La Coupe du Monde 2026 ne se limite pas à une démonstration logistique. Elle marque le moment où le football devient une infrastructure de données et de physique incarnée. Sur la pelouse, au cœur du jeu, l’imbrication de la vision par ordinateur et de l’apprentissage digital par renforcement transforme le stade en un laboratoire de la singularité technologique. Tandis que l’Amérique du Nord autorise l’expérimentation de terrain, l’Europe se trouve contrainte ici aussi par ses normes juridiques, risquant un déclassement technologique, à défaut d’être sportif. L’enjeu dépasse toutefois totalement le sport : il s’agit de la gestion de la donnée biométrique et de l’autonomie des machines dans l’espace public. Une fois de plus, Marc Lipskier analyse pour Sans Doute, les développements d’un futur qui se fabrique sous nos yeux et sans que nous en soyons toujours conscients.
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En 2002 en Corée, la victoire historique du Sénégal contre la France, championne du monde en titre, avait stupéfait le monde du football. Notre contributeur François Jay, spécialiste de l’Afrique et grand fan de foot devant l’Eternel avait publié en 2007 dans Libération une tribune dans laquelle il faisait alors remarquer que, de même que les Français étaient allés en Italie pour apprendre à gagner avant de devenir champions du monde en 1998, les Lions de la Terranga étaient venus apprendre à gagner en France avant de battre l’équipe championne du monde. Aujourd’hui, il explique aux lecteurs de Sans doute, que les succès des footballeurs africains depuis le début de la Coupe du Monde 2026 outre-Atlantique ne sont plus une anecdote, mais le fruit d’une stratégie bien déterminée.
La Coupe du monde 2026, organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique, promet d’être historique. Avec pour la première fois 48 équipes, 104 matches, 4 fuseaux horaires et des stades gigantesques, l’événement s’annonce comme le plus démesuré jamais organisé. Mais il pourrait aussi entrer dans l’histoire comme la Coupe du monde la plus chère pour les supporters. Des chiffres ahurissants que Frédéric Verdier analyse pour Sans doute, comme si le business était devenu plus puissant que le foot lui-même.
La tension commence à monter à l’approche de la cérémonie d’ouverture de la Coupe du Monde de football le 11 juin. Et les spécialistes de paris en tout genre commentent les différentes statistiques, y compris parfois les plus improbables. Supplément de réjouissances cette fois-ci avec l’utilisation de l’IA en toutes circonstances. Pour Sans Doute, Jobic de Calan, fidèle à son habitude, nous raconte les faits derrière cette obsession statistique, et analyse en profondeur les raisons pour lesquelles le football échappe encore aux modèles prédictifs qui font tant fureur aux Etats-Unis.
Au moment de la crise sanitaire, et s’agissant de l’impact prévisible du confinement sur la croissance de l’économie, Le Figaro écrivait que « la France ne devait pas mourir guérie » ; après un « départ hors normes », comme le directeur général de LFP Media Nicolas de Tavernost, l’a qualifié, l’enjeu est proche pour le service Ligue 1+, et plus généralement pour le football français : transformer l’engouement populaire retrouvé en trajectoire économique équilibrée.
La décision du 9 juillet dernier de la Commission Fédérale d’appel de la Direction Nationale du Contrôle de Gestion (D.N.C.G) laquelle autorise la participation au Championnat de Ligue 1 de l’Olympique Lyonnais pour la saison 2025/2026, a été et sera abondamment commentée par les journalistes sportifs, désireux de savoir si le septuple champion de France pourra présenter une équipe compétitive.
De grands changements s’opèrent dans la géostratégie du sport aujourd’hui, notamment avec l’arrivée de nouveaux acteurs ; l’Arabie Saoudite, l’Inde, l’Indonésie mais aussi des pays africains comme le Maroc, co-hôte de la Coupe du monde 2030, le Sénégal pays hôte des Jeux Olympiques de la Jeunesse 2026 ou l’Afrique du Sud, positionnée pour les Jeux Olympiques de 2040. Le sport est utilisé comme une arme politique et géopolitique, le plus souvent comme un instrument de « soft power », un levier de développement et un vecteur de communication et d’image positive.
La possibilité d’un retour précipité de Neymar au Brésil, après un passage éclair en Arabie Saoudite, est une déflagration. Elle révèle certaines des failles de la stratégie saoudienne. L’hypothèse même d’un départ met en lumière les limites de l’ambition démesurée de Mohammed Ben Salmane dans le ballon rond. Une ambition qui peine aujourd’hui à se concrétiser au-delà de l’obtention de la Coupe du monde 2034.
Quand Pierre de Coubertin a fondé l’Olympisme moderne, il se voulait fidèles aux valeurs telles qu’elles étaient exigées dans la Grèce Antique. Être un modèle pour chaque génération qui, suivant les exploits de leurs idoles, se comporteraient comme elles. “Avoir un corps sain dans un esprit sain ” tel que le définissait le poète latin Juvenal. Aujourd’hui, on en est loin, comme le souligne Jean-Baptiste Guégan, géopoliticien du Sport.
Nul n’est prophète en son pays. Les Anglais les plus intellectuellement honnêtes accepteront cet adage. Et de de voir également leur équipe nationale de football dirigée par Thomas Tuchel, un Allemand !… Devant une équipe de football anglaise aux multiples talents, il fallait un « coach » au talent à la hauteur. Qui, visiblement n’existait pas, en ce moment, ce qu’il fallait outre-Manche. Ce que souligne Guillaume Cerutti dans cette tribune, c’est que le nationalisme ou le chauvinisme n’ont pas leur place quand il s’agit de faire grandir ceux qui vous font confiance.