou la chronique d’un monde qui brûle proprement.
Après son feuilleton hebdomadaire « Extrémismes Lambda » qui a passionné les lecteurs de Sans Doute pendant 5 semaines, notre chroniqueur gonzo Frédéric Arnaud-Meyer nous revient avec sa plume urticante pour nous décrire le monde tel qu’il est réellement. Aujourd’hui il nous explique ce qui se passe vraiment dans le détroit d’Ormuz, comme on ne vous le racontera jamais sur les plateaux des chaînes d’info en continu. Il y a les images pour les téléspectateurs, comme toujours, mais il y a surtout les chiffres qui eux gouvernent vraiment le monde. Et ces chiffres là ont de quoi susciter l’inquiétude.

« Extrémismes Lambda »

La démocratie française est bien malade. Les partis politiques font partie des institutions les plus rejetées de notre pays. Les campagnes et les choix électoraux se font de plus en plus sur les réseaux sociaux dont personne ne peut réellement prétendre connaitre le fonctionnement des algorithmes. Les potentialités de l’intelligence artificielle finissent par brouiller les repères des esprits les plus cartésiens. Il n’en fallait pas plus à Frédéric Arnaud-Meyer pour écrire un récit d’anticipation consacrée à l’élection présidentielle française de 2027 sous forme de parabole et de fable à la fois. Chez Sans Doute nous sommes extrêmement fiers de vous le proposer en exclusivité en plusieurs épisodes qui seront publiés tous les samedis à compter de ce jour. Acceptez l’aspect paroxystique du point de départ et vous suivrez cette histoire comme hypnotisé par ce qu’il dit de la France d’aujourd’hui sans que nous soyons capables de mettre des mots dessus facilement. Bonne lecture !

Le maire aux tronçonneuses

On n’a jamais vu monsieur Gonzo, alias Frédéric Arnaud-Meyer, aussi émouvant. Mais l’actualité le rattrape avec cet ode à un ami, qui fut un maire exemplaire. Dans ces quelques lignes il nous propose – pour Sans doute, et bien au-delà – ce qu’est, pour une commune française, un premier magistrat digne de ce nom. Comme un un chemin à suivre à l’approche des élections municipales.

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