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Le conflit avec l’Iran provoqué par l’aventurisme américain a déjà des conséquences majeures aujourd’hui économiques et demain stratégiques. Si les États-Unis pourraient être relativement épargnés en raison de leur statut de d’exportateur net d’énergie, il n’en est pas de même pour l’Asie et l’Europe, qui sont des importateurs nets. Mais c’est bien sur le plan stratégique que les États-Unis risquent d’en payer les conséquences. Une analyse à 360 degrés de notre contributeur Xavier Denis, installé à New York et qui suit l'actualité économique américaine pour les lecteurs de Sans Doute.
1. Les risques d’une crise qui menace de durer
Après six semaines de guerre dans le Golfe, le brouillard est loin d'avoir été dissipé. Il s’est plutôt épaissi avec les palinodies du Président Trump qui, réclamant l’ouverture du détroit d’Ormuz, s’est finalement décidé à mettre en place un blocus.
À l'occasion de ses réunions de printemps, le FMI a présenté la semaine dernière trois scénarios sur les conséquences économiques mondiales de la crise, avec une gradation dépendant de la durée du conflit
Premièrement, la hausse des prix des matières premières constitue un choc d'offre négatif typique, qui augmente les coûts des biens et services à forte intensité énergétique, perturbe les chaînes d'approvisionnement, fait grimper l'inflation globale et réduit le pouvoir d'achat.
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