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2025 et 2026 ont fait basculer la FIFA, la Fédération internationale de football, dans une autre dimension médiatique, économique et politique en raison de l'action pour le moins controversée de son Président Gianni Infantino : remise du "prix FIFA de la paix" à Donald Trump, intervention directe et scandaleuse pour faire annuler un carton rouge d'un joueur américain pendant la Coupe du Monde, et surtout annonce d'un plan préparé en secret de la privatisation des activités commerciales de la Fédération au profit des affidés du Président américain. Et malgré la levée de boucliers dans le monde entier pour protester contre cette dernière réforme, Gianni Infantino n’a pas encore perdu la FIFA. Il pourrait même être réélu en mars 2027. On peut conserver le pouvoir tout en perdant ce qui permet normalement de l’exercer : la confiance, l’autorité morale et, surtout, la capacité à convaincre ceux que l’on gouverne que l’on agit dans leur intérêt. Une mise au point en forme de réquisitoire de notre spécialiste et éminent journaliste sportif, Frédéric Verdier.
Le président de la FIFA dispose encore d’une majorité probable parmi les 211 fédérations membres. Mais autour de lui, quelque chose s’est abîmé. Estompé, ce charme malin, cette faculté à pressentir les tendances du moment. Cet art consommé de la diplomatie, des proximités savamment entretenues avec les puissants de ce monde, ainsi que les votants influents du monde du football, l’italo-suisse est allé trop vite, trop loin, à y perdre plusieurs de ses alliances et beaucoup de ses influences. Être contesté par ses adversaires habituels, la chose est naturelle. Le point de bascule, c’est que des alliés historiques commencent à expliquer publiquement pourquoi ils ne lui font plus confiance.
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