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Émeutes des 17 et 18 octobre : derrière l’embrasement, quatre crises qui convergent. Financière, sociale, générationnelle, démocratique : Xavier Denis dresse pour Sans Doute le bilan d’un double quinquennat qui a méprisé les corps intermédiaires, laissé filer les comptes publics et perdu la jeunesse en chemin. Un réquisitoire sans concession, qui s’ouvre sur Gramsci et se clôt sur la perspective d’une crise institutionnelle, au moment où la CGT appelle à la grève générale pour début novembre et où les extrêmes, de Mélenchon à Le Pen, n’ont plus qu’à récolter. Comment éviter le pire dans ces circonstances...
« La crise consiste justement dans le fait que l’ancien meurt et que le nouveau ne peut pas naître : pendant cet interrègne, on observe les phénomènes pathologiques les plus variés. » Antonio Gramsci, 1930.
Les émeutes des 17 et 18 octobre sont le point d’inflammation d’une situation où convergent quatre crises : financière, sociale, générationnelle et politique.
La situation économique et sociale est explosive depuis longtemps en France. Et les révoltes populaires se succèdent à un rythme toujours plus rapide et avec une violence croissante : manifestations contre loi travail de 2016, mouvement des gilets jaunes de 2018-2019, émeutes de 2023 à la suite de la morte du jeune Nahel, auxquels il faut ajouter les conflits environnementaux de Notre-Dame-des-Landes en 2018 et de Sainte-Soline en 2023, sans oublier les embrasements récurrents dans l’outre-mer, notamment en Nouvelle-Calédonie en 2024. La nouveauté de 2026 est la superposition des oppositions : étudiants, banlieues, et demain salariés avec l’appel à la grève générale de la CGT pour début novembre
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