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La lecture des résultats des élections municipales a donné lieu à de multiples interprétations soulignant ainsi la difficulté de l'exercice. Entre les impressions un peu à la serpe et très pointillistes formulées dans le feu des soirées électorales et les analyses plus patientes construites sur les données exhaustives quelques semaines plus tard, on a pu observer des écarts d’analyses significatifs. Comment les transposer au prochain grand rendez-vous, la présidentielle de 2027 ? Grand spécialiste de la science électorale, Emmanuel Rivière regarde avec acuité les premiers chiffres de sondage parus dans La Tribune dimanche dernier. Déjà de quoi proposer aux lecteurs de Sans Doute une analyse originale.
Au moins un point semble faire consensus parmi les politistes c'est la tripartition du corps électoral. Les élections municipales ont ainsi fourni de nombreuses illustrations de la fragmentation de notre espace politique. Le second tour des élections municipales dans les 1.555 communes restant à pourvoir a donné lieu à 817 triangulaires, 166 quadrangulaires et 16 quinquangulaires. Dans un grand nombre de villes où autrefois forces de droite et de gauche se seraient rassemblées pour unir leurs forces dans un second tour devenu binaire, la tripolarisation de l’espace politique et la fragmentation de la gauche et du centre droit ont accouché de second tour très épars, et très ouverts.
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