2025 et 2026 ont fait basculer la FIFA, la Fédération internationale de football, dans une autre dimension médiatique, économique et politique en raison de l’action pour le moins controversée de son Président Gianni Infantino : remise du « prix FIFA de la paix » à Donald Trump, intervention directe et scandaleuse pour faire annuler un carton rouge d’un joueur américain pendant la Coupe du Monde, et surtout annonce d’un plan préparé en secret de la privatisation des activités commerciales de la Fédération au profit des affidés du Président américain. Et malgré la levée de boucliers dans le monde entier pour protester contre cette dernière réforme, Gianni Infantino n’a pas encore perdu la FIFA. Il pourrait même être réélu en mars 2027. On peut conserver le pouvoir tout en perdant ce qui permet normalement de l’exercer : la confiance, l’autorité morale et, surtout, la capacité à convaincre ceux que l’on gouverne que l’on agit dans leur intérêt. Une mise au point en forme de réquisitoire de notre spécialiste et éminent journaliste sportif, Frédéric Verdier.
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